Après vingt ans de tutelle syrienne clôturée par le décès du Premier ministre Hariri en 2005, suivie de vingt ans de tutelle iranienne terminée par un accord flou de cessez-le feu entre miliciens et gouvernement et chef du Parlement, nous voilà devant une ère nouvelle de tutelle de cinq pays arabes et occidentaux qui ont permis à instaurer une nouvelle République.
Ainsi en un temps record pour la première fois dans les annales de l’histoire moderne de notre pays, et en moins de quarante jours, nos parlementaires ont pu élire pour la première fois un nouveau président de la République, et ont pu désigner un juge à la tête du gouvernement. Ce dernier à son tour a choisi des spécialistes à chaque ministère, certains détenteurs d’un double passeport, ont et selon leurs déclarations et de leur propre gré démissionné de leur poste actuel pour venir servir la cause libanaise. Première impression, on ne peut que saluer et applaudir ce changement positif, mais quand on touche à la vérité de près on devient plus sceptiques. Car les réformes économiques ne peuvent être accomplies d’une baguette magique et avec un pays appauvri, le peuple toutes confessions confondues en un mot a faim.
Il a besoin d’une aide matérielle urgente pour que de point de vue sécurité au moins ce soldat ou militaire qui gagne peu puisse défendre les frontières sans déserter. Tout citoyen a besoin d’une promesse ferme que son argent volé dans les banques sans la philosophie de nos docteurs en économie, et avec une date fixe et claire, où il pourra l’obtenir. Il faut vite trouver des emplois à ces jeunes délinquants qui coupent les routes et brûlent les pneus quand ils sont mécontents. Il faut assurer des assurances-maladie aux vieux et plus démunis sans oublier le retour de l’électricité et eau toutes deux promises depuis belle lurette.
Enfin et surtout puisque tout va vite, appliquez vite messieurs les nouveaux responsables les lois, et publiez certaines qui sont urgentes. Citons entre autres la loi des loyers des baux non commerciaux. Alors on pourra adopter la philosophie de Platon quand il disait : il ne dépend que de nous de suivre la route qui monte et d’éviter celle qui descend.
Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

