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Liban - point actu

Le point à 13h : l'Iran a reçu une réponse officielle de Washington à son offre pour Ormuz ; incident à bord d'un vol Dubaï-Tel-Aviv ; grève des fonctionnaires au Liban

Des suites diplomatiques entre l'Iran et les Etats-Unis autour de la réouverture du détroit d'Ormuz, au démenti du Hezbollah après l'arrestation d'une cellule qui lui serait liée et préparait des attaques depuis la Syrie : retrouvez ici l'essentiel de l'actualité, dans le monde et au Liban.

Le point à 13h : l'Iran a reçu une réponse officielle de Washington à son offre pour Ormuz ; incident à bord d'un vol Dubaï-Tel-Aviv ; grève des fonctionnaires au Liban

Des Iraniens passent devant des missiles Zolfaghar de fabrication iranienne exposés aux côtés d'un grand portrait du guide suprême de l'Iran, Mojtaba Khamenei, sur la place Baharestan à Téhéran, le 28 septembre 2026. Photo Atta Kenare / AFP

L'info du jour

L'Iran a reçu une réponse formelle des États-Unis à sa dernière offre pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a rapporté mercredi le gouvernement cité par un média d'Etat, sans en préciser le contenu. « Aujourd'hui en Conseil des ministres, la proposition de la partie américaine a été présentée au président Massoud Pezeshkian par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi », a déclaré à l'agence officielle Irna la porte-parole du gouvernement Fatemeh Mohajerani.

Après plus de sept mois de conflit et d'impasse diplomatique, les discussions indirectes ont repris la semaine dernière entre Américains et Iraniens en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, mais leur issue reste très incertaine. L'Iran dit avoir présenté sept conditions pour mettre fin aux hostilités et rouvrir le stratégique détroit d'Ormuz, principal point d'achoppement dans la guerre. Toutes ne sont pas connues publiquement mais Téhéran exige notamment la cessation des hostilités sur tous les fronts au Moyen-Orient - y compris au Liban, où Israël affronte le Hezbollah ; le dégel de ses avoirs détenus à l'étranger ; la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi que la fin du blocus américain.

Pourquoi c'est important

L'Iran a verrouillé le détroit d'Ormuz après le déclenchement de la guerre par Israël et les États-Unis fin février. Washington a riposté plusieurs mois plus tard en instaurant son propre blocus des ports iraniens, qui pénalise les exportations de brut par Téhéran. La fermeture d'Ormuz a affecté le commerce à l'échelle internationale et fait flamber les prix des carburants.

Sur le terrain, une accalmie a été observée ces dernières semaines : les États-Unis n'ont pas frappé l'Iran depuis le 1er septembre, même si des navires sont régulièrement pris pour cible dans le détroit d'Ormuz. Les États-Unis ont toutefois renforcé leur guerre économique contre l'Iran, plaçant sous sanctions l'ensemble des compagnies aériennes iraniennes et jurant d'être intraitables à l'égard des entreprises étrangères qui leur prêteraient assistance.

Ce sur quoi garder un oeil

Un vol de la compagnie émiratie FlyDubai, qui devait relier Dubaï à Tel-Aviv, avec à son bord environ 180 Israéliens, a envoyé des signaux d'alerte contradictoires et finalement atterri dans un aéroport régional du nord-ouest de l'Arabie saoudite, faisant brièvement craindre qu'il avait été détourné. Selon des informations de la presse israélienne, l'incident est dû à une bagarre entre le pilote et le co-pilote de l'appareil, au cours de laquelle plusieurs signaux d'alerte contradictoires ont été envoyés. L'incident a eu lieu dans un contexte tendu, en pleine guerre au Moyen-Orient, non seulement en plein conflit régional, mais aussi à l'approche de législatives en Israël en octobre, alors que les autorités israéliennes ont plusieurs fois fait état d'un risque accru pour le pays, M. Netanyahu évoquant mardi des « indices » sur de possibles attaques avant le scrutin.

Retrouvez ici les informations disponibles sur cet incident.

Dans le reste de l'actualité

  • Au Liban-Sud, un drone de l'armée israélienne a frappé mercredi matin Nabatiyé el-Faouqa, faisant quatre blessés, parmi lesquels un soldat libanais grièvement touché, selon un communiqué de l'armée. Cet incident intervient après une nuit agitée au Liban-Sud où les forces israéliennes ont poursuivi leurs bombardements et dynamitages.
  • Le Pentagone a annoncé la fin officielle de la mission de la coalition antijihadiste déployée depuis 12 ans en Irak et dirigée par les Etats-Unis. La coalition menée par les Etats-Unis achève sa mission mercredi, après avoir débarrassé le pays des jihadistes mais en le laissant en proie à des tensions internes. Les forces de la coalition avaient été déployées en Irak et en Syrie en 2014 pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI), qui s'était emparé de vastes pans de territoire dans les deux pays et y avait commis des atrocités.
  • Les autorités syriennes ont annoncé hier soir avoir arrêté dans la province de Deraa, dans le sud du pays près du plateau du Golan occupé par Israël, trois membres d'une cellule « affiliée au Hezbollah » qui projetait selon elles des attaques, notamment des tirs de roquettes. Le parti chiite libanais a démenti mercredi tout lien avec cette cellule, dénonçant des allégations qui pourraient provenir d'Israël pour semer le trouble entre le Liban et la Syrie.
  • La grève des fonctionnaires se poursuit aujourd'hui et demain au Liban. La Ligue des employés de la fonction publique devrait maintenir aussi la fermeture des administrations publiques chaque vendredi, afin de réclamer une hausse des indemnités de transport. Le Sérail de Saïda était fermé mercredi, selon des informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Les employés se sont rendus sur place pour s'occuper des travaux les plus urgents, mais sans recevoir de civils. Des enseignants contractuels de l'Université libanaise ont de nouveau manifesté aujourd'hui devant le ministère de l'Education, pour appeler à être cadrés.
  • Un responsable saoudien a démenti auprès de l'AFP la présence de représentants du royaume à une réunion dimanche à Abou Dhabi entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président des Émirats arabes unis Mohammad ben Zayed.

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L'info du jour L'Iran a reçu une réponse formelle des États-Unis à sa dernière offre pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a rapporté mercredi le gouvernement cité par un média d'Etat, sans en préciser le contenu. « Aujourd'hui en Conseil des ministres, la proposition de la partie américaine a été présentée au président Massoud Pezeshkian par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi », a déclaré à l'agence officielle Irna la porte-parole du gouvernement Fatemeh Mohajerani.Après plus de sept mois de conflit et d'impasse diplomatique, les discussions indirectes ont repris la semaine dernière entre Américains et Iraniens en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, mais leur issue reste très incertaine. L'Iran dit avoir présenté sept conditions pour mettre...
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