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Hariri annonce la suspension prolongée des programmes de la Future TV

Liban

La Future TV "se prépare à une nouvelle phase, qui débutera dans les prochains mois", précise le chef du gouvernement.

OLJ
18/09/2019

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, à qui appartient la chaîne Future TV, a annoncé mercredi la suspension du travail au sein de cette chaîne de télévision et la liquidation des droits de tous les employés, en raison de problèmes financiers. Cette décision intervient alors que le personnel de la chaîne avait entamé, début août, une grève afin de réclamer le paiement de tous les salaires non-versés, suspendant ses bulletins d'informations et la diffusion de ses programmes en direct. 

"La décision n'a pas été facile, ni pour moi, ni pour le Courant du Futur, ni pour les fondateurs, les employés et employées, ni pour les millions de téléspectateurs et arabes qui ont suivi la chaîne pendant plus d'un quart de siècle", a indiqué M. Hariri dans un communiqué. Soulignant les valeurs de l'institution, "telles qu'elles avaient été voulues par l'ancien Premier ministre martyr Rafic Hariri, à savoir la diversité, le vivre-ensemble, l'amour de la culture, de la liberté et de l'ouverture", Saad Hariri a ajouté que la chaîne "ne s'éteint pas, mais clôture une période de son histoire, le temps de résoudre les problèmes financiers accumulés". La Future TV, qui avait été créée en 1993, "se prépare à une nouvelle phase, qui débutera dans les prochains mois", a-t-il précisé.
Le Premier ministre libanais s'est encore excusé auprès de tous les employés de la Future TV et de leurs collègues du quotidien al-Moustaqbal, leur promettant de respecter "tous leurs droits".


La circulaire du conseil d'administration
Auparavant dans la journée, le conseil d'administration de la Future TV avait rendu publique une circulaire administrative signée par le directeur général Ramzi Jbeili, dans laquelle il annonçait "une restructuration de tous les départements de la chaîne pour un nouveau départ lors de la prochaine étape", précisant dans ce contexte que "la main d’œuvre devra être drastiquement réduite".
Le conseil souligne également qu'il sera "obligé de mettre un terme aux contrats de certains collègues en leur payant toutes les indemnités et les montants qui leur sont dus, en vertu de l'article 50 du code du travail libanais, en respectant également les délais légaux (de licenciement) pour tous les collègues concernés, et ce, en plusieurs étapes". Si la circulaire a été rendue publique aujourd'hui, elle a été signée le 13 septembre et était entrée en vigueur deux jours plus tard.

Réagissant à l'annonce de M. Hariri, les Kataëb ont exprimé dans un communiqué "leurs craintes vis-à-vis de la situation difficile des médias au Liban". "Les Kataëb invitent les responsables concernés à mettre en place un plan de sauvetage" de la presse au lieu de poursuivre leur politique de "musellement et de restriction aux libertés".

En janvier dernier, le quotidien al-Moustaqbal, qui appartient également à M. Hariri, avait déjà cessé de paraître, également pour des raisons financières, alors que la presse et les médias libanais traversent une période de crise.  En septembre 2018, le prestigieux groupe de presse Dar as-Sayyad, a quant à lui fermé ses portes. QUelques mois plus tôt, en juin, le prestigieux quotidien panarabe al-Hayat, fondé en 1946, avait fermé son bureau à Beyrouth. Il avait été précédé fin 2016 par le quotidien as-Safir, lancé en 1974 et qui avait accueilli dans ses colonnes les plus grands intellectuels arabes. D’autres médias adoptent une politique de restriction, recourent à des licenciements ou se trouvent dans l’incapacité de payer les salaires de leurs journalistes et employés.



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HIJAZI ABDULRAHIM

Il n’a jamais rien géré de sa vie et on lui demande de gérer un pays....il n’est par conséquent pas étonnant que le Liban s’enfonce dans la crise......

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DOMMAGE !

BOSS QUI BOSSE

Sincèrement j'suis triste pour Saad Hariri.

On a l'impression qu'il n'est pas vraiment à sa place là où il se trouve .

Il a commis des erreurs , beaucoup d'erreurs en suivant aveuglément le chant des sirènes apportés par des vents mauvais venus de l'Ouest.

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