Quand et comment, deux adverbes interrogatifs intriguent chaque Libanais à son réveil ou au moment de dormir. Il essaie de trouver des réponses à des questions qui l’obsèdent jour et nuit et qui demeurent souvent inexplicables.
Commençons par notre politique locale, quand et comment notre gouvernement pourra ramasser les armes illégales, donner de l’espoir pour une fois à l’avenir du pays pour faire revivre l’armée libanaise des années 1960, où elle était la seule force de frappe. On la veut redevenir plus forte pour étouffer tout complot dans l’œuf, arrêter les criminels et les trafiquants de drogue, sans distinguer entre religion ou confession.
Et qui dit confession dit fonctions publiques ou ce rêve de laïcité pour l’emploi, comment pourra-t-il se concrétiser un jour ? Oui, toute personne a le droit de se demander quand on aura un jour l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, indépendamment de sa confession, pour bien achever son devoir sans aucune intervention des politiciens. Quand on aura des juges intègres loin des influences des politiciens et parlementaires pour bien trancher et juger ?
Des parlementaires divisés déjà avant quelques mois pour élire un nouveau Parlement. Certains, au nom du changement, veulent à tout prix de nouveaux visages reflétant le nouveau Liban libre, et d’autres préfèrent rester un an de plus, et inventent mille et une excuses. Comment ce feuilleton mascarade va se terminer ? À suivre.
Côté social aussi, six ans depuis la révolution de 2019, ce dossier épineux des banques tourne en rond. Nous avons pourtant un nouveau gouverneur, de nouveaux ministres, là aussi quand et comment nos responsables oseront dire toute la vérité aux déposants.
Enfin, dame électricité, dame eau, dame cherté de vie, quand et comment chers responsables, vous allez monter sur scène pour rassurer les Libanais que bâtir de nouvelles usines ou barrages ne sont pas impossibles au XXIe siècle.
Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

