X

À La Une

Les règles d'engagement entre le Hezbollah et Israël ont changé, selon la presse libanaise

Revue de presse

Certains journaux notent que cette escalade remet sur la table la question de la stratégie nationale de défense.

26/08/2019

Après le raid israélien en Syrie, qui a fait deux morts dans les rangs du Hezbollah, la chute de deux drones israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du parti chiite, et les menaces de riposte de Hassan Nasrallah contre Israël, les grands titres de la presse libanaise et régionale sont unanimes : les contours de l'affrontement entre le Hezbollah et Israël ont radicalement changé en moins de 48 heures.

"Le Hezbollah à Israël : ne changez pas les règles d'engagement", titre le quotidien libanais arabophone de référence an-Nahar dans son édition du jour. "Le Liban est à nouveau dans l’œil du cyclone. Malgré les dégâts matériels limités, l'attaque israélienne dans la nuit de samedi à dimanche sur la banlieue sud de Beyrouth, au cœur du bastion du Hezbollah, pose de nombreuses questions en termes de timing", affirme le journal en première page, citant les élections israéliennes qui approchent, l'impasse en Irak et au Yémen, la visite surprise du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, au G7 et l'attaque contre le Hezbollah en Syrie qui a fait deux morts dans ses rangs.

"Cette provocation israélienne porte plusieurs messages qui ont été bien reçus par le Hezb. Le parti a mobilisé ses forces et s'est dit prêt à la riposte, sans limites, sans prendre en considération la décision officielle absente compte tenu de l'inexistence d'une stratégie de défense distribuant les rôles de chacun", poursuit an-Nahar.

Dans l'édition du jour, la directrice du quotidien, Nayla Tuéni, plaide justement en faveur d'une stratégie nationale de défense. "Les propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, mettent sans doute le Liban officiel dans une position délicate et soulignent plus que jamais la nécessité d'établir une stratégie de défense".


"Le Liban entraîné vers la ligne de front"
"Nouvelles règles d'engagement entre le Hezbollah et Israël", titre le quotidien Al-Joumhouria, qui note dans ce contexte que Washington a conseillé à toutes les parties d'éviter l'escalade, notamment par la voix du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo qui s'est entretenu dimanche avec le Premier ministre Saad Hariri.

Pour l'éditorialiste Johnny Mounayyer, qui livre son analyse dans un article intitulé "Le Hezbollah va riposter", le raid israélien contre le Hezbollah à Damas et l'attaque des drones dans la banlieue sud interviennent quelques heures après que des progrès sur le dossier des sanctions contre l'Iran ont été enregistrés grâce à l'action de la France qui accueillait le G7.

Pour sa part, le quotidien Nidaa al-Watan, proche du 14 Mars, titre : "Nasrallah rejoint Israël dans le changement des règles d'engagement", ajoutant : "Le Liban entraîné vers la ligne de front".

"La punition inévitable !" titre de son côté le journal al-Akhbar, proche du Hezbollah, qui consacre un dossier complet aux événements de ces dernières 48 heures. "Une opération, qui a échoué dans la banlieue sud, a été menée quelques heures après une opération meurtrière sanglante contre des combattants de la résistance à Damas. Ensuite, indépendamment de son objectif dans la banlieue sud, l'ennemi a décidé de frapper directement contre le Hezbollah au cœur de Beyrouth", écrit le quotidien.

Dans un article intitulé "Le premier test du système de dissuasion entre la résistance et Israël ?", le directeur de la rédaction d"al-Akhbar, Ibrahim al-Amine, écrit : "Il est vrai que ce qui s'est passé en Syrie et dans la banlieue sud témoigne d'un certain succès sur le plan des renseignements pour l'ennemi, ou qu'il est le signe clair des efforts qu'il mène sur ce plan depuis 2006. Mais déterminer s'il a rempli son objectif dépend de l'évolution de la situation", écrit-il, ajoutant que "l'ennemi lit très bien ce qui se passe dans la région et connaît l'imbrication des dossiers. C'est ce qui le pousse à chercher de nouveaux moyens de sortir de sa situation qui l'oblige aujourd'hui à prendre des 'options limitées'".




À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

M.E

Que Nasrallah nous montre combien il a payé d'impôts dans sa vie et aussi qu'il a des économies en livres libanaises avant de riposter

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LES REGLES D,ENGAGEMENT ONT CHANGE ET LA POSSIBILITE POUR LE LIBAN D,ETRE EMPORTE DANS DES AVENTURES MILITAIRES SANS LE CONSENTEMENT DE L,ETAT ET DU PEUPLE A DANGEREUSEMENT AUGMENTE ! LA SAGESSE ET LA LOGIQUE DEVRAIENT PREVALOIR !

