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Rohani : La porte n'est pas fermée à un dialogue avec Washington

Iran

"Notre peuple vous juge sur vos actes, pas sur des mots", dit le président iranien à son homologue américain. 

OLJ/Reuters
29/05/2019

Le président iranien Hassan Rohani a laissé entendre mercredi que des discussions avec les Etats-Unis seraient envisageables si l'administration américaine levait les sanctions qu'elle a décidé d'imposer à la République islamique.

Donald Trump a rétabli un ensemble de sanctions commerciales contre l'Iran visant notamment à tarir les exportations pétrolières iraniennes et provoquer une tension économique de nature, espère-t-il, à contraindre les dirigeants iraniens à négocier.

M. Trump a également retiré les Etats-Unis de l'accord sur le programme nucléaire iranien conclu en juillet 2015 à Vienne par l'Iran et par le groupe P5+1, les cinq membres du Conseil de sécurité de l'ONU (USA, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) et l'Allemagne. Le président américain estime que cet accord qui prévoit un contrôle de l'activité nucléaire iranienne en échange d'un assouplissement des sanctions est l'un des plus mauvais jamais signés par les Etats-Unis.

"S'ils (les Américains) lèvent les sanctions injustes, qu'ils respectent leurs engagements et reviennent à la table des négociations qu'ils ont quittée, la porte n'est pas fermée", a commenté Rohani, dont les propos étaient relayés par la télévision iranienne. Cette déclaration fait suite à celle de Donald Trump qui dit lundi : "Je pense vraiment que l'Iran aimerait conclure un accord, ce qui c'est très intelligent de sa part, et je pense que c'est une possibilité".
"Notre peuple vous juge sur vos actes, pas sur des mots", a ajouté Hassan Rohani.

Le porte-parole du ministère iranienne des Affaires étrangères, Abbas Mousavi, se montrait lui aussi prudent mardi en affirmant ne voir pour l'instant aucun signe de dialogue possible entre l'Iran et les Etats-Unis.



(Lire aussi : Sabotage de navires : en visite aux Emirats, Bolton accuse l'Iran)



Deux camps à la Maison Blanche
Les tensions sont particulièrement fortes entre Téhéran et Washington. L'armée américaine a déployé le groupe aéronavale Abraham Lincoln dans la région et a annoncé l'envoi de quelque 1.500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient.

La question iranienne a fait apparaître des divisions à la Maison Blanche. Le conseiller présidentiel à la sécurité nationale, John Bolton, défenseur depuis toujours d'une stratégie interventionniste, soutient l'idée d'un renversement du régime iranien. Donald Trump, qui a le dernier mot en ce domaine, est sur une ligne plus modérée et ne paraît pas envisager un conflit armé qui pourrait être politiquement dommageable à un an et demi de l'élection présidentielle de 2020.

Pour l'instant, Washington s'en tient à sa politique d'étouffement économique de l'Iran dont les exportations de brut ont chuté autour de 400.000 barils par jour en mai, indiquent plusieurs sources. S'il est confirmé, ce chiffre marquerait une diminution de près de moitié des exportations de brut iranien, principalement à destination de l'Asie.
Les Etats-Unis ont menacé de sanctions les pays qui importeraient du pétrole iranien ou les entreprises qui continueraient leurs activités en Iran.



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