Le président Joseph Aoun (à gauche) rencontre l’ambassadeur du Qatar au Liban (à droite), le cheikh Saoud ben Abdelrahman Al Thani, au palais présidentiel de Baabda, le 21 mai 2026. Photo X/@LBpresidency
L’ambassadeur du Qatar au Liban, cheikh Saoud ben Abdelrahmane al-Thani, a confirmé jeudi au président Joseph Aoun, lors d’une visite au palais présidentiel de Baabda, le « soutien continu » de son pays « au Liban, son engagement en faveur de sa stabilité, ainsi que son appui au gouvernement libanais et aux mesures de désescalade », a indiqué la présidence libanaise sur X. Il a également réaffirmé l’« engagement » du Qatar « à fournir une aide conformément au programme établi à cet effet ».
Par ailleurs, M. Aoun a reçu l’ambassadeur d’Égypte à Beyrouth, Alaa Moussa, avec lequel il a évoqué les derniers développements au Liban et dans la région, notamment les négociations libano-israéliennes, en cours à Washington, ainsi que la position du Liban et les relations entre les deux pays, a indiqué la présidence sur X. Ces négociations, organisées sous médiation américaine, réunissent directement des délégations gouvernementales libanaise et israélienne et visent à parvenir à un « accord global de paix et de sécurité ».
Le Qatar et l’Égypte font partie du groupe des cinq pour le Liban, aux côtés des États-Unis, de la France et de l’Arabie saoudite. Ce groupe coordonne les efforts diplomatiques internationaux visant à soutenir les institutions de l’État libanais et à faire avancer des solutions politiques, notamment la fin des blocages institutionnels et l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU.
De leur côté, les États du Golfe ont affiché une position unifiée en appelant à une désescalade des conflits au Moyen-Orient, en particulier de la guerre israélienne au Liban. Au plus fort de l’escalade régionale, en mars, l’Iran a ciblé des infrastructures énergétiques dans plusieurs pays du Golfe riches en pétrole et a, de facto, entravé la navigation dans le détroit stratégique d’Ormuz, par lequel transite habituellement près d’un cinquième du pétrole mondial.
À la suite de la guerre de 2024, Doha a promis 480 millions de dollars pour des projets de développement et de reconstruction, notamment dans des villages lourdement détruits du sud du Liban, comme Kfar Kila et Aïta el-Chaab. Le Qatar demeure également l’un des principaux soutiens financiers des forces armées libanaises. Doha a notamment fourni à l’armée des millions de dollars en carburant pour soutenir ses opérations et continue de financer des compléments de salaire réguliers (sous forme, par exemple, d’allocations mensuelles de 100 dollars) afin d’aider les soldats confrontés à la grave crise économique que traverse le pays.


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