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Environnement - Déchets ménagers

Eddy Abillama dénonce « les décharges de la corruption »

Eddy Abillama dénonce  « les décharges de la corruption »

M. Abillama au cours de sa conférence de presse. Photo tirée de la page Facebook du député

À un moment où l’agrandissement de la décharge de Bourj Hammoud-Jdeidé s’est imposé comme la seule solution pour ne pas noyer de détritus les rues du Mont-Liban-Nord et d’une partie de Beyrouth, Eddy Abillama, député du Metn dans le groupe parlementaire des Forces libanaises, a dénoncé « les décharges de la corruption ».

Dans une conférence de presse, M. Abillama a abordé le sujet « de la crise ouverte des déchets, en raison de l’incapacité des autorités à la résoudre, à l’ombre des crises politique et sanitaire pour lesquelles il n’y a aucune solution ». Le député a particulièrement fait mention « de la réouverture de la décharge, autorisée par le gouvernement, qui est actuellement sursaturée, sans que le ministre concerné (NDLR, le ministre sortant de l’Environnement, Damien Kattar) ne s’implique de quelque manière que ce soit ». Il a mis l’accent « sur une discrète opération d’agrandissement de la décharge qu’il faudrait vérifier, étant donné que des fonds ont été secrètement débloqués à cet effet ».

Cette opération d’agrandissement en effet n’a pas été clairement annoncée par le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), mais des informations sont parvenues plusieurs fois à la presse : il s’agit de la création d’une annexe à la décharge sur un terrain de 40 000 mètres carrés sur le littoral de Jdeidé, qui sera gérée par le même entrepreneur, Dany Khoury. Récemment, celui-ci a fermé les portes de la décharge existante, effectivement sursaturée, arguant qu’il ne pouvait plus continuer à stocker en hauteur sur le site en l’absence d’alternative (voir L’OLJ du 9 janvier). Le ministère des Finances a alors débloqué 18 millions de dollars pour l’aménagement de la nouvelle décharge et, suivant des informations obtenues par L’Orient-Le Jour, le nouveau contrat avec le même entrepreneur est en préparation au CDR, avec plusieurs mois de retard (l’aménagement de l’annexe devait avoir débuté en septembre dernier, date de la décision gouvernementale d’agrandissement du site).

Contacté par L’OLJ, M. Abillama s’insurge contre « le secret qui entoure ce nouveau contrat, en l’absence de tout appel d’offres ». « Dans quel objectif aménagent-ils cette nouvelle décharge côtière ? En attendant quoi ? Ils n’ont pas de plan ou négligent les plans élaborés au cours des années précédentes. Ils ont déjà surélevé la décharge existante de quatre mètres. De plus, leurs solutions temporaires vont à l’encontre des conventions internationales contre la pollution de la Méditerranée signées par le Liban », dit-il.

Déplorant que ce sujet ait été relégué au second plan malgré son importance sur l’environnement et la santé, étant donné les crises successives qui frappent la population, le député rappelle qu’il a adressé une question à ce sujet au gouvernement de Hassane Diab le 20 juillet dernier et qu’il pourrait envisager une action auprès du Conseil d’État contre l’agrandissement de la décharge.



À un moment où l’agrandissement de la décharge de Bourj Hammoud-Jdeidé s’est imposé comme la seule solution pour ne pas noyer de détritus les rues du Mont-Liban-Nord et d’une partie de Beyrouth, Eddy Abillama, député du Metn dans le groupe parlementaire des Forces libanaises, a dénoncé « les décharges de la corruption ».Dans une conférence de presse, M. Abillama a...

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