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Nos Lecteurs ont la Parole

Meerab et Riyad, une histoire de respect et de confiance

La rencontre qui a réuni le lundi 12 juillet au QG du parti des Forces libanaises à Meerab, autour de Samir Geagea et Walid Boukhari, les producteurs agricoles et industriels et autres acteurs des échanges commerciaux entre l’Arabie saoudite et le Liban, n’était pas un événement ordinaire.

En pleine tourmente dans les relations entre les deux pays – une première depuis leurs indépendances respectives –, l’ambassadeur Boukhari a répondu à l’invitation de Samir Geagea dans la perspective de rétablir l’exportation des produits libanais en Arabie.

Depuis la tristement célèbre histoire des grenades bourrées de captagon et après plusieurs mises en garde, l’Arabie a commencé par arrêter l’importation de produits agricoles du Liban et, suite à un autre incident majeur, la mesure d’interdiction a inclus les produits industriels.

Les pertes du Liban se chiffrent par centaines de millions de dollars par an.

Nous aurions pu comprendre cette tension si elle était née d’un manque de respect de notre souveraineté, de notre identité ou de nos intérêts par le royaume wahhabite.

Il n’en est rien, ou plutôt c’est l’inverse qui se produit et l’entière responsabilité repose sur la conscience inexistante de la junte qui nous dirige.

D’une part, le Hezbollah se bat aux côtés de l’Iran, avec une perspective idéologique et religieuse, contre les intérêts arabes en Iraq, en Syrie, au Liban, au Bahreïn, au Yémen, voire au sein même de l’Arabie saoudite.

D’autre part, et le lien entre les deux est facile à établir, une mafia de stupéfiants cible le royaume saoudien avec des cargaisons de toutes sortes de drogues et notamment le captagon. On comptabilise en six ans des saisies par les autorités saoudiennes de 630 millions de comprimés.

La Syrie, l’Iran et le Hezbollah seraient-ils en train d’y trouver une nouvelle source de financement ? L’affirmative est évidente.

Quand nous disons que nous sommes dirigés par une mafia, le terme n’est pas utilisé pour schématiser la situation, mais pour la décrire avec précision.

Nous sommes en face d’un crime organisé, transfrontalier, aux conséquences particulièrement graves pour le Liban, son peuple, son économie, son image et même ses institutions.

Le danger qui guette le peu de nos institutions qui fonctionne encore est destructeur et souvent irréversible. La mafia infiltre systématiquement et durablement les institutions de l’État tels les services de sécurité et la justice. Elle les gangrène par la corruption et par la terreur et les détourne de leur fonction au service des citoyens. Le blanchiment d’argent, le trafic d’armes et les passerelles vers le terrorisme ne sont que des corollaires inévitables observés partout dans le monde.

À l’instar du contrôle des frontières qui devrait assurer la souveraineté et empêcher le trafic de produits subventionnés vers la Syrie, de la crise politique, de la crise économique et ses terribles conséquences sociales, tout comme dans le trafic de drogues : la majorité au pouvoir est comateuse quand elle n’est pas complice.

C’est à ce niveau que la rencontre de Meerab prend son sens et son ampleur. Le royaume fait confiance à Samir Geagea et aux Forces libanaises. Ils ne sont pas toujours d’accord et ce n’est pas ce qui est demandé, mais le respect et la confiance prévalent.

L’ambassadeur d’Arabie défendait les intérêts de son peuple et des habitants du royaume, au nombre desquels non moins de 350 000 Libanais. Samir Geagea le comprenait et lui donnait raison. Samir Geagea défendait les intérêts des Libanais et le représentant du royaume le respectait pour cela.

Les acteurs présents représentaient l’ensemble du secteur, à l’image du Liban. Leur participation était particulièrement bénéfique.

Dans cette ambiance saine, des solutions réalistes et crédibles ont été présentées, avec le souci de préserver les intérêts de toutes les parties. Elles seront transmises au Conseil des ministres saoudien et au diwan royal.

Dans le sombre tableau ambiant, une fenêtre s’est ouverte lundi à Meerab, cette colline qui scrute l’horizon.

Député de Baabda

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


La rencontre qui a réuni le lundi 12 juillet au QG du parti des Forces libanaises à Meerab, autour de Samir Geagea et Walid Boukhari, les producteurs agricoles et industriels et autres acteurs des échanges commerciaux entre l’Arabie saoudite et le Liban, n’était pas un événement ordinaire.
En pleine tourmente dans les relations entre les deux pays – une première depuis leurs...

commentaires (1)

je rappelle sans aucune mauvaise intention, juste un rappel qui vise a prendre ses precautions vis a vis l'etranger, je rappelle donc que lors des annees noires qui avaient vu yasser arafat diriger le liban du cote "ouest" de la capitale, l'arabie saoudite s'en frottait les mains, ne'aidait notre Liban en rien face aux h9rdes palestiniennes,contents de ne pas les avoirs chez eux.....rappel aussi des annees SS(2 S ) etc... ALORS mr. abou assi, Meerab, geagea et les FL... mollo mollo quant a ce titre pompeux -pour le moins et naif? "Meerab et Riyad, une histoire de respect et de confiance""".l'etranger n'est jamais notre/votre ami copain copain....

gaby sioufi

10 h 19, le 15 juillet 2021

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Commentaires (1)

  • je rappelle sans aucune mauvaise intention, juste un rappel qui vise a prendre ses precautions vis a vis l'etranger, je rappelle donc que lors des annees noires qui avaient vu yasser arafat diriger le liban du cote "ouest" de la capitale, l'arabie saoudite s'en frottait les mains, ne'aidait notre Liban en rien face aux h9rdes palestiniennes,contents de ne pas les avoirs chez eux.....rappel aussi des annees SS(2 S ) etc... ALORS mr. abou assi, Meerab, geagea et les FL... mollo mollo quant a ce titre pompeux -pour le moins et naif? "Meerab et Riyad, une histoire de respect et de confiance""".l'etranger n'est jamais notre/votre ami copain copain....

    gaby sioufi

    10 h 19, le 15 juillet 2021

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