Avec « À voix basse », Leyla Bouzid affronte le tabou de l’homosexualité en Tunisie
Entre chronique familiale et portrait social, la réalisatrice explore les pressions exercées sur les personnes LGBTQ dans un pays où la loi continue de criminaliser leurs relations.
La jeune Lilia (Eya Bouteraa) et sa maman (Hiam Abbass) dans le film tunisien « À voix basse ». Photo Momento
Pendant une dizaine de jours, Leyla Bouzid, réalisatrice de À voix basse, a accompagné les projections de son film à Tunis, dans le Cap Bon et dans le nord du pays. À rebours du climat répressif visant la communauté LGBTQ en Tunisie, l’accueil s’est révélé largement positif, nourri par les échanges qui ont suivi les séances. « Ce sont certes des projections organisées par des ciné-clubs, donc avec un public déjà un peu sensibilisé », nuance la réalisatrice. « Mais les débats suscitent énormément de questions. Certaines scènes d’amour mettent mal à l’aise, alors j’explique pourquoi elles étaient nécessaires dans le film. Et parfois, les réactions les plus fortes viennent de scènes que je ne pensais pas particulièrement choquantes, comme cette sortie funéraire lors d’un enterrement, qui provoque beaucoup d’émotion », raconte-t-elle.Un...
Pendant une dizaine de jours, Leyla Bouzid, réalisatrice de À voix basse, a accompagné les projections de son film à Tunis, dans le Cap Bon et dans le nord du pays. À rebours du climat répressif visant la communauté LGBTQ en Tunisie, l’accueil s’est révélé largement positif, nourri par les échanges qui ont suivi les séances. « Ce sont certes des projections organisées par des ciné-clubs, donc avec un public déjà un peu sensibilisé », nuance la réalisatrice. « Mais les débats suscitent énormément de questions. Certaines scènes d’amour mettent mal à l’aise, alors j’explique pourquoi elles étaient nécessaires dans le film. Et parfois, les réactions les plus fortes viennent de scènes que je ne pensais pas particulièrement choquantes, comme cette sortie funéraire lors d’un enterrement, qui provoque...
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