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Liban

Nouvelle polémique entre Joumblatt et Bassil autour de la question des réfugiés

Partis

Accusé de « racisme » par le leader druze, le chef du CPL défend son « appartenance » libanaise.

OLJ
10/06/2019

Aussitôt les discussions autour de l’avant-projet du budget terminées, les responsables politiques se sont lâchés, laissant libre court aux agressions personnelles réciproques et polémiques de tous genres. La série des échanges acerbes s’est poursuivie ce week-end avec une nouvelle altercation verbale entre, cette fois-ci, le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, et le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, autour de la question des réfugiés.

Quelques jours après la controverse qui avait opposé le Premier ministre Saad Hariri à M. Bassil, à la suite des critiques adressées par ce dernier au « sunnisme politique », puis celle qui a opposé vingt-quatre heures plus tard M. Hariri et M. Joumblatt autour d’une querelle au conseil municipal de Chehim, de nouveaux tiraillements entre les leaders druze et chrétien sont venus ponctuer le week-end, suscitant une salve d’accusations mutuelles sur fond de crise des réfugiés.

Samedi soir, le ministre des Affaires étrangères a attaqué le leader druze sur son « appartenance libanaise », quelques heures après que le chef du PSP eut accusé le leader du Courant patriotique libre de « racisme » suite aux propos tenus par M. Bassil au sujet des réfugiés lors de la seconde journée de la conférence Lebanese Diaspora Energy (LDE) au BIEL de Furn el-Chebback.

« Un ministre de premier plan (allusion à M. Bassil) nous a épatés par des théories racistes visant les Palestiniens et les Syriens », avait écrit samedi matin M. Joumblatt sur son compte Twitter. La veille, M. Bassil s’était à nouveau prononcé en faveur d’une loi qui respecterait le préambule de la Constitution concernant le refus de l’implantation et permettrait aux Libanaises mariées à un étranger de transmettre leur nationalité à leurs enfants. En mars, le ministre avait annoncé qu’il allait présenter un projet de loi permettant aux Libanaises mariées à des étrangers, à l’exception des Palestiniens et des Syriens, de transmettre leur nationalité à leurs enfants, proposition qui avait été qualifiée de raciste par de nombreuses organisations de la société civile.

« Certains nous accusent de racisme parce que leur appartenance libanaise n’est pas assez forte pour qu’ils comprennent ce que nous ressentons », a-t-il déclaré dans un discours prononcé au BIEL. « Il est naturel que nous défendions la main-d’œuvre libanaise avant toute autre. Les Libanais avant tout ! » a lancé le ministre. « Certains ne comprennent pas que notre libanité est au-dessus de tout. Elle est inscrite dans notre ADN. Notre appartenance libanaise est une appartenance à une civilisation, une histoire et une nation », a-t-il encore ajouté, exprimant par la même occasion son refus de voir le Liban accueillir des déplacés aussi bien que des réfugiés.



(Lire aussi : Hariri-Bassil : duel à rebondissements et partenariat obligé)



Deir el-Ahmar et Ersal
Les difficultés économiques que connaît le Liban sont souvent imputées à la présence de ces réfugiés, et les appels se font de plus en plus pressants en faveur d’un retour des Syriens dans leur pays.

Dans son tweet, le leader druze avait fait référence à l’expulsion de réfugiés syriens de Deir el-Ahmar et à la destruction à Ersal de tentes et de maisons de déplacés ayant fui la guerre en Syrie, se demandant s’ils allaient être envoyés en Syrie « pour être éliminés ».

Mercredi, une violente altercation avait éclaté dans le camp de fortune de Deir el-Ahmar, dans le nord de la Békaa, entre des déplacés syriens et une équipe de la Défense civile venue éteindre un incendie à l’intérieur du camp. Un volontaire de la Défense civile avait été blessé. Après cet incident, plusieurs responsables de la localité ont préconisé le démantèlement définitif du camp. Certains réfugiés ont pris la fuite de peur de représailles. Jeudi, plusieurs centaines de réfugiés syriens ont été forcés de quitter leur camp de fortune. Dans ce même tweet, le leader druze avait de nouveau mis en cause le compromis présidentiel « sinistre » de 2016 scellé par Gebran Bassil et le chef du courant du Futur, Saad Hariri.

S’invitant dans la polémique, le secrétaire général du groupe de la République forte, l’ancien député Fadi Karam, s’est interrogé dans un tweet adressé à M. Bassil : « Où était donc votre libanité, ou plutôt votre patriotisme, lorsque le décret de naturalisation a été adopté ? » M. Karam faisait allusion au décret de naturalisation de plusieurs centaines de ressortissants étrangers, dont la majorité étaient syriens ou palestiniens. Adopté en août 2018, le décret avait été défendu par le ministre des Affaires étrangères. « Ce que nous entendons aujourd’hui sur le dossier de naturalisation porte atteinte à l’identité libanaise et la nationalité libanaise, avait alors déclaré M. Bassil. Toute naturalisation collective qui ressemble à une implantation est inacceptable, et toute naturalisation individuelle accordée à quelqu’un qui la mérite doit être faite et elle est souhaitée. » Les Kataëb, les Forces libanaises et le bloc de la Rencontre démocratique joumblattiste avaient vivement contesté l’adoption de ce décret.



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Cadige William

Il derange.. et ca ne peut être que positif quoique l’on puisse dire.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DES BULLES DE GAZ GENDRISSIMALES !
IL FOURRE LE NEZ DANS LES RESPONSABILITES DES AUTRES MINISTERES POUR SE DONNER DE L,IMPORTANCE TELLE LA GRENOUILLE QUI SE GONFLE POUR JOUER AU BOEUF.

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