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Politique - Cessez-Le-Feu

L'armée libanaise renforce sa présence autour des « zones pilotes »

Israël dynamite toujours plus de maisons au Liban-Sud et bombarde Nabatiyé el-Faouqa.

L'armée libanaise renforce sa présence autour des « zones pilotes »

Des véhicules de l'armée libanaise patrouillant à Froun, dans le caza de Bint Jbeil, au Liban-Sud. Photo du service de presse de l'armée libanaise / AFP.

Alors que le Liban et Israël avancent vers la mise en place de « zones pilotes » au Liban-Sud, l’armée libanaise a commencé à renforcer sa présence dans plusieurs villages concernés, notamment à Froun et Ghandouriyé (caza de Bint Jbeil), où elle effectue des patrouilles et installe des barrages et des postes d’observation, a indiqué une source sécuritaire à L’Orient-Le Jour. Ces secteurs, qui ne sont pas actuellement occupés par l’armée israélienne, font partie des zones où la troupe doit progressivement se déployer dans le cadre de l’accord-cadre visant notamment au démantèlement de l’arsenal du Hezbollah.

Selon la source contactée par L'OLJ, les mesures prises par l’armée libanaise concernent des villages du Sud qui ne sont pas occupés par l’armée israélienne. Dans les autres « zones pilotes » où des forces israéliennes sont encore présentes, le déploiement de la troupe devra attendre un retrait préalable de l’armée israélienne. De son côté, le quotidien israélien Maariv, rapporte que l'armée israélienne a établi un axe de positions militaires permanentes, ce qui place le processus de retrait israélien devant une épreuve majeure.

Ces développements interviennent alors que mercredi, le Liban et Israël ont conclu leur sixième cycle de négociations sur la mise en place de « zones pilotes », et qu'une réunion militaire virtuelle est prévue vendredi pour discuter des modalités d’application. À l'issue des pourparlers de mercredi, l'ambassade américaine au Liban a publié un communiqué, affirmant que les négociations ont été « positives » et que le processus de mise en œuvre de « zones pilotes » commencera « dans les prochains jours ».

Ce nouveau cycle de négociations entre le Liban et Israël n'a pas empêché l'armée israélienne d'intensifier son œuvre de destruction au Liban-Sud, où ses soldats ont étendu les opérations de dynamitage, notamment dans les cazas de Bint Jbeil, Nabatiyé et Tyr, selon notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah. Les environs de Baraachit, Kounine, Zaoutar el-Gharbiyé, Mayfadoun, Haddatha, Majdel Zoun, Talloussé ou encore Kfar Tebnit ont été concernés par ces démolitions. D'autres maisons ont été incendiées à Beit Yahoun. L'armée de l'air israélienne a elle bombardé Nabatiyé el-Faouqa.

Le Hezbollah rejette toujours l'accord-cadre issu des précédents cycles de négociations directes ainsi que le concept de zones pilotes, comme l'a rappelé jeudi l'un de ses députés, Hassan Fadlallah, affirmant qu'Israël ne parviendrait pas à imposer sa volonté à ceux qui s'y opposent.

Plus tôt dans la journée, le ministre israélien de la Défense Israël Katz avait déclaré à son homologue américain Pete Hegseth qu'Israël était déterminé à maintenir ses forces dans les « zones de sécurité » qu'il a établies à l'intérieur du Liban, de la Syrie et de la bande de Gaza. Cette déclaration interroge sur la volonté réelle de l’État hébreu de se retirer des zones pilotes au Liban.

Reportage israélien à Bint Jbeil

Autre élément qui ne devrait pas inciter le Hezbollah, qui enterrait 25 de ses combattants à Chaqra jeudi, à assouplir sa position : le quotidien israélien Yedioth Aharonoth a diffusé un reportage réalisé depuis le stade municipal de Bint Jbeil, au Liban-Sud. La ville, comme des dizaines d'autres localités du sud du Liban, est occupée par Israël depuis le début de la guerre déclenchée le 2 mars dernier. Ce stade revêt une forte portée symbolique dans le contexte du conflit : c'est là que l'ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait prononcé son « discours de la victoire » après le retrait unilatéral de l'armée israélienne en 2000.

