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Syrie

L'armée russe affirme que les forces syriennes ont cessé le feu à Idleb

"Toutefois, des tirs visant les positions des forces gouvernementales et les civils dans les provinces de Hama, de Lattaquié et d'Alep continuent".



Un soldat syrien à Qalaat al-Madiq, au nord de Hama, le 17 mai 2019. AFP / George OURFALIAN

L'armée russe a annoncé dimanche que les forces syriennes du président Bachar el-Assad avaient cessé le feu "de manière unilatérale" dans la province d'Idleb (nord-ouest), où l'ONU craint une "catastrophe humanitaire".

"A partir de 00h00 le 18 mai, les forces armées syriennes ont cessé le feu de manière unilatérale dans la zone de désescalade d'Idleb", a indiqué le Centre russe pour la réconciliation des belligérants, dans un communiqué. "Toutefois, des tirs visant les positions des forces gouvernementales et les civils dans les provinces de Hama, de Lattaquié et d'Alep continuent", a-t-il ajouté.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a cependant affirmé que les bombardements par les forces du régime continuaient dimanche, malgré l'annonce de l'armée russe. Ainsi, des tirs d'artillerie attribués par l'OSDH aux forces du régime ont tué trois civils à Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb.



(Lire aussi : Qui est Hayat Tahrir al-Cham, dans le viseur du régime à Idleb ?)


L'agence étatique syrienne SANA a de son côté annoncé dans l'après-midi que des roquettes et tirs de mortiers avaient été lancés sur le nord de la province de Hama par des "groupes terroristes", utilisant la terminologie du régime pour désigner tant les jihadistes que les rebelles. Elle a ajouté que l'armée syrienne a répondu avec des tirs en détruisant des positions de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'el-Qaëda) dans la zone.

Vendredi, l'ONU a sonné l'alarme sur le risque d'une "catastrophe humanitaire" à Idleb si les violences continuaient, lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

"Nous appelons toutes les parties à cesser les hostilités", a déclaré l'Américaine Rosemary DiCarlo, secrétaire générale adjointe de l'ONU pour les Affaires politiques. "On risque la catastrophe humanitaire", a-t-elle averti lors de cette session demandée par la Belgique, l'Allemagne et le Koweït, la deuxième en une semaine.

Depuis fin avril, les forces syriennes et leurs alliés russes ont intensifié les attaques contre la province d'Idleb, zone décrétée "de désescalade" depuis septembre, faisant planer la crainte d'une offensive pour reprendre le contrôle de cette dernière enclave tenue par des groupes jihadistes.

La Syrie est déchirée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 370.000 morts, poussé à la fuite des millions de personnes et morcelé le pays.




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