Ibrahim Maalouf dans le jardin de Arthaus à Gemmayzé. Photo Aly Baalbaki/L'Orient-Le Jour.
Il est connu et reconnu pour sa maîtrise de la trompette et son style unique mêlant jazz, musique classique, musiques du monde et influences orientales. En moins de deux décennies, Ibrahim Maalouf s’est hissé au firmament des grands musiciens contemporains. Mais au-delà de sa notoriété professionnelle, c’est un visage plus intime de l’artiste que nous avons eu envie de vous révéler. Celui du quadragénaire franco-libanais attaché à sa double culture ; de l’artiste engagé qui n'hésite pas à secouer les certitudes – en s’exprimant sans langue de bois aussi bien sur Gaza que sur le manque d’inclusivité dans la musique classique –, quitte à déranger ; du musicien pédagogue dans l’âme qui rêve d’un monde où l’éducation artistique serait un droit fondamental… Bref d’un esprit libre, parfois à contre-courant, souvent là où on ne l’attend pas. Et c’est justement là que nous avons été le chercher.
Nous sommes à un mois de votre concert de lancement de la première édition du Festival de « L’Orient-Le Jour » intitulé « Un vent de liberté ». Concert qui aurait dû avoir lieu en septembre 2024 pour marquer le centenaire du quotidien francophone libanais et qui a été reporté pour les raisons que l’on connaît. Un an plus tard, vous maintenez votre engagement. Quelle est la signification de cet événement pour vous ?
En tant que franco-libanais, cela me paraissait parfaitement normal et logique de venir célébrer le centenaire de ce journal fer de lance de la valorisation de la langue française au Liban. Une langue qui, à mes yeux, n’est pas juste un effet de mode, un truc un peu cool, mais qui est porteuse d’une histoire de liens très profonde et très importante. Et puis c’est un quotidien dont je me sens très proche pour son « esprit républicain », sa vision de l’engagement politique laïc éloigné des positionnements religieux dogmatiques mais dans le respect des différentes religions, cultures, convictions et croyances…
Vous allez y présenter votre dernier album « Les trompettes de Michel-Ange ». Un album qualifié de très festif. Pouvez-vous nous parler de l'inspiration derrière son titre un peu intrigant ?
Dans mes albums, il y a toujours beaucoup d’histoires en couches superposées. Je dirais que l’orientation principale de cet album est liée à mon envie de rendre hommage au parcours de mon père et à son histoire. Mais aussi à la francophonie au Liban, avec l’idée que ces fanfares, un peu à la française, ressemblent à celles qui avaient été amenées ici à l’époque du mandat français et dans lesquelles jouait mon grand-père en 1925. Ces fanfares ont été à l’origine de l’envie de mon père de jouer de la trompette et de sa décision de traverser la Méditerranée pour aller étudier la musique en France. Et par la suite à l’origine de mon propre parcours.
Mais le rapport avec Michel-Ange ?
Quand mon père est arrivé en France pour poursuivre son rêve d’apprendre à jouer de la musique classique auprès de Maurice André, le grand trompettiste soliste de l’époque, il n’avait pas d’argent. Il a donc trouvé refuge dans la sacristie de l’église Saint-Julien-le-Pauvre à Paris. C’est dans cette église, où il a vécu pendant six ou sept ans, qu’il a dessiné les premiers prototypes de la trompette à quart de ton que j’utilise et qui est son invention. Petit, quand mon père me racontait cette histoire, je l’imaginais attelé à ses croquis un peu comme Michel-Ange peignant la chapelle Sixtine. Cette image m’est restée dans la tête…
Pour rester dans les hommages. Que représentait pour vous Ziad Rahbani disparu il y a un mois et dont vous avez salué la mémoire au Festival de Baalbeck en interprétant avec Hiba Tawaji et Oussama Rahbani la chanson « Bala Wala Chi » ?
