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Culture - Entretien

Sayyid El Alami, espoir du cinéma : Il a fallu du temps pour que les enfants d’immigrés s’assument

Découvert en pleine pandémie dans la série « Messiah » sur Netflix, l’acteur franco-marocain s’est depuis illustré dans des rôles et projets engagés, jusqu’à décrocher une nomination aux César avec le très acclamé « La Pampa » d’Antoine Chevrollier. « L’Orient-Le Jour » s’est entretenu avec l’une des promesses du septième art.

Sayyid El Alami, espoir du cinéma : Il a fallu du temps pour que les enfants d’immigrés s’assument

Le comédien franco-marocain Sayyid El Alami, en 2026. Photo Yonathan Griffon

Il sort tout juste d’une projection en short, tee-shirt et baskets. Membre du jury de la Révélation du dernier Festival de Deauville, il enchaîne alors les rendez-vous avec clope et sourire. À vingt-huit ans, Sayyid El Alami s’impose doucement, prend de la place calmement, fait parler de lui humblement. Après une apparition dans Zombi Child (2019) de Bertrand Bonello, il se retrouve catapulté en Californie en pleine ère covidée, tête d’affiche de Messiah (2020), une superproduction Netflix, lui qui n’avait suivi que quelques cours d’impro. Premier jour de tournage : sa mère à l’écran meurt dans ses bras, sous l’œil de trois cents figurants et d’une nuée de drones. Le baptême du feu est brutal, mais réussi.La pandémie le ramène à Paris, où Antoine Chevrollier lui confie le soin d’interpréter Malik Oussekine, étudiant tué sous les coups de...
Il sort tout juste d’une projection en short, tee-shirt et baskets. Membre du jury de la Révélation du dernier Festival de Deauville, il enchaîne alors les rendez-vous avec clope et sourire. À vingt-huit ans, Sayyid El Alami s’impose doucement, prend de la place calmement, fait parler de lui humblement. Après une apparition dans Zombi Child (2019) de Bertrand Bonello, il se retrouve catapulté en Californie en pleine ère covidée, tête d’affiche de Messiah (2020), une superproduction Netflix, lui qui n’avait suivi que quelques cours d’impro. Premier jour de tournage : sa mère à l’écran meurt dans ses bras, sous l’œil de trois cents figurants et d’une nuée de drones. Le baptême du feu est brutal, mais réussi.La pandémie le ramène à Paris, où Antoine Chevrollier lui confie le soin d’interpréter Malik...
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