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Économie - Électricité

Un problème technique à l’origine de la fumée noire au-dessus de la centrale de Zouk

Un problème technique à l’origine de la fumée noire au-dessus de la centrale de Zouk

La centrale électrique de Zouk au nord de Beyrouth. Photo P.H.B.

Le fournisseur public Électricité du Liban a expliqué hier l’origine de l’épaisse fumée noire qui s’était dégagée mardi de la centrale de Zouk Mosbeh (Kesrouan), alors que celle-ci et celle de Jiyé (Liban-Sud) ont été remises en service depuis « le 26 août ». Dans son communiqué, l’office autonome explique que cet incident est dû à « l’instabilité du réseau » et à « une panne urgente sur un conduit de basse tension » dans la centrale thermique de Zouk, provoquant un déséquilibre dans le mélange carburant-air. L’établissement public a aussi précisé que le fuel-oil de grade B utilisé dès le redémarrage des stations de Zouk et de Jiyé n’avait jusqu’à mardi dernier (6 septembre) causé « aucun problème » et qu’il est « conforme aux normes de qualité » approuvées par « l’ancien opérateur Arkay Energy/OEG/MEP, EDL et le consultant Électricité de France ». Si ces centrales utilisent normalement du fuel-oil de grade A, dont le stock « est complètement épuisé depuis huit mois », forçant leur arrêt, EDL a choisi d’employer « exceptionnellement » du fuel-oil grade B déjà disponible dans ces deux centrales, et ce après avoir obtenu l’approbation du Premier ministre désigné Nagib Mikati et du ministre sortant de l’Énergie et de l’Eau Walid Fayad, afin d’éviter une déconnexion du réseau et une panne « totale » d’électricité dans le pays en crise depuis trois ans.

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Le redémarrage de ces centrales avait été effectué afin d’alimenter notamment l’aéroport de Beyrouth, le port, les stations de pompage d’eau et d’autres directions et institutions publiques jusqu’à l’arrivée d’une cargaison de carburant irakien compte tenu des manquements du fournisseur public.

La survie du secteur des télécoms est également en jeu, étant dépendant de son approvisionnement en électricité. Les opérateurs se retrouvent donc obligés d’assurer eux-mêmes leurs propres livraisons de carburant pour faire fonctionner leurs générateurs. Par exemple, pour maintenir son réseau, Ogero est obligé de faire tourner à plein régime ses générateurs d’urgence, qui totalisent, selon la direction, 23 mégawatts sur l’ensemble du territoire, et de compter sur certaines municipalités qui gèrent directement ou indirectement des générateurs privés.

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La perspective d’une amélioration de la situation à très court terme est incertaine dans la mesure où EDL n’a pas les moyens d’acheter du carburant – ses tarifs étant figés depuis 1994 et calculés en fonction d’un taux officiel obsolète – et que la dernière livraison remonte à juillet. Les seuls chargements qui lui parviennent encore sont fournis via un accord de troc impliquant des sociétés tierces conclu avec l’Irak en juillet 2021. Le mois dernier, l’Irak a accepté de prolonger l’accord « pour une période d’un an, dans les mêmes conditions que précédemment ».

De son côté, le ministère de l’Énergie s’était excusé mercredi soir pour tout dommage environnemental provoqué par la fumée noire à Zouk Mosbeh et avait expliqué que le carburant irakien, supposé suppléer au fuel-oil de grade B utilisé en dernier recours, avait été « retardé en raison des derniers incidents de sécurité » en Irak. La dernière cargaison de ce carburant était en effet prévue le 5 septembre mais n’est toujours pas arrivée à Beyrouth.

Le fournisseur public Électricité du Liban a expliqué hier l’origine de l’épaisse fumée noire qui s’était dégagée mardi de la centrale de Zouk Mosbeh (Kesrouan), alors que celle-ci et celle de Jiyé (Liban-Sud) ont été remises en service depuis « le 26 août ». Dans son communiqué, l’office autonome explique que cet incident est dû à « l’instabilité du...
commentaires (2)

Oubliez la centrale de Zouk, obsolète, polluante, et moche. Démantelez la, transformez la zone en zone touristique, et rien qu'avec le prix de vente du terrain vous aurez de quoi financer DEUX centrales modernes au gaz ailleurs, dans une zone moins populée. Les poumons des habitants de la région vous seront très reconnaissants...

Gros Gnon

08 h 50, le 11 septembre 2022

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Commentaires (2)

  • Oubliez la centrale de Zouk, obsolète, polluante, et moche. Démantelez la, transformez la zone en zone touristique, et rien qu'avec le prix de vente du terrain vous aurez de quoi financer DEUX centrales modernes au gaz ailleurs, dans une zone moins populée. Les poumons des habitants de la région vous seront très reconnaissants...

    Gros Gnon

    08 h 50, le 11 septembre 2022

  • Le fuel utilise depuis des annees est tellement de mauvaise qualite que chaque operation de maintenance se transforme en empoisonnement des gens qui habitent a proximite. Tout cela pour le plus grand benefice de la canaille des importateurs et de leur protecteurs politiques corrompus. Tfeeeeh.

    Michel Trad

    09 h 23, le 09 septembre 2022

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