Tellement de choses. L’humour, les mélodies, l’autodérision, une certaine forme d’humanité qui a un peu manqué je trouve au Liban pendant longtemps… Et surtout un rapport viscéral avec l’art, éloigné de toute idée de business. Ziad Rahbani est le genre d’artiste qu’on a tous rêvé d’être sans pouvoir nous le permettre. Parce qu’il faut vivre, parce qu’on n’a pas le choix… Alors que lui a tout envoyé balader. J’ai toujours été touché par son parcours. C’est un exemple à beaucoup d’égards. Je l’avais croisé une fois quand j’étais tout petit, il jouait du piano dans un club… Et puis dans ma famille, nous étions très attachés à son art, son discours, ses pièces de théâtre… Je lui avais d’ailleurs rendu hommage dans mon deuxième album enregistré en 2008, en reprenant Sa’alouni el-Nass, qui est pour moi l’une des plus belles mélodies jamais faite.
Pour quelle raison faites-vous de la musique, Ibrahim Maalouf ?
D’abord parce que c’est la seule chose que je sais faire. Pour la bonne raison que j’y ai été formé professionnellement très tôt par mon père, qui m’a éduqué dès l’âge de 8 ou 9 ans à me produire dans des concerts. À 14 ans, j’avais déjà à mon actif environ 400 concerts en France, en Belgique, en Allemagne… Je me rappelle même avoir joué petit pour le mariage du fils de Jean-Paul Belmondo, Paul. Ensuite, parce que la musique est l’endroit où je me trouve le mieux, là où je sens que j’ai ma place, parce que l’empathie y est partout et que j’ai besoin d’empathie pour ne pas perdre espoir.
Vous aviez organisé, avec Matthieu Chedid et Hiba Tawaji, le concert de levée de fonds « Unis pour le Liban » à l’Olympia en octobre 2020 pour venir en aide aux victimes de l’explosion du 4 août. Jusqu’à quel point, selon vous, la musique peut contribuer à relever ce pays ?
C’est toujours un peu prétentieux de dire que la musique va changer les choses. Mais je pense qu’elle peut peut-être y contribuer un peu, parce qu’elle va directement au cœur, elle résonne avec les émotions profondes de chacun. C’est peut-être naïf de ma part, mais je crois en la force de la musique à réapprendre aux gens à avoir de l’empathie, et à aimer.
Et puis, vous savez, je pense que chacun de nous a une vraie responsabilité envers le Liban qui, depuis de nombreuses années, est en danger. Ne pas l’aider, je le répète souvent, est une forme de non-assistance à pays en danger. Il y a des gens qui perdent cette notion et c’est bien qu’on les y sensibilise, je trouve. La musique est un moyen parmi d’autres…
Né à Beyrouth. Quel impact a eu sur vous cette mention sur votre passeport, sachant que vous avez grandi et passé toute votre vie en France ?
Je suis très attaché au fait d’être né au Liban, mais plus encore – et vous allez trouver cela bizarre – au fait que mes parents ont décidé que j’allais y naître alors que le pays était en pleine guerre, en 1980. Cela m’a renvoyé le message qu’ils avaient eux-mêmes un fort attachement à ce pays, ce qui a induit chez moi l’idée que je ne devais jamais y renoncer moi aussi.
Vous êtes donc très attaché à vos « Origines » pour reprendre le titre du roman biographique familial d’Amin Maalouf, votre oncle maternel…
En effet, je suis très attaché à mes origines. D’ailleurs, dès que j’en ai eu les moyens, j’ai racheté la maison de mon arrière-grand-père à Aïn el-Qabou, dans la montagne, je l’ai retapée et c’est là que je reviens régulièrement m’y ressourcer.
Pouvez-vous nous racontez une histoire, un souvenir ou une anecdote de votre enfance révélateurs de ce que vous êtes aujourd’hui profondément ?
