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Moyen-Orient - Dans La Presse

Israël aurait dit « oui » à la proposition de Trump pour un cessez-le-feu Gaza, selon Saar

Le bref plan de trêve américain, formulé en cinq points, a été transmis au Hamas par des médiateurs au cours du week-end.

Israël aurait dit « oui » à la proposition de Trump pour un cessez-le-feu Gaza, selon Saar

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, signant un Livre d'or avant de rencontrer le Premier ministre croate Andrej Plenkovic au siège du gouvernement à Zagreb, le 9 septembre 2025. Photo Damir Sencar/AFP

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a déclaré mardi lors d’une conférence de presse en Croatie qu’Israël avait accepté la proposition rédigée par le président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza.

« La guerre à Gaza peut se terminer demain », a déclaré Saar selon les médias israéliens. « Le président Trump l’a dit très clairement il y a deux jours. Nous n’avons que deux demandes simples : le retour des otages et le désarmement du Hamas. », a-t-il ajouté. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n’a quant à lui pas encore commenté publiquement cette question.

« Dernière offre »

Donald Trump a envoyé dimanche au Hamas une proposition d'accord intitulé « La proposition principale » et comprenant 100 mots. Cet ultimatum a été qualifié de « dernière offre » faite au mouvement palestinien par l’administration américaine. « Nous sommes prêts à accepter un accord qui mettrait fin à cette guerre, sur la base de la décision du cabinet », a ajouté Saar en Croatie, précisant que les deux conditions posées par Tel-Aviv étaient « la libération de tous les otages israéliens et le désarmement du Hamas ».

Le désarmement du Hamas « garantit un meilleur avenir pour les Gazaouis, pour les Palestiniens qui y vivent », a-t-il estimé, qualifiant le mouvement islamiste de « problème pour les Palestiniens et pour la région ». « Les Israéliens et les Palestiniens ont assez souffert. Tant que ces États terroristes existeront, tant que le Hamas restera au pouvoir, la souffrance des deux côtés ne prendra pas fin », a-t-il poursuivi.

Mardi matin, Israël a ordonné l’évacuation de près d’un million de Palestiniens de Gaza-Ville et a déjà rasé plus de 50 immeubles résidentiels depuis dimanche, en préparation de l’opération visant à prendre le contrôle de la ville — un plan qui suscite une forte opposition, en Israël comme à l’international.

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Le plan de Trump stipule que dans les 48 heures suivant son entrée en vigueur, le Hamas et les autres factions armées de Gaza libéreraient tous les captifs israéliens, vivants ou morts, et qu’en retour, Israël libérerait dans le même délai « des prisonniers palestiniens condamnés à perpétuité et des détenus de Gaza » en nombre « conforme aux libérations précédentes ».

« Un cessez-le-feu entrera en vigueur dès la mise en œuvre, pour une durée de 60 jours ou jusqu’à la conclusion des négociations », précise le texte. « Le président Trump garantira que les parties négocieront de bonne foi jusqu’à ce qu’un accord soit atteint. » Lors de précédents cycles de négociations, le Hamas avait demandé des garanties de Trump — y compris, à un moment donné, une poignée de main directe entre l’émissaire de la Maison Blanche Steve Witkoff et un haut responsable du Hamas — pour s’assurer qu’Israël respecterait sa part de l’accord.

Clause qualifiée de « piège » par le Hamas

Selon Trump, les questions à négocier une fois les hostilités arrêtées incluent : « la définition du Hamas, la définition du désarmement, la formation d’un nouveau gouvernement, le retrait des forces israéliennes lors de la formation du gouvernement ou à la conclusion des négociations, et l’amnistie pour les membres du Hamas ».

Le Hamas a déjà affirmé qu’il était prêt à abandonner le contrôle politique de Gaza, mais pas à se désarmer. Les discussions ont longtemps achoppé sur son exigence qu’un cessez-le-feu inclut le retrait des troupes israéliennes de l’enclave. Sauf que ce plan, vague et parfois confus, comprend une clause stipulant que ce retrait israélien sera complété « sous réserve de la capacité du nouveau gouvernement de Gaza à imposer la sécurité », selon Axios.

Un amendement qui aurait obtenu l'approbation de Tel Aviv, car il n’exige pas un retrait israélien complet, immédiat et inconditionnel de l'enclave palestinienne. Chose que le Hamas qualifie de « piège », poursuit le média américain, car il donnerait à Israël, selon le mouvement palestinien, « un droit de veto sur le calendrier du retrait et sur la façon dont le nouvel appareil gouvernemental à Gaza se présentera le lendemain de la guerre ».

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De plus, le plan propose également qu’un « flux ouvert d’aide à Gaza » qui commencerait avec l’entrée en vigueur de la trêve, conditionnant ainsi l’accès aux besoins de base à un accord entre Israël et le Hamas.

Un responsable du Hamas a indiqué au site Drop News que Witkoff lui avait promis en mai que l’administration Trump contraindrait Israël à lever le blocus total de Gaza si le mouvement libérait le dernier otage israélo-américain, Edan Alexander. Le Hamas avait accepté, mais les États-Unis n’avaient pas tenu leur promesse.

« Tout le monde veut que les otages RENTRENT CHEZ EUX. Tout le monde veut que cette guerre se termine ! » a écrit Trump sur Truth Social dimanche. « Les Israéliens ont accepté mes conditions. Il est temps que le Hamas fasse de même. (...) J’ai averti le Hamas des conséquences d’un refus », a-t-il ajouté. « C’est mon dernier avertissement, il n’y en aura pas d’autre ! »

En réponse à ces menaces non spécifiées, un haut responsable du Hamas a déclaré à Drop Site : « Que peuvent-ils faire de plus que ce qu’ils font déjà ? » Et d’ajouter : « C’est peut-être le dixième avertissement. »

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a déclaré mardi lors d’une conférence de presse en Croatie qu’Israël avait accepté la proposition rédigée par le président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza.« La guerre à Gaza peut se terminer demain », a déclaré Saar selon les médias israéliens. « Le président Trump l’a dit très clairement il y a deux jours. Nous n’avons que deux demandes simples : le retour des otages et le désarmement du Hamas. », a-t-il ajouté. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n’a quant à lui pas encore commenté publiquement cette question.« Dernière offre »Donald Trump a envoyé dimanche au Hamas une proposition d'accord intitulé « La proposition principale » et comprenant 100 mots. Cet ultimatum a été qualifié de...
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Natanyahou ne veut pas un cesse le feu

Eleni Caridopoulou

17 h 04, le 09 septembre 2025

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  • Natanyahou ne veut pas un cesse le feu

    Eleni Caridopoulou

    17 h 04, le 09 septembre 2025

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