Un Boeing 737 de Flydubai sur le tarmac de l'aéroport international de Dubaï, le 22 novembre 2023. Photo d'archives Giuseppe Cacace/AFP
Un vol de la compagnie émiratie Flydubai, qui devait relier Dubaï à Tel-Aviv, avec à son bord des dizaines d'Israéliens, a envoyé des signaux d'alerte contradictoires, pour finalement atterrir dans un aéroport régional à Tabuk, en Arabie saoudite. Si l'incident a fait craindre un détournement, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a rapidement affirmé qu'il ne s'agissait pas d'un « enlèvement ».
L'alerte avait été donnée par le site de suivi en ligne flightradar24, selon lequel le vol FZ109373 avait émis un signal d'alerte « 7700 » (pour une urgence générale), ensuite modifié en 7500 (interférence illégale), puis à nouveau « 7700 ». Selon des responsables israéliens cités par le Haaretz, le signal a été émis « à la suite d’une altercation physique entre les pilotes de l’appareil. »
L’armée de l’air israélienne a dépêché des avions de chasse en réaction à l’incident, ajoute le Haaretz et l'appareil, un Boeing 737 MAX 8, a finalement atterri à l’aéroport de Tabuk, situé dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite. Benjamin Netanyahu et le ministre israélien de la Défense Israel Katz participent à une réunion de sécurité consacrée à l’incident, qui intervient au lendemain de déclarations de M. Netanyahu selon lesquelles il existait des « indices » que des ennemis d'Israël pourraient mener des attaques contre le pays avant les élections législatives prévues fin octobre. L’armée israélienne a, elle, indiqué que son chef d’état-major Eyal Zamir, avait procédé à une évaluation de la situation avec le commandant de l’armée de l’air et de hauts responsables militaires.