Illustration L'Orient-Le Jour

Partir, changer, se réinventer… Souvent, ces mots sonnent comme une sorte de renoncement. Il y aurait la vie d’avant et celle d’après, dans laquelle il ne faudrait rien emporter du passé. « Faire table rase », « repartir d’une page blanche »... Les expressions à ce sujet ne manquent pas.
Et puis il y a ceux qui avancent, sans renoncer, sans effacer. Comme la poète gazaouie exilée Nour Elassy, ce couple de fromagers libanais désormais établi dans l’Oise, et même les Salons du livre à Beyrouth… Tous se sont transformés en faisant du passé leur force.
À l’approche du week-end, je vous invite à les découvrir, ainsi que des interviews et un retour, en présence de l’artiste Simone Fattal, sur son parcours et sa vie.
Bonne lecture !


Les Salons du livre ouvrent enfin à Beyrouth un nouveau chapitre sous un même toit

Du 9 au 18 octobre 2026, la 67e édition du Salon arabe et international du livre de Beyrouth accueillera ainsi au Seaside Arena la quatrième édition de Beyrouth Livres. Mais longtemps répartis entre plusieurs rendez-vous, éditeurs arabophones et francophones partageront cette année un même espace à Beyrouth. Un rapprochement qui pourrait donner davantage de visibilité à un secteur fragilisé. Maya Ghandour Hert vous en parle.

Après Gaza, Nour Elassy, une renaissance en poésie

Nour Elassy, poétesse palestinienne, publie ses poèmes écrits alors qu’elle est déplacée à Deir el-Balah pendant la guerre. Remarquée puis accueillie en France, elle raconte désormais l’exil, la guerre et les ruines de cette maison dont « Gaza a gardé la clé », dans une prose qui responsabilise. Clara Hage dresse son portrait.

Une laiterie libanaise fait revivre les saveurs de la Békaa à soixante kilomètres de paris

Dès leurs premières dégustations, plusieurs clients libanais ont dit avoir retrouvé « le goût du Liban. » Devenu slogan de la laiterie Al Beqaa, dans l'Oise, cette phrase s'est surtout mue en engagement pour Rami et Maka Mimassi, qui fournissent désormais aussi bien des épiceries que des tables gastronomiques. Valentine Lemaire s'est rendue sur place.

Sayyid El Alami, espoir du cinéma : Il a fallu du temps pour que les enfants d’immigrés s’assument

Découvert en pleine pandémie dans la série « Messiah » sur Netflix, l’acteur franco-marocain Sayyid El Alami s’est depuis illustré dans des rôles et projets engagés, jusqu’à décrocher une nomination aux César avec le très acclamé « La Pampa » d’Antoine Chevrollier. Karl Richa s’est entretenu avec l’une des promesses du septième art.

La Libanaise Simone Fattal face à « sa vie de A à Z » au Musée d’art moderne de Paris

Au lendemain de l’ouverture de « Des villes au fond d’un lac », l’ample rétrospective que le Musée d’art moderne de Paris consacre à plus d’un demi-siècle de son travail, Simone Fattal nous reçoit rue Madame, dans l’appartement parisien qu’elle a partagé pendant des décennies avec Etel Adnan, sa compagne et interlocutrice de presque toute une vie. Retour, avec l’artiste, sur son œuvre au fil des souvenirs qu’elle ravive. L'article de Gilles Khoury.

« Si je ne suis pas libanaise, je n’existe pas » : Nayla Nicolas, radiologue et lauréate du prix Jacques Lefebvre

Sa méthode avait d’abord laissé certains de ses confrères sceptiques, avant de finalement faire ses preuves. Employée à l’Institut Curie à Paris, la Libanaise Nayla Nicolas a été récompensée pour avoir mis au point un système de critères cliniques et radiologiques permettant d'accélérer le diagnostic pour les enfants atteints d’un cancer, une prouesse qui séduit déjà à l'international. Elle a parlé de son parcours à Zeina Antonios.

Anis Rahal, fondateur de XFOLIO : Tout le monde sous-estime les informaticiens libanais

Quinze ans après avoir lancé sa première start-up, revendue pour 38 millions de dollars, l’entrepreneur franco-libanais Anis Rahal remet le couvert avec un nouveau projet dans la fintech. À cette occasion, il répond aux questions de Philippe Hage Boutros.