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Les professeurs de l'Université libanaise suspendent temporairement leur grève

Liban

Les enseignants reprendront les cours jeudi matin.

OLJ
15/06/2019

Les professeurs à temps plein de l'Université libanaise (UL), qui craignent des licenciements et des réductions budgétaires, ont décidé samedi de suspendre leur grève, entamée il y a plus de deux mois, de manière temporaire "pour assurer la continuité de l'année universitaire". Ils reprendront les cours à partir de jeudi.

"Ce que nous avons obtenu de la part de ce pouvoir est insuffisant et insatisfaisant, particulièrement en ce qui concerne la caisse de retraite, l'équité salariale et le budget de l'UL", indique un communiqué du comité exécutif de la Ligue des professeurs à temps plein de l’UL publié à l'issue d'une réunion extraordinaire, ajoutant que la Ligue "va poursuivre sa lutte pour obtenir gain de cause".

"A partir de maintenant et jusqu'à mercredi soir, le comité exécutif appelle les professeurs à rester en état d'alerte si le comité venait à décider d'un nouveau mouvement pour demander que les promesses faites soient tenues et que nos revendications soient entendues", ajoute ce texte. "Nous continuerons à lutter en faveur de l'Université et n'excluons pas un retour à la grève", conclut-il.

Mais dans la soirée, plus de 180 professeurs de l'Université libanaise ont publié un communiqué dans lequel ils expliquent que leur grève ouverte était toujours en cours. "Nous ne reprendrons pas les cours avant que le sort du mouvement ne soit tranché lors d'une prochaine réunion du comité exécutif", indique ce texte.

Vendredi, le ministre de l’Éducation Akram Chehayeb, membre du Parti socialiste progressiste, ainsi que le chef de cette formation, Walid Joumblatt, avaient appelé les professeurs de l’UL à mettre fin à leur mouvement de grève.

Jeudi, une réunion s’était tenue au siège du ministère des Finances, en présence du ministre Ali Hassan Khalil, de M. Chehayeb, de la députée Bahia Hariri, présidente de la commission parlementaire de l’Éducation, du recteur de l’UL Fouad Ayoub, ainsi que des représentants des professeurs, pour tenter de régler la crise au sein de l’UL.

Selon M. Chehayeb, M. Khalil, qui a confié à son équipe l’examen du budget de l’Université libanaise, s’est déclaré prêt à accorder aux professeurs les droits découlant de la loi sur la nouvelle échelle des salaires adoptée en 2017. Mme Hariri s’est engagée pour sa part à rédiger une proposition de loi, en concertation avec MM. Chehayeb et Khalil, concernant l’ajout de cinq ans de travail dans le calcul des pensions de retraite des professeurs de l’UL. La question plus large des caisses de retraite sera examinée par le Parlement.


 

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