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Culture - Rencontre

La Libanaise Simone Fattal face à « sa vie de A à Z » au Musée d’art moderne de Paris

À l’occasion de cette importante rétrospective, « L’Orient-Le Jour » parcourt avec l’artiste son œuvre au fil des souvenirs qu’elle ravive : Beyrouth, Etel Adnan, la guerre, la Californie, l’édition, la terre… Autant de vies réunies en une seule.


La Libanaise Simone Fattal face à « sa vie de A à Z » au Musée d’art moderne de Paris

Simone Fattal chez elle, rue Madame à Paris, dans l’appartement qu’elle a partagé avec Etel Adnan. Photo Christophe Beauregard

Au lendemain de l’ouverture de « Des villes au fond d’un lac », l’ample rétrospective que le Musée d’art moderne de Paris consacre à plus d’un demi-siècle de son travail, Simone Fattal nous reçoit rue Madame, dans l’appartement parisien qu’elle a partagé pendant des décennies avec Etel Adnan, sa compagne et interlocutrice de presque toute une vie. À quelques heures de distance, l’artiste vient de quitter des salles où une centaine de peintures, sculptures, céramiques, collages, photographies et livres, dispersés jusque-là entre collections et pays, ont été rassemblés autour d’elle. Pour le visiteur, ils composent une œuvre. Pour Fattal, ils conservent aussi autre chose : des appartements, des ateliers, des départs, des guerres, des rencontres, des gestes dont elle seule connaît encore les circonstances. Quand on lui demande ce qu’elle a...
Au lendemain de l’ouverture de « Des villes au fond d’un lac », l’ample rétrospective que le Musée d’art moderne de Paris consacre à plus d’un demi-siècle de son travail, Simone Fattal nous reçoit rue Madame, dans l’appartement parisien qu’elle a partagé pendant des décennies avec Etel Adnan, sa compagne et interlocutrice de presque toute une vie. À quelques heures de distance, l’artiste vient de quitter des salles où une centaine de peintures, sculptures, céramiques, collages, photographies et livres, dispersés jusque-là entre collections et pays, ont été rassemblés autour d’elle. Pour le visiteur, ils composent une œuvre. Pour Fattal, ils conservent aussi autre chose : des appartements, des ateliers, des départs, des guerres, des rencontres, des gestes dont elle seule connaît encore les...
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