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Nos lecteurs ont la parole

Pas assez naïfs pour tout accepter

Si le sentiment de sécurité est ce qu’il y a de plus cher au monde, on ne l’apprécie pas à sa juste valeur, on le tient pour acquis, alors qu’il ne l’est pas.

Deux mois sérieux de guerre déjà, plus de cinq mille morts et plus de dix mille blessés et des pertes inestimables dans l’immobilier, et maintenant dévastation dans les sites historiques, de quoi constater qu’on vit dans une société déprimée vivant un stress général palpable.

Pire, face à cette politique de la terre brûlée et d’un peuple déporté dans son propre pays, triste de voir nos responsables ministres ou députés ou chefs de milice, chacun selon ses tendances, au lieu de trouver une solution, présumer qu’il n’y a aucun indice positif, et s’attendre à que la situation actuelle dramatique se prolonge – peut-être à la libanaise – et son parti ou son clan pourra en profiter.

Non messieurs, le peuple n’est pas assez naïf pour tout accepter. L’histoire elle à son tour ne vous pardonnera certainement pas pour fermer – et depuis deux ans – la porte du Parlement, pour ne pas élire un président de la République ; pour former un nouveau gouvernement… Un gouvernement qui pourra lancer les pourparlers entre diverses fractions libanaises et défendre le Liban dans les tribunes internationales.

Enfin oui, pour la seconde fois chers responsables libanais, ne soyez plus naïfs pour compter sur autrui pour nous sauver et sauver le Liban. Exigez un cessez-le feu immédiat, une fois que l’État se relève, envoyez l’armée libanaise aux frontières si vous avez de bonnes intentions et prouvez pour une fois que vous n’êtes pas des pions.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes. 

Si le sentiment de sécurité est ce qu’il y a de plus cher au monde, on ne l’apprécie pas à sa juste valeur, on le tient pour acquis, alors qu’il ne l’est pas. Deux mois sérieux de guerre déjà, plus de cinq mille morts et plus de dix mille blessés et des pertes inestimables dans l’immobilier, et maintenant dévastation dans les sites historiques, de quoi constater qu’on vit dans une société déprimée vivant un stress général palpable.Pire, face à cette politique de la terre brûlée et d’un peuple déporté dans son propre pays, triste de voir nos responsables ministres ou députés ou chefs de milice, chacun selon ses tendances, au lieu de trouver une solution, présumer qu’il n’y a aucun indice positif, et s’attendre à que la situation actuelle dramatique se prolonge – peut-être à la libanaise –...
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