C’est au Japon que la Journée internationale de la gentillesse, appelée « World Kindness Day » est née dans les années 1960 et est célébrée depuis 2010 chaque 3 novembre. Être gentil, c’est être bête vous diront certains car méchanceté et réussite sont étroitement associées, et si les philosophes sont toujours divisés pour savoir si la gentillesse fait partie de notre patrimoine génétique, une chose est certaine dans notre monde politique libanais il faudra triompher par tous les moyens, y compris les plus déloyaux pour arriver à devenir ministre ou député.
Et si le responsable fait une déclaration hostile pouvant nuire aux relations diplomatiques du pays, il devient au contraire un héros cynique et désabusé, refusant de démissionner de son poste. Pire et avec la bataille électorale qui se prépare pour élire de nouveaux députés en mars 2022, beaucoup de visages nous paraîtront bons mais n’hésiteront pas à écraser leur prochain pour arriver à leurs fins. Sans oublier les faux gentils, qui tenteront de manipuler les autres sous des dehors tout miel.
Et si le terme « gentillesse » définit le « caractère de ce qui est gracieux, charmant, agréable », avouons que nous, citoyens, avec cette crise socio-économique – du jamais-vu ou vécu depuis 1860 – et avec cette vague d’émigration en masse depuis trois ans, nous sommes vraiment en manque de bonté des mots, ou au moins rassurants de nos dirigeants pour susciter la confiance. Et surtout en manque d’actes de la part des divers partis et d’une pensée en profondeur dans le but de rassembler à nouveau ce pays, mosaïque de confessions, comme exemple pour ce monde moderne.
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