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Politique - Accord-Cadre Avec Israël

De retour de Washington, Aoun reçoit le soutien d'élus et de ministres, qui misent sur les retombées de sa visite


De retour de Washington, Aoun reçoit le soutien d'élus et de ministres, qui misent sur les retombées de sa visite

Le président Joseph Aoun prononce un discours à l'ambassade du Liban à Washington. Photo X/Présidence libanaise

Alors que le président Joseph Aoun et la Première dame, Neemat Aoun, sont rentrés mercredi soir des États-Unis, où le chef de l'État s'est entretenu avec son homologue américain Donald Trump afin de consolider l'accord-cadre entre Beyrouth et Tel-Aviv et d'obtenir un retrait israélien des territoires occupés, plusieurs hauts responsables et élus ont salué sa démarche et ses potentielles retombées. Le Hezbollah a, lui, qualifié la visite d'« échec », accusant dans le même temps les autorités d'engager le Liban « dans une voie sans issue marquée par des concessions successives » qui portent atteinte « à la souveraineté de l'État » et traduisent « sa dépendance et sa soumission à la tutelle étrangère ».

Dans un message publié sur X, le député sunnite de Tripoli, Achraf Rifi, s'est félicité de la visite de M. Aoun à Washington ainsi que de celle du Premier ministre Nawaf Salam, mercredi, au Liban-Sud — où il a planté un drapeau libanais dans l'une des zones pilotes où l'armée libanaise doit commencer à désarmer le Hezbollah, comme le prévoit l'accord-cadre —, les qualifiant de « point de départ d'une démarche nationale visant à restaurer la souveraineté du Liban et son rôle au sein du concert des nations ».

Achraf Rifi a souligné que l'objectif devait être « le retrait total d'Israël de l'ensemble du territoire libanais, le démantèlement de l'arsenal iranien au Liban et le déploiement de l'armée libanaise le long de la Ligne bleue, afin qu'elle soit la seule garante de la souveraineté et de la sécurité ».

Le président du Parlement, Nabih Berry, a, lui, appelé M. Aoun pour lui souhaiter un bon retour après sa visite à Washington, avant de recevoir l'ex-député du Courant patriotique libre et président de la commission des Finances, Ibrahim Kanaan. Celui-ci a estimé que toutes les forces politiques devaient œuvrer à atteindre les objectifs de la visite du chef de l'État, à savoir « mettre fin à la guerre, assurer le retrait des forces israéliennes, réaffirmer la souveraineté du Liban et soutenir l'armée libanaise ».

Berry aligné sur Aoun, selon Hajjar

Plusieurs ministres du gouvernement Salam sont également montés au créneau.

Le ministre de l'Intérieur, Ahmad Hajjar, a estimé, lors d'un entretien accordé à Télé Liban mercredi soir, que la visite à Washington s'inscrivait dans le cadre d'efforts coordonnés entre le président Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berry afin d'aider le Liban à se relever de la guerre.

« Les réunions à Washington devraient aboutir à une réelle pression américaine sur Israël en vue d'atteindre cet objectif », a affirmé M. Hajjar, faisant référence aux démarches visant à obtenir le retrait israélien du Liban-Sud. M. Hajjar a également indiqué que Nabih Berry soutenait les efforts visant à obtenir le retrait israélien et le déploiement de l'armée libanaise dans le Sud, précisant que sa position était alignée sur celle du président Aoun. Jusqu'ici, le président du Parlement et allié du Hezbollah avait affiché une position hostile aux négociations directes avec Israël.

De son côté, le ministre de l'Agriculture, Nizar Hani, a qualifié la visite du président Aoun à Washington d'étape « positive ». « Nous avons constaté la grande attention dont a bénéficié le président libanais ainsi que l'atmosphère positive qui a prévalu », a déclaré M. Hani. Le ministre a ajouté que le Liban commençait à observer des résultats sur le terrain, précisant que « tout le monde attend un retrait israélien d'envergure et l'arrêt des actions destructrices dans le Sud », tout en espérant que le processus s'accélérerait dans les jours et les semaines à venir.

Dans des propos rapportés jeudi par l'Ani, le ministre de l'Information, Paul Morcos, a déclaré que la visite de M. Aoun avait conforté l'autorité de l'État libanais et renforcé la reconnaissance internationale de son rôle dans les décisions concernant le pays et pourrait ouvrir la voie à un engagement américain accru en faveur du Liban, notamment par le biais d'une éventuelle conférence d'aide au pays et d'investissements américains plus importants.

Alors que le président Joseph Aoun et la Première dame, Neemat Aoun, sont rentrés mercredi soir des États-Unis, où le chef de l'État s'est entretenu avec son homologue américain Donald Trump afin de consolider l'accord-cadre entre Beyrouth et Tel-Aviv et d'obtenir un retrait israélien des territoires occupés, plusieurs hauts responsables et élus ont salué sa démarche et ses potentielles retombées. Le Hezbollah a, lui, qualifié la visite d'« échec », accusant dans le même temps les autorités d'engager le Liban « dans une voie sans issue marquée par des concessions successives » qui portent atteinte « à la souveraineté de l'État » et traduisent « sa dépendance et sa soumission à la tutelle étrangère ».Dans un message publié sur X, le député sunnite de Tripoli, Achraf Rifi,...
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