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Nos lecteurs ont la parole

Combattre le défaitisme

Les Libanais, qui ont été le peuple le plus heureux et le plus envié du monde dans les années 1970, sont frappés actuellement par la désillusion. Depuis 2019, avec la révolution qui a été étouffée dans l’œuf par des miliciens, puis le vol de l’argent des Libanais des banques en cette même année, puis l’explosion du port en 2020, le Covid et ses conséquences, l’écroulement de la livre libanaise et la nouvelle loi des loyers jamais appliquée, enfin la guerre au sud du pays, sans oublier la présence des réfugiés syriens, tant de facteurs qui se sont cumulés au cours des cinq dernières années ont poussé grand nombre de Libanais à percevoir l’avenir comme un risque et non plus comme une chance.

Devant ce tableau sombre, les Libanais ont plus que d’autres peuples du monde le sentiment d’avoir perdu tout contrôle, celui de leur destin collectif et celui de leur vie personnelle.

Pour la première fois, en effet, dans l’histoire moderne du Liban, la nation est tenue en otage par ses gouverneurs. Le Libanais ne peut plus dépenser comme il veut, il ne peut plus voyager, il ne peut plus se soigner, envoyer ses enfants à l’école ou à l’université, au quotidien, parfois, il n’arrive pas à mangerm et le comble, la livre libanaise a presque disparu du marché, le dollar triomphe et même EDL encaisse ses factures en monnaie américaine.

Pour conclure, comment combattre ce défaitisme ? La réponse est simple : il faudra vite changer cette caste politique actuelle en commençant par élire de nouveaux parlementaires qui éliront à leur tour un président de la République intègre pour pouvoir procéder ensuite à avoir un gouvernement sous ce fameux slogan : « L’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Enfin, nos juges devront cette fois-ci pouvoir mettre pour une fois les responsables de nos misères depuis 2019 en prison.

Antoine SABBAGHA

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Les Libanais, qui ont été le peuple le plus heureux et le plus envié du monde dans les années 1970, sont frappés actuellement par la désillusion. Depuis 2019, avec la révolution qui a été étouffée dans l’œuf par des miliciens, puis le vol de l’argent des Libanais des banques en cette même année, puis l’explosion du port en 2020, le Covid et ses conséquences, l’écroulement de la livre libanaise et la nouvelle loi des loyers jamais appliquée, enfin la guerre au sud du pays, sans oublier la présence des réfugiés syriens, tant de facteurs qui se sont cumulés au cours des cinq dernières années ont poussé grand nombre de Libanais à percevoir l’avenir comme un risque et non plus comme une chance.Devant ce tableau sombre, les Libanais ont plus que d’autres peuples du monde le sentiment d’avoir perdu tout...
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