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Environnement - Pollution

Hécatombe du Qaraoun : un lourd bilan de deux cents tonnes de poissons morts

Hécatombe du Qaraoun : un lourd bilan de deux cents tonnes de poissons morts

Volontaires et militaires se sont associés à l’Office du Litani durant plus de deux semaines pour nettoyer les rives du lac des tonnes de carpes mortes. Ici, un volontaire à l’œuvre, le 3 mai. Aziz Taher/Reuters

« Après deux semaines de travail, les équipes de l’Office national du Litani ont nettoyé les rives du lac de Qaraoun, et plus de deux cents tonnes de poissons morts ont été retirées du lac », a souligné hier dans un communiqué l’armée libanaise, qui a activement participé à l’opération. « Tous les poissons évacués ont été traités sur place », ajoute la troupe, qui précise qu’il s’agit uniquement de carpes.

Ce phénomène de carpes mortes par milliers a défrayé la chronique : même dans un milieu aussi pollué que le Qaraoun, lac artificiel et barrage sur le fleuve Litani, au niveau de la Békaa-Ouest, cette hécatombe a surpris par son ampleur. Les pistes invoquées de cette catastrophe environnementale sont multiples, allant d’un polluant létal à une baisse dramatique d’oxygène ou encore un virus des carpes (voir notre édition du 4 mai). Déterminer la cause de la mort de ces poissons était d’autant plus crucial que des centaines de kilos de ces carpes mortes ou mourantes ont été récoltés en bord de lac par des pêcheurs peu scrupuleux, qui les ont ensuite vendus sur les marchés populaires de la Quarantaine ou de Sabra.

Interrogé sur la conclusion de l’enquête, Sami Alawiyé, directeur de l’Office du Litani, indique à L’OLJ que les réponses définitives se font toujours attendre. « L’option d’un pic de pollution bactériologique est toujours retenue, sachant que les carpes sont des poissons particulièrement résistants à la pollution, écrit-il. L’hypothèse d’une baisse drastique d’oxygène est également possible, mais les analyses que nous avons faites prouvent que les carpes ont un seuil de tolérance supérieur à ce qui a été constaté dans le lac. Nous poursuivons également, avec le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), les analyses pour détecter une potentielle prolifération d’un polluant chimique donné, et/ou un pic inhabituel de cyanobactéries – des algues polluantes – dans ce milieu aquatique, mais nous n’avons toujours pas obtenu de résultats concluants. »

Enfin, poursuit le directeur de l’Office du Litani, l’hypothèse d’un virus des carpes, appelé virémie printanière, reste privilégiée, d’autant plus que d’autres espèces de poissons ont été épargnées. « Pour en être sûr, il faut exercer une autopsie sur les carpes, répertorier les indices et les symptômes constatés et effectuer des tests spécifiques, dit-il. Pour ce faire, nous avons envoyé des échantillons à des laboratoires à l’étranger et attendons les résultats. »


« Après deux semaines de travail, les équipes de l’Office national du Litani ont nettoyé les rives du lac de Qaraoun, et plus de deux cents tonnes de poissons morts ont été retirées du lac », a souligné hier dans un communiqué l’armée libanaise, qui a activement participé à l’opération. « Tous les poissons évacués ont été traités sur place », ajoute...

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