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À La Une - Revue de presse

Affrontements dans la Montagne : la crise politique atteint un stade critique, s'inquiète la presse locale

Dans son éditorial du jour, la directrice d'an-Nahar, Nayla Tuéni, appelle le président Michel Aoun à "sauver son mandat et le pays".

Photo prise le 1er juillet 2019 dans un kiosque à journaux, à Beyrouth. AFP / JOSEPH EID

Dans leur édition du jour, les grands titres de la presse libanaise et régionale estiment que les échanges de tirs meurtriers qui ont opposé les partisans du leader druze Walid Joumblatt à ceux du Parti démocrate de Talal Arslane, rival traditionnel de M. Joumblatt, à l'occasion de la tournée du chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, à Aley, révèlent l'ampleur des divisions politiques dans le pays, mettent en péril la réconciliation dans la Montagne et rappellent les images de la guerre civile.

"Boule de feu dans la Montagne", titre à la Une le quotidien de référence an-Nahar dans son édition du jour. "Les frictions politiques n'avaient pas atteint ce niveau depuis longtemps et renvoient aux images de la guerre civile, des petites guerres consécutives, des conflits intercommunautaires", écrit le journal, estimant que "le symbole de la réconciliation druzo-maronite et, plus largement, l'histoire du Liban subissent en ce moment des secousses". A la lumière des événements de la veille, la directrice du quotidien, Nayla Tuéni, appelle dans son éditorial du jour, le chef de l’État Michel Aoun à "sauver son mandat et le pays".

"Joumblatt tend un piège à Bassil qui a finalement atteint Arslane : la sédition des leaders en situation de crise", titre de son côté le quotidien al-Akhbar, proche du Hezbollah, dans son édition du jour. Le journal s'en prend à Walid Joumblatt, "revenu au jeu qu'il aime, malgré le fait qu'il soit devenu inopportun", écrit Hassan Olleik dans un article au vitriol contre le chef du PSP et le leader du CPL. Hyam Kossaïfi, lui, écrit que "ce qui s'est passé à Aley n'est pas dangereux d'un point de vue sécuritaire, mais par rapport à la logique des cantons que les formations politiques auraient dû abandonner après la fin de la guerre et la signature de l'accord de Taëf".

"Les conflits d'intérêt ravivent la sédition", titre pour sa part le quotidien al-Joumhouria. Dans son article à la Une, le journal écrit que "la Montagne a tremblé sur le plan de la sécurité". "Ces dernières heures, le Liban a été le témoin de l'une des formes les plus ignobles de la crise interne, avec les intérêts, les querelles et les calculs de chacun des camps, comme s'il fallait illustrer de manière douloureuse l'ampleur de la décomposition de la classe politique au pouvoir", lit-on dans cet article qui regroupe les réactions de l'ensemble des parties prenantes. 

Les journaux panarabes sont également revenus sur cet incident. "Craintes d'une discorde interdruze après la mort de gardes du corps d'un ministre libanais", titre dans son édition du jour le quotidien al-Chark el-Awsat, selon lequel "le conflit entre le PSP et le CPL a explosé dans le Mont-Liban". Pour l'autre grand quotidien panarabe al-Hayat, "l'impasse politique a explosé dans la Montagne à l'occasion d'une tournée de Bassil".

 


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Dans leur édition du jour, les grands titres de la presse libanaise et régionale estiment que les échanges de tirs meurtriers qui ont opposé les partisans du leader druze Walid Joumblatt à ceux du Parti démocrate de Talal Arslane, rival traditionnel de M. Joumblatt, à l'occasion de la tournée du chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, à Aley, révèlent l'ampleur des divisions...

commentaires (8)

IL NE S,AGIT PAS DE CANTONS MAIS DES ADEPTES DE BANDES ANARCHIQUES. LES CANTONS UNISSENT UN PAYS ET NE LE DIVISENT PAS. LES DECHARGES DE METHANE DE CERTAIN VONT METTRE LE PAYS A FEU ET A SANG SI ON NE LUI BLOQUE PAS L,ECHAPPEMENT ET LUI MET UN FREIN DEFINITIF.

L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

20 h 50, le 01 juillet 2019

Tous les commentaires

Commentaires (8)

  • IL NE S,AGIT PAS DE CANTONS MAIS DES ADEPTES DE BANDES ANARCHIQUES. LES CANTONS UNISSENT UN PAYS ET NE LE DIVISENT PAS. LES DECHARGES DE METHANE DE CERTAIN VONT METTRE LE PAYS A FEU ET A SANG SI ON NE LUI BLOQUE PAS L,ECHAPPEMENT ET LUI MET UN FREIN DEFINITIF.

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    20 h 50, le 01 juillet 2019

  • Dehors tous nos politiciens véreux et bientôt et à nouveau, criminels!

    TrucMuche

    18 h 48, le 01 juillet 2019

  • la guerre est finit et les miliciens qui etaient des belligérants pendant la guerre ont fait la paix et plusieurs fois montrer et prouver !! seulement une partie des belligérants ne se sentant pas concerner par cette reconciliation de la montagne veut sa propre reconciliation … mais agis de facons maladroite complement a l'opposer de ce que le patriarche sfeir avait fait

    Bery tus

    17 h 50, le 01 juillet 2019

  • ILS NETTOYERONT LEURS LESSIVES SALES ENTRE EUX AVEC DES COMPROMIS ET SANS LA JUSTICE.

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    15 h 48, le 01 juillet 2019

  • Nayla Tuéni, digne fille de Gébra Tuénin et petite-fille de Ghassan Tuéni, appelle le président Michel Aoun à "sauver son mandat et le pays". Est-de lui qui qui commande à Baabda ? Est-ce lui qui qui tient le gouvernail du "Titanic" ou son beau-fils Gébran Bassil qui va directement vers l'iceberg ?

    Honneur et Patrie

    14 h 04, le 01 juillet 2019

  • En effet le président Michel Aoun devra sauver son mandat et le pays de ces tirs sporadiques et de cette foire des armes entre les mains des jeunes surtout , ce qui prouve que le pays est toujours instable . Triste .

    Antoine Sabbagha

    13 h 17, le 01 juillet 2019

  • ...""A la lumière des événements de la veille, la directrice du quotidien, Nayla Tuéni, appelle dans son éditorial du jour, le chef de l’État Michel Aoun à "sauver son mandat et le pays"."".... Tous ces commentaires sont de circonstance, et le leader druze est bel et bien le chef incontesté de "sa" montagne. Sociologue, historiens et autres chercheurs sérieux, nous le rappellent il n’y pas si longtemps de la "revanche historique" qu’il a accompli… La conquête de ""sa"" montagne du temps de la guerre, qui peut encore la lui contester. Quant à l’appel au chef de l’Etat pour sauver son mandat ! Cela se passe de commentaire... et de toute façon ne pouvant lire le commentaire faute d’abonnement… Je l’ai dit et écrit, chacun chez soi, et mieux vaut vivre dos à dos pour ne pas dire à bonne distance. On est condamné à vivre comme ça... C.F.

    L'ARCHIPEL LIBANAIS

    13 h 15, le 01 juillet 2019

  • Il manquait sur cette photo, l'autre milicien-chef, qui était pour quelque chose dans l'irréversible situation dans la montagne. Mutisme pour le moment. Sur la photo, question d'équilibre, deux druzes et... deux maronites. C.F.

    L'ARCHIPEL LIBANAIS

    12 h 59, le 01 juillet 2019

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