Rechercher
Rechercher

Culture - Poème

Inventaire

Inventaire

La route de Béchouate. Photo F.N.

Assieds-toi là, fils d’homme, et écris ce qui manque encore :

Manque une montagne comme un navire adossé à la nuit

Qui se détache et dérive en direction des étoiles.

Manque une terre fertile qui donne asile au jour,

Manque un peuple pour appuyer l’effort de guerre du printemps.

Nous ne quitterons pas ces terres arides, notre patrie de rocaille,

Patrie de tout ce qui prend fin et de tout ce qui commence.

Ce n’est pas la première fois que nous serions vendus à l’histoire.

La mer est assez forte pour dire ce qu’est le Liban et ce qu’il n’est pas.

Je marche sur mon sol natal avec des pieds d’azur,

Oui à la nuit,

Oui à l’auguste nuit qui fonde nos désirs,

Oui aux sables de la nuit qui organisent nos deuils,

Mais faut-il payer le plus beau jour du plus obscur des mondes ?

Asseyons-nous là, et que le vent d’Est se lève sur nos aires,

Dans le silence des cœurs vont et viennent les saisons.

Dans la douceur des vallons, le soleil déplie ses rayons.

Veille mon cœur sur ce camp volant,

Sur ce ciel qui dort à la belle étoile.

Commencement de mon chant d’une voix si pure,

Qu’il n’est fin à ce chant que dans le commencement.

(Extrait de Dans la nuit de diamant – 2015, L’Harmattan).

Assieds-toi là, fils d’homme, et écris ce qui manque encore :Manque une montagne comme un navire adossé à la nuitQui se détache et dérive en direction des étoiles.Manque une terre fertile qui donne asile au jour,Manque un peuple pour appuyer l’effort de guerre du printemps.Nous ne quitterons pas ces terres arides, notre patrie de rocaille,Patrie de tout ce qui prend fin et de tout ce qui commence.Ce n’est pas la première fois que nous serions vendus à l’histoire.La mer est assez forte pour dire ce qu’est le Liban et ce qu’il n’est pas.Je marche sur mon sol natal avec des pieds d’azur,Oui à la nuit,Oui à l’auguste nuit qui fonde nos désirs,Oui aux sables de la nuit qui organisent nos deuils,Mais faut-il payer le plus beau jour du plus obscur des mondes ? Asseyons-nous là, et que le vent d’Est se lève...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut