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Ni Hezbollah ni Israël : une troisième voie est-elle possible pour le Liban ?


Peut-on être à la fois contre Israël et contre le Hezbollah ? S’il n’existe pas de sondages sur le sujet, on peut arguer qu’une grande partie des Libanais répondrait par l’affirmative à cette question. La majorité n’a aucune sympathie pour un État qui le bombarde, l’occupe et oblitère une partie de son territoire, d’autant plus dans un contexte où l’État en question a anéanti la bande de Gaza en toute impunité. Elle n’en a pas plus pour un parti-milice qui la menace de guerre civile, a vraisemblablement assassiné ses plus grandes figures et a entraîné le Liban dans trois guerres (sans compter son intervention en Syrie) depuis le retrait israélien du Sud en 2000.

Il y a bien sûr une minorité qui souhaite ouvertement une normalisation avec l’État hébreu, indépendamment de la question du Hezbollah, et voit en lui l’allié naturel du Liban. Et il y a bien sûr la base populaire du parti-milice, plus nombreuse, qui, si elle peut être en colère vis-à-vis de ses actions, finira par tout lui pardonner quoi qu’il arrive. Mais ces deux camps existaient avant la guerre et, si elle a eu un impact sur eux, l’essentiel de la dynamique ne se joue pas là.

Ni Israël ni Hezbollah : sur le papier, ce slogan peut réunir le plus grand nombre et offrir une troisième voie pour le Liban. Il permet d’affirmer la souveraineté du pays du Cèdre vis-à-vis d’Israël et de l’Iran et de rejeter la rhétorique et les actions ignominieuses des deux belligérants. En théorie, il est plus que séduisant. En pratique, il se heurte toutefois très vite à la réalité, encore plus en période de guerre.

Si la grande majorité ne soutient aucun des deux camps, la plupart de ceux qui la composent finissent par basculer dans l’un ou dans l’autre, non par amour du premier, mais par rejet absolu du second. Plus on gratte, plus le gris prend la couleur du jaune ou du bleu. Il suffit de répondre à la question suivante pour se faire une idée : si vous deviez faire la paix (froide) avec l’un des deux, lequel choisiriez-vous ? Ou plutôt, avec lequel vous semble-t-il impossible de vivre en paix ? Finalement, la grande majorité des Libanais ne souhaite pas la victoire d’Israël ou du Hezbollah, mais la défaite de l’un des deux. Ils espèrent que l’un, tout aussi repoussant soit-il, les aidera à se débarrasser de l’autre.

Le problème, c’est que cette logique se heurte, elle aussi, à la réalité. Le Hezbollah peut résister pendant des années ou des décennies, mais il est bien incapable d’infliger une défaite majeure à son adversaire. Parier sur le Hezbollah, c’est parier sur une guerre sans fin dont le seul objectif atteignable est d’empêcher son adversaire d’obtenir une victoire totale. Mais à quel prix ?

Israël, de son côté, peut affaiblir considérablement le parti-milice, en détruisant ses infrastructures et en décimant son commandement, mais il est bien incapable de lui infliger une défaite totale. Parier sur Israël, c’est parier sur une guerre sans fin dont le seul objectif atteignable est de maintenir son adversaire, ad vitam aeternam, dans une position de bête traquée. Mais à quel prix ?

Dans les deux scénarios, le Liban paiera le prix lourd. Dans ces circonstances, la troisième voie semble être la seule à pouvoir nous sortir de l’impasse. Mais à condition de s’entendre sur ce qu’elle signifie. Le débat est loin d’être nouveau au Liban. Durant la guerre civile, il explorait la possibilité de faire entendre une voix qui ne soit alignée sur aucun des deux principaux camps, tout en faisant la synthèse de leurs meilleurs arguments. Plus tard, il avait pour objectif de dépasser le clivage entre le 8 et le 14 Mars, tous deux décrédibilisés pour des raisons différentes, et connaîtra un succès retentissant, mais sans lendemain, durant le soulèvement du 17 octobre. Et s’il a pris aujourd’hui une dimension encore plus existentielle, le fond demeure à peu près le même.

Il y a un large consensus dans les milieux intellectuels, militants et diplomatiques, sur le fait que l’État est notre seul salut. Mais l’État ne pourra exister pleinement tant qu’il n’aura pas recouvré sa souveraineté. Et il ne pourra le faire tant qu’une milice dépendant d’un pays étranger la lui disputera. Jusqu’ici, la plupart de ceux qui s’opposent à la fois à Israël et au Hezbollah sont sur la même ligne. C’est ensuite que le débat se corse, quand il s’agit de répondre à la question de savoir comment traiter la question du Hezbollah, encore plus dans un contexte d’occupation israélienne du Liban-Sud.

Une partie de l’intelligentsia libanaise veut à tout prix éviter de marginaliser la communauté chiite et de passer pour des collaborateurs de l’État hébreu. Elle préconise ainsi un désarmement qui se ferait par le dialogue, plus ou moins musclé, à l’aide de la communauté internationale, une fois que l’armée israélienne aura quitté le territoire.

Mais cette approche, pleine de bonnes intentions, conduit au contraire à renforcer ce qu’elle veut combattre. D’un côté, le Hezbollah est très clair sur le fait qu’il ne rendra pas ses armes et qu’il est prêt à se battre pour les garder. Tant qu’il sera dominant au sein de sa communauté, imaginer une révolte de celle-ci contre lui est absurde. De l’autre, Israël ne se retirera pas, même s’il s’y engage dans un éventuel accord, tant que la question du Hezbollah ne sera pas définitivement réglée.

Ainsi, plus l’État reste passif, plus la troisième voie est condamnée d’avance. Elle ne peut exister que s’il reprend son destin en main, non pas en négociant un accord de paix avec Israël – ce n’est pas la priorité –, mais en neutralisant la milice, d’abord sur le plan politique puis sur le plan policier. La troisième voie implique de le faire non pas parce que Israël le demande ou dans une logique communautaire, mais avec un discours étatiste à la fois ferme et inclusif.On peut continuer de penser qu’il n’en a pas les moyens, que le timing n’est pas opportun ou que le coût sera trop élevé pour le Liban. Mais outre le fait que chacun de ces arguments peut être largement contesté, l’alternative est une nouvelle fois bien pire pour le Liban : soit Israël reprendra la guerre totale, soit il fera de l’État libanais, sous la pression internationale, l’exécutant de sa politique. Et encore une fois, nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer.

Peut-on être à la fois contre Israël et contre le Hezbollah ? S’il n’existe pas de sondages sur le sujet, on peut arguer qu’une grande partie des Libanais répondrait par l’affirmative à cette question. La majorité n’a aucune sympathie pour un État qui le bombarde, l’occupe et oblitère une partie de son territoire, d’autant plus dans un contexte où l’État en question a anéanti la bande de Gaza en toute impunité. Elle n’en a pas plus pour un parti-milice qui la menace de guerre civile, a vraisemblablement assassiné ses plus grandes figures et a entraîné le Liban dans trois guerres (sans compter son intervention en Syrie) depuis le retrait israélien du Sud en 2000.Il y a bien sûr une minorité qui souhaite ouvertement une normalisation avec l’État hébreu, indépendamment de la question du Hezbollah, et...
commentaires (23)

La doctrine états-unienne Qualitative Military Edge (supériorité militaire qualitative) adoptée par Israël depuis Ben Gourion, ne permettra jamais au Liban de se doter d'une armée forte. Espérez, dans ce contexte, que le pays du Cèdre sera un jour capable de désarmer le Hezbollah tient d'un voeux pieux. Seule une alliance avec un pays ou une entité tiers - France, Etats-Unis, ONU, Israël ou autres - pourrait débloquer la situation. A condition que ceux qui aideront le Liban acceptent de se battre et ne contentent pas, comme la FINUL, de compter les projectiles qui traversent la frontière.

Fingal Victor

17 h 41, le 16 mai 2026

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Commentaires (23)

  • La doctrine états-unienne Qualitative Military Edge (supériorité militaire qualitative) adoptée par Israël depuis Ben Gourion, ne permettra jamais au Liban de se doter d'une armée forte. Espérez, dans ce contexte, que le pays du Cèdre sera un jour capable de désarmer le Hezbollah tient d'un voeux pieux. Seule une alliance avec un pays ou une entité tiers - France, Etats-Unis, ONU, Israël ou autres - pourrait débloquer la situation. A condition que ceux qui aideront le Liban acceptent de se battre et ne contentent pas, comme la FINUL, de compter les projectiles qui traversent la frontière.

    Fingal Victor

    17 h 41, le 16 mai 2026

  • Disons ça autrement Les milices Amal et Hezb ne se nourrissent que de l’état de guerre permanent qu’elles auto-entretiennent pour se légitimer. Donc elles provoquent sans cesse Israël pour que celui-ci riposte et donne un sens à leur existence. À l’issue d’un potentiel traité de paix, Israel will mind its own business côté militaire. Côté civil, les échanges commerciaux seront nourris (cf les UAE) et mutuellement bénéfiques aux deux pays. Restera l’ardue tache aux Libanais de se pacifier à l’interne. CQFD: Israël ne sert que de prétexte pour ne pas s’occuper des problèmes les plus compliqués

    ehaiat@aol.com

    00 h 49, le 16 mai 2026

  • Incorporez la milice à l’armée sous son principe recteur de que les armes serviront seulement pour la défense du territoire libanais au cas des nouvelles invasions ou violations du territoire de la part d’Israel. Et la reprise des réfugiés palestiniens par Israël .

    Jorge Jure

    08 h 51, le 13 mai 2026

  • La 3eme voie qui se présente aux libanais est l'aassfouriée... exclusive et garantie!

    Toujours Surpris

    05 h 06, le 13 mai 2026

  • Re bonjour Beyrouth... Merci Mr Raymond ...vous avez annoncé la troisième voie ...Eradiquer cette gangrène : Le confessionalisme Une laïcité et un état fort ...Administrativement et militairement. Pourquoi pas ! La susse vit paisiblement et, qui plus est ,un état le plus armé d'Europe ....pour son peuple! Merci à L'OLJ de nous laisser échanger ...

    salamé riad

    19 h 57, le 12 mai 2026

  • Si Israël est l'ennemi, c'est parce que les Libanais en ont décidé ainsi. Le Comité d'Accueil de 1948, cinq armées, allaient "en finir" avec ces revenants. Mémorable. Inoubliable. Je m'imagine à la place de ce -mini-pays à qui l'on refuse le droit à l'existence, sans cesse "invité" à se défendre. Quelques 14 millions de Juifs, dont la motié sur ce lopin de terre des origines, pourchassés, détestés par des milliards d'Arabo-Chrétiens-Musulmans et turbans Perses. Je ne rêve pas d'être à leur place. Shame on us !

    Lillie Beth

    19 h 50, le 12 mai 2026

  • Suite Le Liban aujourdhui offre tout le pays en sacrifice aux barbus afin de ne pas être perçus comme traître. Envers qui?

    Charles Sebbag

    18 h 11, le 12 mai 2026

  • Le gouvernement Libanais est paralysé a l'idée des destructions qu'une guerre civile entrainerait. Entre temps il laisse le pays être ravagé par la guerre contre Israel. Est-ce qu'une guerre civile ferait un pire carnage que ce que vivent les Libanais aujourdhui? C'est beau de penser à toutes ces options mais il n'y a que 2 voies. Pour ou contre Hezbola. Si c'est pour Hezbola, alors que le pays entier s'unisse contre Israel. Si c'est contre Hezbola alors se joindre a Israel et en finir avec les barbus. De refuser la traitrise

    Charles Sebbag

    18 h 07, le 12 mai 2026

  • C’est cette logique qui demande un état militairement fort. Les états unis n’en veulent pas sinon ils auraient donné des vraies armes à l’armée. La France et l’Europe parlent toujours mais pas d’action concrètes. L’état doit donc engager et payer un pays avec une armée solide pour le renforcer. Choisissez.

    Vincent Makhlouf / ENHANCED FORM

    13 h 46, le 12 mai 2026

  • Merci à Ma Réalité: "Arrêtons de blâmer Israël et l'Iran, c'est nous qu'il faut blâmer. Et c'est l'État qui a échoué au fil des temps de créer un sentiment commun." Si l'État n'était pas gangréné par le confessionalisme et le duo favoritisme/corruption qui en découle, le Liban serait sans doute ailleurs aujourd'hui. Neutralité régionale et laïcité d'État, à l'instar de la Suisse. Hélas, ce n'est pas pour demain.

    Alain Raymond

    13 h 02, le 12 mai 2026

  • La troisième voie suppose que les dirigeants libanais actuels se débarrassent de leur Syndrome de Stokholm vis á vis du hezballah et que l'ETAT PROFOND soit combattu au préalable. Concernant le positionnement des uns et des autres. Il y a le cout qui doit rentrer en ligne de compte: il est beaucoup plus importants sur tous les plans pour les libanais. Les israeliens ont un cout de loin inférieur et en plus, compensable dans le futur. A un deuxième degré d'analyse : Tous les libanais partagent les couts, mais pas les revenus: ni actuels ni potentiels qui sont de l'exclusivité de hezballah.

    Moi

    12 h 20, le 12 mai 2026

  • Merci de relancer le debat. Reformuler le probleme comme la reponse a deux negations risque de nous ramener dans l'impasse historique que l'OLJ avait bien resume, a savoir que deux negations ne font pas une nation.

    Baddoura Rafic

    12 h 20, le 12 mai 2026

  • Certes c'est bien là la seule et unique alternative. Le président et son premier ministre s'étaient attelés à cette tâche avec prudence, qui exigerait bien plus d'une année. "On" leur donna 2 mois, puis de moins en moins de temps, car les objectifs sont depuis la nuit des temps l'expansion territoriale. Donc , accords de trêve ou de paix,, paroles en l'air pour continuer le vidange à coups de bombes, c.a.d. d'extermination. La réconciliation entre communautés est possible, exige une longue période d'acalmie, qui déplait , car elle ne coïncide pas aux objectifs sur lesquels on mise.

