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Il y a ceux qui rient, et ceux qui font autre chose

Chère lectrice, cher lecteur,

Il y a ceux qui rient – Bassem Youssef, Mo Amer, Shaden Fakih – parce qu’il n’y a plus que ça à faire quand le monde s’effondre en direct. Ils rient avec la précision d’un scalpel, taillent dans le réel, révèlent la bête sous le vernis. Le rire, ici, n’est pas un refuge : c’est une arme blanche.

Et puis, il y a ceux qui ne rient pas. Yasmine Hamdan, toujours en avance d’une révolution ; Sepideh Farsi, qui filme la mort comme on rend hommage à la vie ; Dany Chaccour, qui transforme ses restaurants en galeries d’art pour résister au vide culturel ; Karen Wazen, qui exhibe un Liban possible, malgré tout.

Entre les deux mondes, Paul Rondin rappelle que la langue française est plurielle, vivante, faite de voix qui refusent de se taire.

Alors oui, il y a ceux qui rient, et ceux qui, autrement, tiennent encore debout.

Parce que rire ou créer, ici, c’est toujours une manière de dire : on est encore là.

Bonne lecture !

Maya Ghandour Hert

Cheffe du service culturel 

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