Illustration Jaimee Lee Haddad / L'Orient-Le Jour

Tout bon Libanais se doit d’avoir une collection de groupes WhatsApp. Il y a ceux rassemblant la famille élargie, ceux limités à la famille nucléaire, ceux avec les amis. Ces derniers pullulent dans mon téléphone, il y en a un pour chaque été. On y programme nos escapades, nos soirées, on s’y tient au courant de l’actualité, on y partage aussi quelques photos.
Puis quand tout le monde repart, ils restent là, silencieux comme des stèles avec, en guise d'épitaphe : « Summer 2025 », « Sorties 2024 », « Ahla sayfiyé bi lebnan 2023 »… Mais personne ne les quitte jamais, question de principe.
Il m’arrive de revenir dans ces temples de souvenirs à tâtons, comme une voleuse. Je n’écris rien mais je remonte le fil, je relis, je scrute avec attention nos anciens messages - parfois j’en ris encore. Comment était la vie, avant ? Similaire en fait. Au jour le jour, non sans quelques craintes mais souvent avec ce zest de résilience à la libanaise dont on ne sait plus bien si l’on doit la détester ou l’aduler.
Mais trêve de questions, car il reste encore un peu de temps pour l'été. Pour en profiter, voici quelques articles rafraîchissants, légers, gourmands ou essentiels à partager.
Bonne lecture !



Ibrahim Maalouf : Je suis timide ; à l’origine, je n’étais pas fait pour la scène
Pour la première édition du Festival de « L'Orient-Le Jour », Ibrahim Maalouf promet d’emmener le public libanais le 13 septembre dans un voyage musical festif et unique en son genre. Mais avant, c’est un visage plus intime que le musicien nous dévoile. Celui du quadragénaire franco-libanais attaché à sa double culture ; de l’artiste engagé qui n'hésite pas à secouer les certitudes quitte à déranger ; du pédagogue dans l’âme. Zéna Zalzal a recueilli ses confidences.


5%, 20%, rien du tout... Quels pourboires verse-t-on au Liban ?
« Le pourboire au Liban doit correspondre à entre 12 et 15 % de la facture. » Prononcée début août par le président du syndicat des restaurants, cafés, boîtes de nuit et pâtisseries du Liban, cette phrase avait provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. Mais alors, qui paye quoi au Liban ? Les pourboires ont-ils eux aussi souffert de la crise ? Nemtala Eddé a compilé quelques chiffres.


Quelles rivières du Liban explorer cet été ?
Leur eau est souvent très (très) froide ; on en compte plusieurs au Liban et de très belles… Aujourd’hui, nous vous proposons d’explorer nos rivières. Pour y tremper les pieds ou pour y faire un vrai plongeon, Malek Jadah vous a préparé une liste de celles à explorer cet été.


Du kaak traditionnel aux croissants, Zahlé en six adresses gourmandes
Vous connaissez Notre-Dame de Zahlé, sa rivière et ses souks traditionnels. Mais sauriez-vous où trouver les meilleurs kaaks ou une bonne glace à l’achta à Zahlé ? Eh bien nous, si, et nous vous y emmenons !


Ses photos ont fait le tour du monde : la guerre de Gaza à travers l’objectif de Omar el-Qatta
Son nom figure presque toujours au bas des photos qui illustrent nos articles sur la guerre à Gaza. Ses photos ont fait la une des médias internationaux et le tour des réseaux sociaux. « La famine, le génocide, l’invasion des chars israéliens, les attaques contre des écoles et des hôpitaux... », le photographe Omar el-Qattaa dit avoir tout vu. Celui qui a lui-même échappé à la mort à plusieurs reprises et veut que le reste du monde soit témoin de la guerre menée par Israël contre Gaza, s'est confié à Ghadir Hamadi.


L'artiste iranien Hossein Shenavar peint le vide… et il est énorme
Corps déformés, couleurs éclatantes, critique féroce : exposé à la galerie engagée JAH, le peintre iranien Hossein Shenavar transforme la chair en arme pour dire l’absurdité de notre époque et le vide qui touche l'humanité. À Nanette Ziadé-Ritter, il a livré une analyse passionnante de ses œuvres.


Les dessous de la relation Madonna/Gaultier ou comment un soutien-gorge a percé tous les codes
Paris, octobre 1984. Pour la première fois, un certain Jean-Paul Gaultier, encore inconnu du grand public, y expose son cone-bra, pièce sculpturale et provocante. Autour de ce soutien-gorge devenu arme de destruction massive, une relation va naître entre la reine de la pop Madonna et le parrain rebelle de la mode française. Retour sur une collection mythique qui a participé à révolutionner les codes de la fashion sphère contemporaine, avec Stéphanie Nassar.


Raphaël Quenard nous fait « Clamser à Tataouine »
Avec Clamser à Tataouine, dont il avait écrit un premier jet à 26 ans, Raphaël Quenard surprend par une démarche, une histoire et une écriture aussi clivantes qu’ambiguës. Omniprésent dans les étalages des grandes librairies et solidement installé dans les tops des ventes en France, ce premier roman se lit d’une traite, à la montagne comme sur le sable. Julien Ricour-Brasseur vous en parle.

