Les timbres fiscaux physiques, initialement destinés à régler des droits administratifs, sont devenus un peu partout dans le monde des objets recherchés par les collectionneurs.
Ce sont donc les timbres fiscaux électroniques qui ont été adoptés pour la continuité du processus de dématérialisation pour simplifier et optimiser les procédures administratives.
Chez nous, c’est la foire totale. Ni les timbres fiscaux n’ont disparu de la circulation ni les timbres électroniques ne sont adoptés dans toutes les administrations publiques.
En plus, il faut faire une longue file : à titre d’exemple, au ministère des Finances, il vous faut deux heures au moins pour pouvoir obtenir ce tampon magique à glisser sur votre papier. Bien sûr si vous êtes chanceux, car si l’encre n’est plus valable, ou la machine ne fonctionne plus depuis la veille, ou le fonctionnaire est de mauvaise humeur, vous devez retourner une seconde fois.
Là, on se demande à quand le citoyen libanais devra encore attendre, dans ce monde où tout peut se régler par téléphone pour pouvoir payer impôts et taxes, et obtenir diverses formalités par un courriel ; quand viendra ce jour où on n’aura plus besoin de se déplacer, attendre des heures pour une formalité qui ne dure que quelques secondes si elle devient électronique.
Oui, avouons avec honte que nos administrations sont pourries. Comment voulez-vous qu’un fonctionnaire avec une chaise cassée, ou un ventilateur des années 1980 qui agonise, puisse donner un bon rendement à son emploi ?
Enfin, n’est-il pas grand temps d’annuler ces timbres physiques qui n’ont pas pu être à jour avec l’inflation galopante de la livre libanaise, et de les remplacer par un timbre électronique, payable avec le coût de la formalité ? À bon entendeur salut.
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