Le jour où ma mère accouchait de moi dans un hôpital sous les bombes à Beyrouth, mon père était en France, pour présenter sa trompette (à quatre pistons, NDLR), sa grande œuvre, dans l’émission Le Grand Échiquier avec Jacques Chancel. Il faut imaginer le mélange de bonheur et de douleur qu’ils ont vécus ce jour-là simultanément… De là vient mon sentiment d’être investi du devoir de porter la création de mon père. Et d’être à la hauteur du sacrifice qu’il a fait, en abandonnant quelques années plus tard sa carrière de trompettiste soliste et en se consacrant à l’enseignement pour pouvoir être à la maison pour ma sœur et moi, chaque soir.
C’est de là que viendrait donc votre engagement pédagogique, cette furieuse envie de transmettre et d’offrir une éducation musicale à tous ?
Tout à fait. Ce goût me vient de mes parents qui sont tous deux musiciens et enseignants. Ma mère est pianiste. J’ai toujours enseigné et je continue à le faire mais dans mes propres académies, maintenant. Au sein de l’Académie internationale des trompettes de Michel-Ange que j’ai créée il y a trois ans et, à travers le Free Spirit Ensemble, un orchestre que j’ai fondé il y a six ans, et dans lequel je forme toute sortes de musiciens classiques à l’improvisation.
De votre performance sur scène à l’Assembly Hall au Liban à l’âge de 12 ans jusqu’au prestigieux Royal Albert Hall le 29 juillet dernier, en passant par les plus grandes salles en France, en Europe, à New York, vos 4 Victoires de la musique, vos nominations aux Grammy, votre César de la meilleure musique de film ou encore votre médaille de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres… Votre parcours donne le vertige. Qu’est-ce qui peut encore vous faire rêver Ibrahim Maalouf ?
Je rêve beaucoup, mais pas dans ces termes-là. Je rêve d’un monde plus juste, d’un environnement plus sain pour nos enfants, d’une justice plus stable et plus équilibrée… En réalité, je n’ai jamais rêvé de choses liées à ce qu’on appelle la carrière ou la notoriété. Parce qu’au départ, je n’étais pas fait pour être sur scène. J’étais quelqu’un de très introverti, de timide, je rêvais d’être architecte. Mais ne sachant pas dessiner, je me suis tourné vers la musique, pensant me dédier à la composition de musique de films. J’aurais bien aimé rester dans l’ombre. Mais comme il fallait défendre l’album que j’ai sorti en 2006, sous mon propre label, parce que personne ne voulait me le produire, j’ai été obligé de monter sur scène… Cela va faire bientôt 20 ans que je fais des concerts, et pourtant ce n’était pas mon premier choix.
Mister Ibé est le label sous lequel vous produisez une grande partie de votre œuvre artistique. On imagine que c’est aussi votre surnom ? D’où vous est-il venu ?
De l’école. Mes copains m’appelait Ibé. Plus tard, on m’a dit : « Monsieur a grandi » et c’est devenu Mister Ibé.
Vous avez enchaîné les collaborations prestigieuses. Quelles auront été les rencontres déterminantes dans votre carrière?
Le producteur Quincy Jones a changé ma vie. Quand il a découvert ma musique en 2017 au Festival de jazz de Montreux, il m’a dit : « Si les américains n’apprécient pas ce que tu fais, c’est qu’ils n’auront rien compris. » Il m’a poussé dans des directions auxquelles je ne m’attendais pas. Ça a été vraiment huit ans incroyables à ses côtés. Sting aussi m’a donné énormément de place dans sa musique. C’est un être très généreux. Tout comme Matthieu Chedid qui fait partie de ces artistes qui ouvrent des voies aux autres… Et puis, il y a Hiba (Tawaji, la chanteuse libanaise, sa femme, NDLR), Sharon Stone (l’actrice a posé sa voix sur un titre de l’album Capacity to Love, NDLR), Gregory Porter et j’en passe… Ma vie s’est construite sur des rencontres.
Vos concerts occultent un peu votre activité de compositeur de musiques de films. Et pourtant vous avez décroché en 2017 le César de la meilleure musique de film pour « Dans les forêts de Sibérie » de Safy Nebbou. Vous avez également été nommé pour la bande originale du biopic de Jalil Lespert sur Yves Saint Laurent. Et vous avez signé ces dernières années, celles du film « Reste un peu » de Gad Elmaleh et de « Finalement » de Claude Lelouch. Qu’est-ce qui vous pousse à composer pour le cinéma : le scénario, le réalisateur ou encore les acteurs ?