    Popovic-Haddad Diana

    11 h 45, le 12 mai 2026

  • Peut-on être à la fois contre Israël et contre le Hezbollah ? nous demande-t-on dans l,article de Monsieur Samrani. - DROLE de question ! on peut avoir maints amis et maints ennemis. Israel, jusqu,a preuve du contraire, est un ENNEMI. Le tandem hezbo/berry deux suppots de l,Iran, du moins jusqu,aujourd,hui, sont des ENNEMIS qui ont cause d,immenses maux au pays en provoquant nos deux voisins immediats et tous les Arabes en general.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 28, le 12 mai 2026

  • Ce parti vendu a toujours cherché des ennemis imaginaires pour guerroyer en faisant croire à leurs partisans qu’ils étaient en danger et que seuls leurs armes pouvaient leur assurer la sécurité alors qu’elles ne servent qu’à les faire déloger et massacrer pour la gloire de pays et de causes étrangères. Les médias ont un grand rôle pour éclairer ces gens endoctrinés qui n’arrivent plus à raisonner malgré les dégâts subis et les morts tombés pour rien. Notre pays ne peut être sauver par des mensonges de fraternité et d’union nationale qui n’existent pas. On plâtre pas une jambe gangrenée,on l’am

    Sissi zayyat

    10 h 58, le 12 mai 2026

  • Notre intelligentsia politique préconise un désarmement qui se ferait par le dialogue, plus ou moins musclé, à l’aide de la communauté internationale, une fois que l’armée israélienne aura quitté le territoire. C’est de l’utopie que de croire que par le dialogue ce parti vendu finirait par déposer ses armes. Quand à la participation de sa communauté, il est le premier à empêcher les élites de cette dernière à participer à la vie politique sans son adoubement. Ils veulent continuer à infiltrer nos institutions pour mieux les bloquer avec des agents doubles tels que Berry et cie.

    Sissi zayyat

    10 h 51, le 12 mai 2026

  • Oui Anthony Samrani vous avez raison d’analyser les ressorts d’une troisième voie. En tout état de cause , c’est la seule manière de sortir de la polarisation. De même, ce qu’il faut viser n’est pas l’unanimité. C’est impossible . Ce qu’il faut chercher est un consensus satisfaisant où personne ne perd la face, n’a le sentiment d’avoir capitulé ou d’être humilié. La voie du salut passe par la construction d’une solution négociée incluant toutes les parties prenantes. Toutefois, elle est évidemment complexe et pas facile à trouver.

    Ghazal Michel

    10 h 47, le 12 mai 2026

  • Cher Monsieur Samrani, J’aime bcp vos éditoriaux et la finesse de vos analyses. Dans le choix difficile que vous proposez, lequel donne une perspective de développement, d’indépendance et de prospérité au Liban ? Israël n’a pas vocation à occuper le Liban si le Liban recouvre sa souveraineté sur des milices incontrôlables. Les Accords d’Abraham montrent bien que les pays signataires peuvent redéployer leurs ressources d’une façon bien plus bénéfique pour l’état et ses citoyens. L’Arabie Saoudite l’a bien compris. Quelles perspectives pour le Liban offre un Hezbollah coupé de son mentor ?

    ehaiat@aol.com

    09 h 53, le 12 mai 2026

  • NON !

    Remy Martin

    08 h 48, le 12 mai 2026

  • Tant qu'il n'y a pas une vision commune du Liban entre toutes les communautés libanaise, tant qu'il y aura des guerres. Ils pourront etre avec d'autres noms que le Hezb et Israel comme ils l'ont été dans le passé. Arrêtons de blâmer israël et l'iran, c'est nous qu'il faut blâmer. Et c'est l'etat qui a échoué au fil des temps de créer un sentiment commun.

    Ma Realite

    08 h 36, le 12 mai 2026

  • Très grande lucidité , je partage votre analyse , Inchallah

    Johnny ZAHR

    08 h 11, le 12 mai 2026

  • Logique, mais la logique la milice n’en a aucune. Elle a été créée, financée et armée par les barbus, pour servir les barbus. Le slogan de “résistance” est un gros mensonge. Sa raison d’être ne peut s’expliquer que par la guerre continuelle avec Israël, très souvent simplement en paroles… jusqu’à ce que l’Iran décide du contraire. L’Etat a tout essayé et a même subi de nombreuses critiques pour sa grande sollicitude, mais sans aucun résultat, bien au contraire. On ne peut plus faire grand chose, et comme le voulait imprudemment nasrallah , c’est bien le champ de bataille qui décidera.

    NG

    05 h 46, le 12 mai 2026

  • Et si on essaierait de convaincre la communauté Chiite de lâcher la milice Hezbollah en les incluant politiquement et en promettant la reconstruction de leurs villages détruits ?,la milice ne survivra pas! C’est une utopie possiblement mais c’est encore mieux que la procrastination

    Paul SIDANI

    05 h 10, le 12 mai 2026

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