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Lifestyle - Photo-Roman

Notre relation toxique avec le Liban

De toute éternité, le pays nous a donné toutes les raisons du monde pour couper le cordon et l’oublier. Et pourtant, comme nos parents et leurs parents avant eux, nous ne cessons de trouver toutes les excuses du monde pour continuer de l’aimer.

Notre relation toxique avec le Liban

Photo Gilles Khoury

Un déluge de larmes se déverse de ses yeux. Son corps en entier est secoué de sanglots. La veille, B. a croisé son ex dans la rue. Cinq mois qu’elle ne l’avait plus revu, qu’elle n’avait plus aucune nouvelle de lui. En mai, elle avait enfin pris la décision de le quitter, au bout de dix tentatives échouées. « Cette fois, c’est fini. Cette fois, c’est la bonne, plus de marche arrière, plus de rechute », nous avait-elle juré ce jour-là. Et comme ça, au fil des semaines, son cœur avait commencé à se réparer. B. ne se réveillait plus avec le poids du monde sur la poitrine et du brouillard plein la tête. Elle ne pleurait plus sans raison, dans le métro, au supermarché, en plein rendez-vous de travail ou en cachette dans les toilettes.Au fil des semaines, elle avait retrouvé l’appétit et réappris cette chose si simple, mais qui était toutefois...
Un déluge de larmes se déverse de ses yeux. Son corps en entier est secoué de sanglots. La veille, B. a croisé son ex dans la rue. Cinq mois qu’elle ne l’avait plus revu, qu’elle n’avait plus aucune nouvelle de lui. En mai, elle avait enfin pris la décision de le quitter, au bout de dix tentatives échouées. « Cette fois, c’est fini. Cette fois, c’est la bonne, plus de marche arrière, plus de rechute », nous avait-elle juré ce jour-là. Et comme ça, au fil des semaines, son cœur avait commencé à se réparer. B. ne se réveillait plus avec le poids du monde sur la poitrine et du brouillard plein la tête. Elle ne pleurait plus sans raison, dans le métro, au supermarché, en plein rendez-vous de travail ou en cachette dans les toilettes.Au fil des semaines, elle avait retrouvé l’appétit et réappris cette...
commentaires (4)

Peut-être que ce n’est pas seulement une dépendance, mais une forme d’amour lucide. Le Liban(ais) nous déçoit, nous blesse, et pourtant quelque chose en nous refuse d’abandonner. Ce n’est pas de la naïveté, c’est une forme de résistance. Entre nostalgie et résignation, nous restons "samidoun", comme on dit en arabe, cette fidélité à la vie, à la beauté qui persiste malgré tout. Le Liban ne nous guérit pas ; il nous façonne. À nous de le guérir.

Fée Espoir

15 h 10, le 20 octobre 2025

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Commentaires (4)

  • Peut-être que ce n’est pas seulement une dépendance, mais une forme d’amour lucide. Le Liban(ais) nous déçoit, nous blesse, et pourtant quelque chose en nous refuse d’abandonner. Ce n’est pas de la naïveté, c’est une forme de résistance. Entre nostalgie et résignation, nous restons "samidoun", comme on dit en arabe, cette fidélité à la vie, à la beauté qui persiste malgré tout. Le Liban ne nous guérit pas ; il nous façonne. À nous de le guérir.

    Fée Espoir

    15 h 10, le 20 octobre 2025

  • Le libanais de l'exil se melange difficilement a la societe d'un pays d'exil, lui faut bcp bcp de temps pour se faire aux difficultes naturelles, n'arrive pas a s'y adapter, ttes ces difficultes le rend bcp, bcp plus attache-rattache- a son pays d'origine. Ce sera la 2e generation d'exiles qui reussiront a couper ce cordon somme tte nefaste pour lui.

    L’acidulé

    10 h 04, le 20 octobre 2025

  • Insupportable mais indispensable Liban !

    otayek rene

    09 h 48, le 20 octobre 2025

  • Reprendre le texte en remplaçant Liban par libanais serait interessant et peut-être même instructif…

    ABDO-HANNA Nicolas

    06 h 06, le 20 octobre 2025

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