Tout dans le cinéma me passionne. Je trouve que c’est l’art le plus complet qu’on ait de nos jours. Il réunit l’image, le texte, la musique, les émotions et le jeu. Je trouve ce monde fascinant. Chaque réalisateur a une manière différente de travailler, mais chaque film est une aventure humaine incroyable… Produire un film est devenu un business tellement difficile de nos jours que les gens qui le font sont, à mes yeux, de vrais battants qui luttent parce qu’ils ont quelques chose de puissant à dire. Et quand j’y collabore, j’ai l’impression d’avoir ma place au milieu de ce groupe de créateurs qui ont cette envie forte de raconter une histoire…
Vous qui enseignez l’improvisation en musique, qui en prônez les bienfaits et la liberté qu’elle apporte – vous avez même écrit un petit traité sur le sujet : « Petite philosophie de l'improvisation » (éditions des Équateurs/Mister Ibé) destiné à tous –, pouvez-vous vraiment improviser dans la vie, avec le cumul d’activités que vous avez en tant que concertiste, compositeur, arrangeur, producteur et professeur de trompette ?
Oui, aussi surprenant que cela puisse paraître. Car quand on est dans cette philosophie de l’émerveillement, de l’enthousiasme, malgré les difficultés de la vie et les drames qui nous entourent, l’improvisation surgit toujours et on n’a pas le temps de s’ennuyer. Par exemple, il y a deux ans, à l’instigation de la metteuse en scène Denise Chalem, je suis monté sur les planches dans Un Homme qui boit rêve toujours d’un homme qui écoute, une pièce adaptée d’un roman de Kamel Daoud. Je me suis mis en danger, quelque part je me suis improvisé acteur et, résultat : j’ai joué dans une pièce de théâtre en duo avec le grand comédien Thibaut de Montalembert. Ce qui a été pour moi une expérience formidable.
Donc si vous êtes obligé de choisir une autre profession, vous pourriez vous reconvertir en acteur ?
Si je devais faire autre chose que la musique, je me reconvertirais en journaliste. Parce qu’il y a dans le journalisme quelque chose de l’ordre de la transmission qui ressemble à ce que je défends aussi. Je trouve que vous avez un métier formidable, parce que vous tournez le micro vers l’autre. Je m’y essaye d’ailleurs, en animant une émission tous les mois sur une grande radio de jazz qui s’appelle TSF Jazz dans laquelle je fais des interviews avec des artistes, des musiciens ou des personnalités… Et j’adore le faire.
Vos prises de position ont souvent été sujettes à polémiques. Certaines vous ont même valu des menaces de mort. Comment gérez-vous cela ? Êtes-vous aujourd’hui plus circonspect dans vos propos ?
C’est vrai. J’ai reçu plusieurs menaces de mort, dont une très sérieuse lorsque j’avais communiqué sur les réseaux sociaux sur le manque de diversité de l’Orchestre philarmonique de Vienne. Il y a des gens qui ont prétendu dans des articles que je voulais remplacer les Français « blancs » par des Arabes et des Noirs. Ce sont eux qui sont responsables des menaces que j’ai subies ! J’essaye tout de même de rester très philosophe par rapport à tout cela parce que je sais qu’il s’agit d’une minorité, même si elle peut se révéler très dangereuse. Et je continuerais à m’exprimer librement. Je ne vois pas pourquoi je devrais me censurer alors que mes prises de position sont particulièrement consensuelles. Quand je parle de Gaza en disant qu’il faut arrêter de tuer des enfants innocents, je ne vois pas qui pourrait dire que mon avis est fou ou qu’il est une incitation à la haine. C’est le monde qui devient de plus en plus dogmatique et polarisé.
Quels sont les qualités et défauts qui vous définissent le mieux ? Et le défaut que vous ne supportez absolument pas chez les autres ?
