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Politique - Grand Angle

L’armée libanaise peut-elle réellement désarmer le Hezbollah ?

Malgré ses maigres capacités, certains estiment que la troupe dispose d’une marge de manœuvre. Mais son histoire est celle d’une institution prudente, méfiante de la politique.

L’armée libanaise peut-elle réellement désarmer le Hezbollah ?

Un soldat libanais lors d’un déploiement à Nabatiyé, au Liban-Sud, devant un portrait géant de Imad Moghniyé, ancien chef militaire du Hezbollah, le 8 septembre 2026. Photo Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour

Ne demandez pas à l’armée libanaise de recourir à la force pour désarmer le Hezbollah. Elle vous répondra par ses craintes d’une « guerre civile », celle-là même dont on entend parler tous les quelques mois, qui ferait le jeu d’Israël et condamnerait le pays. La prudence de l’institution militaire a de nombreux antécédents dans l’histoire… au point de devenir une maxime. Pourtant, conformément aux décisions du gouvernement, l’armée est chargée depuis plus d’un an de démanteler les infrastructures du groupe et de confisquer son arsenal. Et elle a été de nouveau mobilisée en ce sens par le gouvernement le 2 mars, dans la foulée de la guerre de soutien à l’Iran. De quoi faire monter la tension entre le commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, qui se fie à la « réalité libanaise », et le Premier ministre Nawaf Salam, fidèle aux engagements du...
Ne demandez pas à l’armée libanaise de recourir à la force pour désarmer le Hezbollah. Elle vous répondra par ses craintes d’une « guerre civile », celle-là même dont on entend parler tous les quelques mois, qui ferait le jeu d’Israël et condamnerait le pays. La prudence de l’institution militaire a de nombreux antécédents dans l’histoire… au point de devenir une maxime. Pourtant, conformément aux décisions du gouvernement, l’armée est chargée depuis plus d’un an de démanteler les infrastructures du groupe et de confisquer son arsenal. Et elle a été de nouveau mobilisée en ce sens par le gouvernement le 2 mars, dans la foulée de la guerre de soutien à l’Iran. De quoi faire monter la tension entre le commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, qui se fie à la « réalité libanaise », et le Premier...
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