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Lifestyle - Objets Et Histoire

Orage, ô désespoir !

Cyclone, hurricane, typhon... trois noms pour le même phénomène météorologique. En effet, la différence entre ces termes n'est pas scientifique mais bel et bien géographique. Le mot cyclone, du grec kuklos ou cercle, est utilisé dans le Pacifique Sud-Ouest et Est. Il est connu sous le nom de hurricane (dieu maya de la tempête) dans l'Atlantique Nord, le Pacifique Nord-Est et Sud-Ouest. Typhon, du chinois t'ai fung - « grand vent » - qui a donné l'arabe tufan, est utilisé dans le Sud-Est asiatique.
Quand ces tempêtes dépassent les 63 km/h, elles sont baptisées : Anna, Xyntia, José... Pourquoi ? Depuis que les transports sont influencés par les catastrophes naturelles, on a ressenti le besoin de donner aux cyclones tropicaux des noms faciles à mémoriser, afin de pouvoir communiquer avec des millions de personnes menacées et d'éviter toute confusion provenant de la présence d'autres phénomènes, parfois d'autres cyclones, dans la zone. Jusqu'au début du XXe siècle, les ouragans qui frappaient les îles espagnoles des Caraïbes étaient nommés selon le saint patron du jour. Au début du XXe siècle, les marins de la flotte américaine ont imaginé officialiser l'utilisation de l'alphabet phonétique pour les repérer. Cet alphabet était alors celui employé dans les services de transmission avec notamment : A comme Able, B comme Baker, C comme Charlie, etc. Mais de manière moins officielle, les marines ont rapidement pris l'habitude de les personnaliser. S'il faisait peu de dégâts, on lui attribuait rapidement le prénom de la « girl friend » de l'un, de l'épouse de l'autre, et c'est ainsi que l'usage des prénoms a commencé à se généraliser.
Cependant, à la fin des années 1970, il y eut un changement plus radical. En effet, les cyclones ont des comportements que certains jugent « capricieux », avec une façon « d'errer sans but », de « changer fréquemment d'avis », expressions jugées particulièrement désobligeantes par les mouvements féministes de l'époque qui ont alors obtenu que la liste des noms des cyclones tropicaux comprenne aussi des prénoms masculins. Et c'est ainsi que six listes ont été établies et sont reprises cycliquement tous les 6 ans. La liste de 2005 fut ainsi la même que celle de 1999 ; celle de 2006 reprend les prénoms de 1994 et 2000. Elle sera de nouveau utilisée en 2012.
Les listes prévoient 21 prénoms de A à W, les lettres Q et U n'étant jamais employées par manque de prénoms. L'année record 2005 a vu s'épuiser la liste avec Wilma. Il a donc fallu pour la toute première fois utiliser la procédure prévue dans un tel cas de figure : utiliser la liste de l'alphabet grec, ce qui a permis aux lettres Alpha et Bêta d'être des « prénoms » de cyclones en fin de saison... Toutefois, lorsqu'un cyclone a été très dévastateur, son nom est retiré de la liste et remplacé par un autre du même genre et débutant par la même lettre. Ainsi, en 2011, si une tempête doit prendre un nom commençant par un K, elle ne s'appellera plus Katerina mais Katia. Depuis 1954, 73 noms ont ainsi été retirés. C'est la pratique du centre de prévision cyclonique de Miami, mais il faut savoir que dans d'autres océans, les centres météo spécialisés utilisent parfois d'autres méthodes pour baptiser leurs cyclones.
Dans certaines régions, on utilise l'année et le rang du cyclone, tel 9025. En Europe, le système régit par l'Université libre de Berlin est un peu différent puisqu'il nomme à la fois les cyclones et les anticylones. Les années paires, une liste de noms de femmes désigne les cyclones tandis qu'une liste de noms d'hommes désigne les anticyclones et vice versa les années impaires. Une fois la liste épuisée, au lieu d'utiliser les noms grecs, l'université a trouvé un moyen pour financer ses travaux météorologiques. Elle propose aux fondus des vents d'adopter un cyclone à 199 euros et 299 euros pour un anticyclone, question de rentrer dans l'histoire. Ne serait-il pas mieux d'y rentrer moins orageusememt ?

Sources principales : ouragan.com, alertes-meteo.com, futura-sciences.com, la croix.com
Cyclone, hurricane, typhon... trois noms pour le même phénomène météorologique. En effet, la différence entre ces termes n'est pas scientifique mais bel et bien géographique. Le mot cyclone, du grec kuklos ou cercle, est utilisé dans le Pacifique Sud-Ouest et Est. Il est connu sous le nom de hurricane (dieu maya de la tempête) dans l'Atlantique Nord, le Pacifique Nord-Est et Sud-Ouest. Typhon, du chinois t'ai fung - « grand vent » - qui a donné l'arabe tufan, est utilisé dans le Sud-Est asiatique.Quand ces tempêtes dépassent les 63 km/h, elles sont baptisées : Anna, Xyntia, José... Pourquoi ? Depuis que les transports sont influencés par les catastrophes naturelles, on a ressenti le besoin de donner aux...
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