Ma principale qualité est la persévérance, parce que je n’ai jamais baissé les bras même dans les moments très difficiles de la vie. Par contre, j’ai tendance à être trop exigeant avec les gens que j’aime et qui m’entourent. Parfois, il faut savoir être un peu plus souple. Sinon ce que je ne supporte absolument pas chez les autres, c’est le manque d’empathie.
Si vous pouviez changer instantanément quelque chose en vous, vous changeriez quoi ?
J’apprendrais à être un peu plus patient. À le redevenir en fait. Parce je l’étais plus jeune avant de vivre des crises assez douloureuses il y a quelques années qui ont érodé mon calme et ma patience…
Dans quel contexte et avec qui vous exprimez-vous en arabe ?
Avec Hiba, ma femme. C’est la seule personne avec qui je me sens à l’aise de parler arabe.
Pourriez-vous qualifier, en un mot à chaque fois, le genre de fils, d’époux, de père, d’ami et même de neveu que vous êtes ?
Je suis un fils très loyal, un mari très aimant, un père très amoureux (parce que l’amour pour les enfants est inconditionnel ), un ami loyal je crois et un neveu très reconnaissant pour le travail qu’a fait Amin Maalouf pour mettre des mots sur les complexités de nos identités, et de l’histoire. Je suis très admiratif de ce qu’il a accompli.
Votre père vous faisait écouter Oum Kalthoum (à laquelle vous avez rendu hommage en lui consacrant un de vos albums), votre mère vous jouait du Chopin. De quelles musiques nourrissez-vous vos enfants à votre tour aujourd’hui ?
De toutes sortes de musiques. L’époque dans laquelle nous vivons fait qu’à partir de notre téléphone, nous pouvons avoir accès à tous les genres musicaux et toutes les musiques du monde. C’est une grande richesse culturelle dans laquelle on peut éduquer nos enfants.
Quelle est la meilleur décision que vous ayez prise dans la vie ?
Je dirais que c’est d’avoir décidé de croire en moi, en mon travail. Très tôt, j’ai su que j’allais devoir compter sur moi-même pour produire, composer et faire ce que j’avais à faire…
Et celle que vous regrettez amèrement ?
J’aurais peut-être dû à une époque de ma vie, vers l’âge de 21-22 ans, venir vivre au Liban pendant quelque temps.
Vous devez jeter une bouteille à la mer. Quel message y glisseriez-vous ?
Éduquez vos enfants à la musique.
Quel est l’objet qui ne vous quitte jamais, autre que votre trompette ?
Une bague que m’avait offerte ma cousine quand nous étions enfants. C’est un souvenir que je garde pour ne pas perdre le lien avec l’enfance.
Bien qu’elle fasse plutôt pleurer, qu’est-ce qui vous a fait rire dernièrement dans l’actualité ?
Pour être honnête pas grand-chose. Bien que la politique internationale ressemble de plus en plus à une énorme farce…
Que chantez-vous sous la douche ?
Ces derniers temps, je récite surtout des vers de Baudelaire, de Hugo, de La Fontaine… Je me suis replongé dans la poésie française et ça me passionne.
Vos projets à venir ?
Je travaille sur plusieurs projets, des sorties d’album, de musique de films et surtout sur la préparation du concert de mes vingt ans de carrière en avril 2027. Ce sera le plus gros concert de ma vie.
Vous n’allez donc pas abandonner la trompette de sitôt ?
Absolument pas.
Et, pour conclure, Dieu dans tout ça ?
Il est à la fois partout et nulle part. Avec l’âge, je suis de plus en plus croyant, alors qu’il y a de plus en plus de raisons de ne plus l’être. Je suis dans cette ambivalence-là !
Les billets du concert d'Ibrahim Maalouf à l'hippodrome de Beyrouth le 13 septembre 2025 sont disponibles sur le site de Virgin Ticketing.





Un Artiste hors norme ...Au Grand Coeur !Vive la musique universelle!...Merci Ibrahim Maalouf
08 h 47, le 15 septembre 2025