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Liban

Aoun à l’ONU où il prononcera son discours mercredi

Diplomatie

L’Assemblée générale s’ouvre dans un climat de grandes tensions ; « l’heure est au dialogue », estime cependant Guterres.

23/09/2019

Le président Michel Aoun est arrivé à New York à la tête d’une délégation composée notamment des ministres des Affaires étrangères Gebran Bassil, de l’Environnement Fady Jreissati et du ministre d’État pour les Affaires présidentielles Salim Jreissati. Le chef de l’État prendra part à la 74e session de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’ouvre aujourd’hui. Il participera ce même jour au sommet « Action climatique » et à l’événement mondial intitulé « Appel à la protection de la liberté de religion », organisé par le président américain Donald Trump, mais qui ne sera pas présent au sommet, selon la Maison-Blanche. Le point d’orgue de la visite du président Aoun à l’ONU sera sa rencontre avec le secrétaire général Antonio Guterres, prévue dans la matinée du 25 septembre, soit le jour où il prononcera le discours du Liban à la tribune de l’Assemblée générale.

Au menu de son programme, le chef de l’État aura des discussions bilatérales avec le roi Abdallah II de Jordanie et avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron n’est par contre toujours pas confirmée, selon la mission française à l’ONU. Il aura aussi un entretien avec le président du Comité international de la Croix-Rouge, Peter Maurer, et avec le président de l’American Task Force for Lebanon (ATFL), Peter Tannous, puissant lobby américano-libanais basé à Washington. D’autres rencontres sont aussi prévues car son programme définitif n’est pas encore arrêté. Michel Aoun prendra part au déjeuner donné le 24 septembre par le secrétaire général de l’ONU en l’honneur des chefs d’État et de gouvernement.


(Lire aussi : Trois grands dossiers au menu des rencontres du chef de l’État, le décryptage de Scarlett HADDAD)


Tournant critique
La 74e session de l’Assemblée générale se déroule au moment où le monde se trouve à un tournant critique sur plusieurs fronts, avec la montée des tensions entre l’Occident et l’Iran et une série d’événements et de conflits inquiétants en Syrie, au Yémen, en Afghanistan, en Libye, entre Israël et la Palestine et au Soudan du Sud. La menace du changement climatique occupe aussi une place prépondérante à un moment où le soutien du gouvernement américain au multilatéralisme semble s’essouffler, mais l’impact croissant sur le climat a des conséquences sur la sécurité nationale des pays. Entre-temps, l’équipe de la politique étrangère de la Maison-Blanche subit des changements et le Royaume-Uni est en pleine tourmente face aux développements précédant le Brexit. Face à ces défis, Antonio Guterres attend des dirigeants mondiaux qu’ils fassent preuve de plus « d’ambition et d’action » et tiennent compte des attentes des peuples. « J’ai dit aux dirigeants de ne pas venir avec des discours compliqués, mais avec des engagements concrets », car « l’heure du dialogue et des solutions politiques est venue », estime le secrétaire général.


(Lire aussi : Amal Moudallali à « L’OLJ » : L’Académie de l’homme pour le dialogue, une victoire pour le Liban)


Solutions et changement
Placée sous la présidence du Nigérien Tijjani Muhammed Bande, cette session, centrée sur le thème « Dynamiser les efforts multilatéraux pour l’éradication de la pauvreté, l’éducation de qualité, l’action contre le changement climatique et l’inclusion », se tiendra avec la participation « de 91 chefs d’État, six vice-présidents, 45 chefs de gouvernement, cinq vice-Premiers ministres, 44 ministres, deux présidents de délégation et trois observateurs. Le nombre de réunions demandées a grimpé à 630, comme l’indiquait vendredi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric. La semaine diplomatique intense comprend une douzaine de sommets, réunions et conférences en marge du traditionnel débat général au cours duquel s’exprimeront tous les États membres de l’ONU. Ce sera l’occasion de présenter l’organisation internationale comme « un centre de solutions et un moteur pour un changement significatif et positif dans la vie des peuples », estime M. Guterres.



Diplomatie intense
Concernant l’objectif de l’événement international « Appel à la protection de la liberté de religion », organisé par le Donald Trump en présence du vice-président Mike Pence, « le président américain s’emploie à élargir le soutien international aux efforts en cours pour protéger la liberté religieuse à la suite de la persécution croissante de personnes sur la base de leurs convictions et d’un nombre croissant d’attaques et de destructions de lieux de culte par des acteurs officiels et non officiels », affirme le département d’État. « Le président Trump appellera la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour prévenir les attaques contre les personnes fondées sur leur religion et leurs convictions et pour garantir le caractère sacré des lieux de culte et des espaces publics accessibles à toutes les religions. »



Climat, développement durable : « Pas de temps à perdre »
S’agissant du changement climatique, M. Guterres souligne que le monde n’a pas de temps à perdre. « Nous sommes en train de perdre la course contre le changement climatique. Notre monde ne respecte pas les Objectifs de développement durable (ODD) », a-t-il prévenu, tout en rappelant le danger « des guerres commerciales et des véritables guerres », ainsi que la prolifération des discours de haine et des armes meurtrières. « La tension est à son comble et les gens ordinaires paient toujours le prix le plus élevé. C’est le moment de calmer les tensions, et cela n’est nulle part plus important que dans le golfe Persique », a-t-il déclaré. Le message de M. Guterres aux dirigeants de la planète est simple : il ne faut pas que « la semaine de haut niveau soit consacrée à des discussions technocratiques ou à de beaux discours. Donnez la priorité aux peuples, à leurs besoins, à leurs aspirations, à leurs droits. Les gens veulent des solutions, des engagements et des actions », a-t-il souligné.

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gaby sioufi

ALI BABA N'AURAIT PAS FAIT MIEUX JE DIRAIS.
TT CA N'EST PAS DU NOUVEAU..QUI ACCOMPAGNE QUI ETC...
JE PRIE SEULEMENT DIEU QUE LE "SPEECH' DE M AOUN NOTRE PRES NE SOIT PAS TROP FORTEMENT "ENTENDU" COMME INDICATION L'INFEODATION DE NOTRE LIBAN A L'IRAN.
CAR SINON... L'HISTOIRE DES CONSEQUENCES DU SPEECH DE FEU LE PRES. FRANGIEH A L'ONU RISQUE FORT DE SE REPETER,

Irene Said

Une question:
que va faire à New York le "ministre de l'Environnement" qui n'a pas été capable jusqu'à présent de gérer convenablement notre environnement libanais ???

Une autre question:
Michel Aoun est déjà chef de l'Etat Libanais...a-t-il besoin de trimbaler avec lui un "ministre d'Etat pour les affaires présidentielles " ???

Il est vrai que les caisses de notre "Super-Etat-Fort" débordent de dollars...
On l'avait oublié, nous qui grâce à eux nageons aussi dans l'oppulence !!!
Irène Saïd


L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ATTENDONS VOIR CE QU,IL EN RESULTERA. DEJA ON PARLE QUE LE NOMBRE DES ACCOMPAGNANTS DANS CE VOYAGE DEPASSE DE BEAUCOUP CELUI DES PLUS GRANDS PAYS DE LA PLANETE. AUSTERITÉ IMPOSE !!!

Lecteurs OLJ

On raconte que la délégation Libanaise qui accompagne notre Président est forte de pas moins de 160 personnes.
L’OLJ n’en dit mot.
Je suis au même titre que ceux qui en font les gorges chaudes, curieux de savoir qui et qui, qui est quoi et pourquoi, toute cette smalla navigue dans les airs, loge dans les quatre ou cinq étoiles à mes frais.
Tandis que comme le Liban je suis au bout du rouleau, je suis grâce à ces Ulysses du XXI e siècle sans travail et sans revenus ni rentrées.
Georges Tyan

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