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Dernières Infos - Etats-Unis

Le Sénat américain valide la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed


Kevin Warsh, nommé à la présidence de la Réserve fédérale des États-Unis, témoigne lors d’une audition devant la commission bancaire du Sénat au Capitole des États-Unis, à Washington, le 21 avril 2026. Photo Mandel Ngan / AFP

Le Sénat américain a validé mercredi la nomination du candidat de Donald Trump, Kevin Warsh, à la tête de la puissante banque centrale des États-Unis, la Réserve fédérale (Fed). M. Warsh, 56 ans, n'a plus qu'à prêter serment avant de prendre définitivement ses fonctions pour un mandat de quatre ans. Sa nomination a été confirmée par 54 votes contre 45.

La plupart des élus de l'opposition démocrate ont voté contre. Ils doutent qu'il saura faire barrage aux pressions de Donald Trump, qui attend des taux d'intérêt plus bas pour stimuler l'économie américaine.

Le chef de l'Etat balaie d'un revers de main la poussée de fièvre inflationniste en cours, que la Réserve fédérale est censée contenir. « Les Américains méritent de savoir clairement si M. Warsh est déterminé à défendre la Réserve fédérale en cette période d'attaques sans précédent et de pressions politiques de la part de la Maison Blanche », a déclaré avant le vote le sénateur démocrate Chris Van Hollen.

« J'espère qu'il agira en toute indépendance et qu'il prendra des décisions fondées sur des faits et des preuves, même lorsque ces décisions iront à l'encontre des volontés du président », a ajouté l'élu du Maryland (est).

La chambre haute, où le camp présidentiel est majoritaire, avait déjà validé mardi l'entrée de Kevin Warsh au conseil des gouverneurs de la Fed, pour quatorze ans. M. Trump avait envisagé de le nommer au sommet de l'institution monétaire dès 2018, du temps de son premier séjour à la Maison Blanche. Il lui avait finalement préféré Jerome Powell, renouvelé sous le démocrate Joe Biden, dont la présidence s'achève vendredi. Donald Trump avait très vite regretté son choix et l'a fait savoir en multipliant les injures et pressions de toutes sortes à l'encontre de M. Powell.

Nombre d'observateurs prédisent à Kevin Warsh le même sort s'il n'abaisse pas les taux directeurs. Or, si le président de la Fed est une voix très influente, son vote ne pèse pas plus lourd que celui des onze autres personnes qui votent sur la politique monétaire des Etats-Unis.

La plupart sont aujourd'hui focalisées sur l'inflation qui s'éloigne à grande vitesse de l'objectif de l'institution (2%) du fait du choc énergétique créé par la guerre au Moyen-Orient. Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un rythme qui n'avait plus été vu depuis quasiment trois ans (+3,8% sur un an).

Powell reste à la Fed

Kevin Warsh présidera sa première réunion de politique monétaire les 16 et 17 juin. Il retrouve une institution qu'il a déjà connue en tant que simple gouverneur (2006-2011) et siégera aux côtés de responsables dont il a critiqué sévèrement les choix.

Le premier d'entre eux est Powell, qui a passé huit ans à la tête de la Fed et décidé de rester au conseil des gouverneurs (il peut le faire jusque janvier 2028). L'institution représente une forme de protection pour celui que Donald Trump a pris en grippe. Il y a également la gouverneure Lisa Cook, que le président américain a aussi tenté d'éjecter. La Cour suprême doit rendre prochainement sa décision dans cette affaire.

« Je ne pense pas que l'indépendance de la politique monétaire soit menacée lorsque des élus expriment leur point de vue sur les taux. L'indépendance de la Fed dépend de la Fed elle-même », a affirmé Kevin Warsh devant les sénateurs qui l'ont auditionné, le mois dernier.

Les investisseurs accueillent plutôt bien son arrivée à la Fed. Ils se rappellent qu'il a été un banquier central « faucon », soucieux de l'inflation, et pensent qu'il ne défendra pas des baisses de taux injustifiées. « Warsh pourrait peut-être voter pour une baisse des taux », dit à l'AFP Mark Zandi, économiste à Moody's, « mais il sait qu'il ne l'emportera pas, car il n'y aura que son vote, peut-être un autre, et tous les autres ne voudront pas bouger, voire voudront commencer à relever les taux » au vu de l'inflation.

Le Sénat américain a validé mercredi la nomination du candidat de Donald Trump, Kevin Warsh, à la tête de la puissante banque centrale des États-Unis, la Réserve fédérale (Fed). M. Warsh, 56 ans, n'a plus qu'à prêter serment avant de prendre définitivement ses fonctions pour un mandat de quatre ans. Sa nomination a été confirmée par 54 votes contre 45. La plupart des élus de l'opposition démocrate ont voté contre. Ils doutent qu'il saura faire barrage aux pressions de Donald Trump, qui attend des taux d'intérêt plus bas pour stimuler l'économie américaine. Le chef de l'Etat balaie d'un revers de main la poussée de fièvre inflationniste en cours, que la Réserve fédérale est censée contenir. « Les Américains méritent de savoir clairement si M. Warsh est déterminé à défendre...