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Liban

Geagea souligne que le Hezbollah « s’est lui-même attiré les sanctions »

Liban-USA

Le leader des FL estime que le projet de budget approuvé en commission n’est pas à la hauteur des enjeux actuels.

OLJ
12/07/2019

Le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, a réagi hier aux nouvelles sanctions américaines lors d’une conférence de presse à Meerab. « Le secrétaire général du Hezbollah a toujours appelé à préserver la stabilité interne et à laisser à chaque partie la liberté d’agir à l’étranger comme elle l’entend. Et c’est précisément cela qui nous a conduit aux sanctions. L’État protège ceux qui sont sous son aile, mais ne peut protéger ceux qui s’en sont éloignés », a-t-il dit. « En ce qui nous concerne, notre position est claire depuis 2005, et nous la rééditons calmement et en toute affection : la situation du Liban et des Libanais ne se rectifiera pas tant que des armes illégales côtoient les armes de l’État, et tant que le pouvoir de décision stratégique et militaire ne fait pas partie de l’État. » « Mieux vaut être clair, franc et affectueux », a-t-il insisté.


(Lire aussi : Cour de justice : toujours pas de compromis en vue)


Il est en revanche revenu à la charge pour critiquer sans le nommer le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil. « Ceux qui ne peuvent bâtir leur leadership que sur des discours de crispation (oublient) que de tels discours vont finir par détruire le pays et ses leaderships », a-t-il dit. Les propos sur les violences de la guerre qui cherchent à « déterrer les morts » sont « éloignés de la vérité (…) et ne servent qu’à faire du bruitage, au point de forcer l’étonnement et la pitié », a-t-il ajouté, en référence à la tournée de Gebran Bassil à Aley ayant déclenché les heurts interdruzes à Qabr Chmoun.

Le leader des FL a consacré la plus grande partie de sa conférence de presse au dossier du budget. Il a estimé que le texte du budget pour l’année en cours, dont la commission parlementaire des Finances a achevé l’examen mardi et qui doit être voté la semaine prochaine au Parlement, n’était pas à la hauteur des enjeux.

« Nous considérons que ce budget est très ordinaire et n’est pas à la hauteur des objectifs escomptés », a-il dit, ajoutant que ce texte, qui « envisage la situation économique du moment comme elle si était normale, devait être accompagné d’un train de réformes ».

Le chef des FL a souligné que sa formation avait déjà des réserves sur le texte initial et a vivement critiqué les amendements introduits par les députés. Déplorant la situation de l’administration publique dans les secteurs de l’électricité, de l’eau et des télécoms, ainsi que celle des douanes, le leader des FL a notamment regretté que la commission des Finances ait écarté la taxe de 2 % sur les produits importés, remplacée par une taxation à un taux allant de 3 à 7 % de 1 500 produits importés ayant leur équivalent produit localement. Il a également déploré que la souscription à des bons du Trésor à taux réduit n’ait pas été retenue en commission, ayant été refusée par la Banque du Liban et l’Association des banques du Liban. « Il est encore temps de sauver la situation », a toutefois lancé Samir Geagea.


(Lire aussi : Geagea : Le budget 2019 n'est pas à la hauteur des enjeux)



« Hariri sur la même longueur d’onde que les FL »…

Il a ainsi indiqué que le bloc parlementaire des FL pourrait voter contre certaines dispositions du texte de loi de finances. Mardi dernier, plusieurs responsables FL s’étaient entretenus avec le Premier ministre Saad Hariri, en préparation de la séance plénière consacrée au vote du texte du budget amendé par la commission des Finances.

« Le chef du gouvernement n’a pas tari d’efforts en faveur de l’orientation que nous défendons, lors de l’examen du budget. Ses efforts n’ont toutefois pas réussi », a affirmé le chef des FL, en précisant que « les avis de l’équipe du chef du gouvernement ne sont pas très éloignés des nôtres, sauf que la majorité au sein du gouvernement les rejettent ».

Il a appelé en outre les différents groupes parlementaires à prendre en compte les points soulevés par les FL « afin que nous puissions adopter une feuille de route (…) dans une tentative de sauver ce qui peut être sauvé ».


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IL N,A SEULEMENT PAS ATTIRE LES SANTIONS, IL EN INVITE D,AUTRES CHAQUE JOUR. IL SE TARGUE DE LES
MERPRISER... MAIS ILS SONT LE COMMENCEMENT DE SA FIN.

Yves Prevost

"la situation du Liban et des Libanais ne se rectifiera pas tant que des armes illégales côtoient les armes de l’État". Comment peut-il encore se trouver au Liban quelqu'un d'intelligent et de bonne foi pour nier cette évidence?

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