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Nos lecteurs ont la parole

Lois sans application

On peut toujours applaudir les lois publiées dans le Journal officiel, mais quant à l’application, cela laisse toujours à désirer. Citons la loi des loyers pour les habitations : cela fait bientôt douze ans avec la promesse de libérer les loyers en aidant les plus démunis en leur créant une caisse, mais ni cette fameuse caisse ni les comités ont vu le jour, et chaque juge selon son humeur prolonge ou raccourcit les délais, soit pour trancher soit pour ajourner de six mois en six mois les audiences.

Ici, un juge convaincu que la période de neuf ans est bien terminée, là-bas un juge considère que la loi a commencé en 2014 et non pas en 2017 et prononce son verdict sans trop tarder.

Même son de cloche pour la loi pour le commerce qui, elle, après avoir été refusée par le gouvernement Mikati et non publiée en 2023, a été enfin publiée en 2025, puis invalidée sur base d’un recours par le président de la République pour être republiée le 12 juin après un mois puis invalidée de nouveau par quelques députés, pour enfin être approuvée actuellement par le Conseil constitutionnel sans grandes modifications.

Devant cette foire où propriétaires et locataires se sentent lésés, c’est à l’État cette fois seulement de ménager ces centaines d’établissements scolaires ou publics incapables d’assumer les nouveaux loyers et après un gel prolongé des loyers devenus insignifiants en raison de l’inflation et de la dévaluation monétaire, il est grand temps d’en finir avec ce dossier épineux et d’appliquer pour de bon ces deux lois des loyers. Et à bon entendeur salut.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

On peut toujours applaudir les lois publiées dans le Journal officiel, mais quant à l’application, cela laisse toujours à désirer. Citons la loi des loyers pour les habitations : cela fait bientôt douze ans avec la promesse de libérer les loyers en aidant les plus démunis en leur créant une caisse, mais ni cette fameuse caisse ni les comités ont vu le jour, et chaque juge selon son humeur prolonge ou raccourcit les délais, soit pour trancher soit pour ajourner de six mois en six mois les audiences.Ici, un juge convaincu que la période de neuf ans est bien terminée, là-bas un juge considère que la loi a commencé en 2014 et non pas en 2017 et prononce son verdict sans trop tarder.Même son de cloche pour la loi pour le commerce qui, elle, après avoir été refusée par le gouvernement Mikati et non publiée en 2023,...
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