L'atelier de Kristina Zouein à ne pas rater. Photo DR
L’atelier de confection de sacs lancé par Kinamania revient au Liban pour sa deuxième édition avec deux dates : le 31 juillet et le 7 août. Une belle terrasse surplombant la mer, une grande table sur laquelle sont étalées des coupures de cuir de toutes les couleurs et du fil assorti, des choses à grignoter, une ambiance incomparable… Celles qui ont vécu cette expérience en redemandent. La fondatrice de la marque bruxelloise Kinamania de chaussures, sandales et maroquinerie, Kristina Zouein, avait, elle aussi, après le succès de son précédent atelier, l’été dernier, hâte de revivre cette expérience avec ceux et celles qui souhaitent la tenter. À Ghbélé, sur les hauteurs d'Adma, dans la maison familiale de Kristina, la vue est belle, le soleil radieux et la joie n’est pas optionnelle. Ici, on est accueilli comme chez soi et on travaille à la confection de ce sac à soi qui attire tous les regards tant il est unique.
Pas besoin d’expérience pour réaliser l’un des deux modèles proposés : le Muse ou le Carryall. Le premier est un sac trapèze structuré, à bandoulière et rabat avec petite poche intérieure contrastée. Le second est un fourre-tout à bandoulière, souple et déstructuré, avec poche extérieure pour carte de crédit. Entre couture et déjeuner, quatre heures passent comme une grande récréation et l’on en sort avec la grande satisfaction d’emporter un objet qui vous ressemble et qui sera votre compagnon pour longtemps. Les cuirs sont majoritairement sourcés au Liban. La palette proposée comprend aussi des cuirs métallisés pour une allure rock ou soirée. Tous les contrastes sont possibles, il suffit d’écouter ses yeux !
« L’idée de ces ateliers est de transmettre le message d’un lien entre Bruxelles et Beyrouth et de sensibiliser les gens au travail du cuir, avec de beaux assemblages de couleurs. À chacun de faire ses assemblages. Au Liban, on adore les couleurs ! », commente Kristina Zouein. Elle ajoute : « Le but de cette expérience est de rendre fière celle qui y participe. D’abord on est sensibilisé à l’artisanat. Ensuite le sac qui en résulte, on va le porter avec beaucoup de fierté parce qu’il va attirer l’attention et qu’on va pouvoir dire qu’on l’a fait soi-même. »
Commencée à Beyrouth dans la maroquinerie de Johnny Farah à Saifi, l’histoire de Kinamania s’est poursuivie en Belgique sans jamais quitter sa base beyrouthine, avec un showroom à Beyrouth et une collaboration avec Cynthia Chamat (Boutique Hub). Son but est de faire travailler des artisans libanais tout en s’alignant sur la réalité du marché. L’idée initiale de la créatrice était de confectionner des « minorquines », ces sandales traditionnelles des Baléares, appelées majorquinas à Majorque et minorquinas à Minorque, bande large à l’avant, lanière à l’arrière. Formée en gestion et marketing à l’AUB, Kristina Zouein se prend cependant de passion pour le travail manuel, surtout le cuir. Elle éprouve une évidente satisfaction à occuper ses mains et à développer son sens de la géométrie et de la mesure. Ce support va porter aussi des messages politiques et participer à la solidarité collective, procurant tantôt du travail aux artisanes de la communauté des réfugiés syriens et tantôt affichant les célèbres broderies au point de croix réalisées par des brodeuses des camps palestiniens. « Confectionner, agir, réparer » est la trilogie qui sous-tend cette marque éthique qui va bientôt se diversifier dans des chaussures plus élaborées comme les derbies et des sacs personnalisés.
Pour vivre l’expérience de cet atelier estival ouvert sur l’horizon bleu, le 31 juillet ou le 7 août, inscrivez-vous en cliquant sur ce lien ou par WhatsApp au +961 3 68 69 36.