Pierre Hadjigeorgiou

J’espère que tout cela ne dérapera pas. Il n'est pas de l’intérêt du Liban de se retrouver sans infrastructures. Il croule sous le poids des dettes empilées a cause de l'occupation Syrienne et des incartades du style "Si je savais" du Hezbollah.

A partir de la, qu'ont fait les arabes depuis leur refus du plan de l'ONU pour la Palestine en 1948?
Au lieu de couper la poire en deux, ils ont choisit la guerre en 48, 56, 67 et 73 avec des défaites qui se suivirent a cadence régulière. Ils ont dépensé des milliards pour les Palestiniens sans leurs retourner un seul cm de territoire. En contre-partie ils ont détruit le Liban et tous les pays qui ont participé a la destruction de notre pays, de la Libye a l'Iraq en passant pas Damas tout est rasé!

Les guerres ne sont jamais gagnées par personne. On gagne des batailles mais jamais la guerre. Apres une guerre il y a toujours des perdants. La Syrie a cru avoir gagné au Liban, ou est elle aujourd'hui? Que le parti de Dieu remette ses armes a l’armée, et qu'il laisse l’état négocier avec Israël. Je parie que tout sera réglé un moins de deux! Un Liban fort économiquement et militairement peut plus facilement mettre de la pression sur Israël en faveurs des Palestiniens. S'il y a une nouvelle guerre, ni les Chiites, ni les Palestiniens n'arriveront a autre chose que la destruction totale.

Il est temps de changer d'attitude pour arriver a des résultats. Les Arabes l'ont comprit, pourquoi pas nous?

ON DIT QUOI ?

Le pm israelien joue sa réélection en septembre prochain, c'est habituel que ce pays belliqueux se serve de pareils paramètres pour gagner ces élections.

Mais il se trouve que cette fois ci sa réélection est compromise par le retour de bâton qu'on attend de la part du hezb libanais de la résistance.

Le sang des arabes pouvaient faire gagner des voix au criminel candidat, on verra si le sang des juifs en fera autant.

Patience.

Sissi zayyat

Le silence de notre president est assourdissant. Notre pays sert de chantier expérimental de nouvelles armes et de règlement de compte entre Iraniens et américains et la seule voix qui s'élève pour commenter les évènements est celle d'un "responsable d'un parti armé". Y a-t-il un président dans ce pays? La comédie n'a que trop duré. Où est le peuple? Pour quelques centimes en plus sur l'essence ils descendent dans la rue et brûlent tout en France, au Liban ils n'ont même pas l'essentiel et en plus ils permettent qu'une faction Armée décidé de leur sort à tous?Au nom de quoi. Qu'on me l'explique...
Quelle mascarade!!!!

Voix de la révolte

Sarkis Serge Tateossian

Quand la situation se complique il faut revenir aux fondementaux.

Quelles sont les raisons du conflit Israëlo-arabe ou musulman ?

90% du conflit est fondé sur les territoires palestiniens et Jérusalem.

Qu'a-t-elle fait Israël depuis 70 ans ?

Au lieu de couper la poire en deux et chercher la paix elle a multiplier les colonisations passant de un à dix...et profité de l'arrivée de Trump pour faire reconnaître par celui-ci Jérusalem capitale d'Israël.
Trump n'ayant pas le choix au risque d'être destitué.... Sans l'appui d'Israël

Tout ceci est bien, mais est ce que les tensions ont baissées ?
NON !

EST CE QUE LA GUERRE A ETE GAGNÉE PAR ISRAËL ?
NON

Alors, que chacun fasse l'effort pour rassurer son adversaire ou ennemi pour trouver la voie de la raison.

Une guerre est gagnée uniquement quand l'opinion publique mondiale ou au moins régionale est favorable aux victorieux.

C'est loin d'être gagnée de cette façon.

Bustros Mitri

C’est marrant comment l’issue d’une visite à l’arraché à certains des pays du G7 est déjà qualifiée d’avance significative par les français et les allemands. C’est cette politique de l’accord ‘à tout prix ‘ ignorant les voix dissonantes (la majorité au Congrès américain d’alors) , qui à finalement abouti à sa remise en cause: politique défaitiste des européens, en premier ! Mais le promoteur américain s’appelait alors Back Obama, et non Donald Trump. Les européens, Macron en premier, le comprendront très vite, à leur dépends.

LA VERITE

Une attaque par les airs sur des Palestiniens au Liban juste apres l'annonce de HN que HB demolira tout drone isralien qui violera l'espace aerien Libanais a partir d'aujourdh'ui

Israel tremble de peur mais prouve qu'elle poursuit ses buts sans tenir compte de tout ce que dit HN car elle pense qu'il crie pour ses supporters mais ne mords pas

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Les dessous de la parenthèse Mohammad Safadi

Les + de l'OLJ

1/1

Le Journal en PDF

Les articles les plus

Le magazine économique du groupe

UKAid veut augmenter ses aides aux PME libanaises

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants