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À La Une - Lbian

Gouvernement Diab : relecture définitive de la déclaration ministérielle lundi

Joumblatt critique le CPL pour sa gestion du dossier de l'électricité et appelle le nouveau cabinet à réformer ce secteur.

Le Premier ministre libanais, Hassane Diab (c), présidant la 8e réunion de la commission en charge de la rédaction de la déclaration ministérielle, le 1er février 2020 au Grand Sérail. Photo ANI

La première mouture complète de la déclaration ministérielle du gouvernement de Hassane Diab a été finalisée samedi, lors de la 8e réunion de la commission gouvernementale en charge de la rédaction de ce texte, sur base duquel le cabinet doit demander au Parlement de lui accorder sa confiance.

La rédaction de la déclaration ministérielle s'est terminée vers 16h, selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle), et une copie du texte a été envoyée à tous les ministres afin qu'ils puissent y apporter leurs commentaires. Ce texte fera l'objet d'une "lecture définitive" par la commission lors d'une réunion prévue lundi à 13h, avant d'être présenté officiellement pour son approbation par le Conseil des ministres.

Selon une source ministérielle citée par la LBCI, la déclaration sera "différente des précédentes". "Elle se concentrera surtout sur les questions financières et économiques et elle fixe un délai précis pour l'application de certaines réformes", ajoute cette source.

Le Liban traverse sa plus grave crise économique et financière depuis 30 ans, couplée à une révolte populaire inédite déclenchée le 17 octobre. Le Premier ministre avait dit espérer dans la semaine que la déclaration ministérielle serait terminée à la fin de cette semaine afin de pouvoir demander la confiance du Parlement la semaine prochaine.

Plus tôt dans la journée, le ministre des Finances, Ghazi Wazni, avait confié à la chaîne LBCI que "la déclaration serait prête lundi".

Le gouvernement de Hassane Diab, dont la formation officielle a été annoncée le 21 janvier, succède au cabinet de Saad Hariri, qui a démissionné le 29 octobre sous la pression de la rue.



(Lire aussi : Un déficit après l’autre, l'éditorial de Issa GORAIEB)



Les critiques de Joumblatt
Avant le début de la réunion de la commission, le leader libanais druze Walid Joumblatt a implicitement critiqué le Courant patriotique libre de Gebran Bassil pour sa gestion du portefeuille de l'Energie, appelant le nouveau gouvernement de Hassane Diab à inclure la question de la production électrique dans sa déclaration ministérielle en vue de trouver une solution à ce dossier.

"Nous espérons que la déclaration ministérielle incluera les demandes des citoyens qui vont crescendo de jour en jour et qu'elle précisera de manière claire la manière de réformer le secteur de l'électricité, sachant qu'on a l'impression que les navires-centrales turcs appartiennent désormais à Electricité du Liban et à ceux qui en ont le monopole depuis des années, comme n'importe quel (propriétaire) de générateur illégal, ce qui explique le coût élevé de production et les gains démesurés", écrit le chef du Parti socialiste progressiste sur Twitter.

Le ministère de l'Energie était détenu ces dernières années par des ministres issus du CPL. Le ministre actuel, Raymond Ghajar, était le conseiller du chef du parti aouniste, qui a lui-même dirigé ce ministère également. La location de navires-centrales turcs par l'Etat afin d'assurer une production supplémentaire de courant électrique a été décidée par les ministres aounistes, un choix régulièrement critiqué par leurs opposants, notamment Walid Joumblatt.

Le Premier ministre Diab s'est par ailleurs retiré, dans l'après-midi, de la réunion avec la commission afin de recevoir une délégation de la Confédération générale des travailleurs libanais, organisation syndicale qu'il a appelée à "coopérer" avec les autorités afin d'"alléger les répercussions de la crise sur la vie de tous les jours des Libanais". L'implication de la CGTL, qui "partage les difficultés des Libanais, est une grande responsabilité nationale", a ajouté M. Diab. Au début de la réunion, la délégation, menée par le président par intérim de la CGTL, Hassan Fakih, a indiqué "avoir confiance en Hassane Diab".

Vendredi, Hassane Diab s’est entretenu avec les chefs des organes de contrôle judiciaire et ceux de contrôle administratif, dans une démarche visant à mettre en avant un souci de se pencher sur la lutte contre la corruption. Le Premier ministre a également enchaîné les réunions avec plusieurs représentants du secteur privé pour identifier les préoccupations prioritaires de plusieurs filières dans le contexte de crise économique et financière aiguë que traverse le pays.




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commentaires (6)

Ça sera comme d’habitude une déclaration ministérielle de belles intentions dans un langage châtié mais en langue de bois précieux afin de ménager la chèvre, le choux, les carottes et surtout les navets !!! Que ceux qui croient aux miracles commencent à préparer leur désillusion

Lecteur excédé par la censure

18 h 22, le 02 février 2020

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Commentaires (6)

  • Ça sera comme d’habitude une déclaration ministérielle de belles intentions dans un langage châtié mais en langue de bois précieux afin de ménager la chèvre, le choux, les carottes et surtout les navets !!! Que ceux qui croient aux miracles commencent à préparer leur désillusion

    Lecteur excédé par la censure

    18 h 22, le 02 février 2020

  • ATTENDONS DE LA LIRE CETTE DECLARATION AVANT DE NOUS Y PRONONCER.

    LA LIBRE EXPRESSION PARLE AU PEUPLE.

    19 h 03, le 01 février 2020

  • Il faut donner aux ministres le temps de se consulter avec leurs parrains évidemment. Soyez magnanimes chers citoyens!

    Bachir Karim

    18 h 14, le 01 février 2020

  • Attendons voir puis jugeons .

    Antoine Sabbagha

    17 h 54, le 01 février 2020

  • Vive la technocratie. Ils sont longs à la détente. 8 jours et toujours pas de déclaration de rédigée. Si à chaque fois qu'ils doivent décider quelque chose ils font le tour de tous leurs parrains on n'est pas sorti de l'auberge. Nous sommes impatients de la lire en tout cas.

    Sissi zayyat

    16 h 41, le 01 février 2020

  • 8 réunions pour rédiger une déclaration ministérielle ! Heureusement que ce sont des technocrates et spécialistes, sinon on aurait attendu au moins 80 réunions Lol

    Lecteur excédé par la censure

    14 h 06, le 01 février 2020

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