« Les tribunes en ruines de ce qui était autrefois le stade local sont le symbole de l'effondrement », souligne le reportage, en référence aux destructions causées par l'armée israélienne sur le site. Selon le Yedioth Aharonoth, l'armée israélienne aurait déjà détruit 40 % de la localité. Le journal ajoute qu'Israël prévoit de détruire 30 % supplémentaires des habitations de Bint Jbeil dans les semaines à venir. Parmi les autres opérations israéliennes, des frappes d’artillerie ont touché la périphérie de Baraachit, Rchaf et Bani Haiyyan. Enfin, une munition non explosée a éclaté dans le village de Kherbet Selm (Bint Jbeil), sans faire de blessés.

Alors que le Liban et Israël avancent vers la mise en place de « zones pilotes » au Liban-Sud, l’armée libanaise a commencé à renforcer sa présence dans plusieurs villages concernés, notamment à Froun et Ghandouriyé (caza de Bint Jbeil), où elle effectue des patrouilles et installe des barrages et des postes d’observation, a indiqué une source sécuritaire à L’Orient-Le Jour. Ces secteurs, qui ne sont pas actuellement occupés par l’armée israélienne, font partie des zones où la troupe doit progressivement se déployer dans le cadre de l’accord-cadre visant notamment au démantèlement de l’arsenal du Hezbollah.Selon la source contactée par L'OLJ, les mesures prises par l’armée libanaise concernent des villages du Sud qui ne sont pas occupés par l’armée israélienne. Dans les autres « zones...
commentaires (3)

Si les habitants de ces régions occupés veulent vraiment récupérer leur terre dans l’espoir de reconstruire un jour ce qui a été détruit par les mercenaires fanatiques, ils n’ont qu’à déclarer solennellement et sans tarder leur décision de se joindre à l’état officiel du pays en rejetant la présence de ceux qui les ont entraîné, de force et sans demander leur avis, dans une guerre qui ne les concernait pas. Où sont les élites de ces régions? Pourquoi on ne les entend jamais, maintenant qu’ils ont la possibilité de s’exprimer sans craindre d’être menacés de mort?

Sissi zayyat

12 h 31, le 17 juillet 2026

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Commentaires (3)

  • Si les habitants de ces régions occupés veulent vraiment récupérer leur terre dans l’espoir de reconstruire un jour ce qui a été détruit par les mercenaires fanatiques, ils n’ont qu’à déclarer solennellement et sans tarder leur décision de se joindre à l’état officiel du pays en rejetant la présence de ceux qui les ont entraîné, de force et sans demander leur avis, dans une guerre qui ne les concernait pas. Où sont les élites de ces régions? Pourquoi on ne les entend jamais, maintenant qu’ils ont la possibilité de s’exprimer sans craindre d’être menacés de mort?

    Sissi zayyat

    12 h 31, le 17 juillet 2026

  • On aurait espéré, à tort, voir les partisans de ces vendus se retourner contre eux le jour où ils ont déclenché une guerre justifiée pour venger un mort étranger à leur pays pour les sacrifier. Que peut on encore espérer si malgré les destructions et les morts par milliers n’arrivent pas à les réveiller pour mettre fin à ce cauchemar qu’on leur fait vivre depuis des décennies sans que cela n’ait aucune emprise sur leur aveuglement du à un lavage de cerveaux et des promesses qu’ils ne pourront plus tenir. Ils sont vaincus, le régime de leur allié syrien est tombé, Gaza rasé et le Liban occupé.

    Sissi zayyat

    12 h 16, le 17 juillet 2026

  • Il est devenu évident que plus le temps passe et plus les ravages se multiplient. Tout le monde veut arrêter le massacre devenu unilatéral , enfin presque tout le monde. Tant que le duo de malheur parlera au nom des chiites, c’est bien ces malheureux qui paient le prix le plus lourd de sa politique aventuriste et absurde. On ne s’attaque pas sans raison convaincante à un criminel bien plus fort que soi sans y laisser ses plumes. Un dicton libanais dit que la répétition enseigne même les ânes. A tort !

    NG

    06 h 25, le 17 juillet 2026

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