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Entretien Aoun-Pompeo : aucune entorse au protocole, se défend la présidence libanaise

Liban

Sur le chemin du retour vers Washington, le chef de la diplomatie américaine a évoqué, dans un tweet, "une visite très réussie à Beyrouth.

OLJ
23/03/2019

La présidence libanaise a affirmé samedi avoir entièrement respecté le protocole lors de la rencontre qui a eu lieu vendredi au palais de Baabda entre le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun, et le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, après des informations de presse faisant état du contraire. 

À Baabda, des observateurs ont noté vendredi que le président a fait attendre une petite minute le secrétaire d’État américain, qu’il n’a pas salué ses deux adjoints, David Hale et David Satterfield, et que M. Pompeo n’a pas signé le registre d’or de la présidence.

Dans un communiqué publié samedi, la présidence explique que "des médias et des réseaux sociaux font circuler depuis vendredi des informations infondées concernant le protocole relatif à la visite du secrétaire d'Etat américain au palais de Baabda". Elle souligne que "toutes les mesures protocolaires habituelles ont été appliquées lors de la visite du chef de la diplomatie américaine et qu'il n'y a eu aucun retard avant l'entretien avec le chef de l'Etat". 

"Selon le protocole, le président a salué son hôte, ainsi que l'ambassadrice américaine au Liban (Elizabeth Richard) qui l'accompagnait. Après l'entretien, le président a salué tous les membres de la délégation américaine, comme cela est d'usage", ajoute la présidence.

Elle souligne enfin que "la décision de signer le registre d'or de la présidence revient à l'hôte, et ce registre avait été préparé à l'entrée du palais, selon les usages. Mais sachant que l'entretien a duré plus que prévu, et vu que M. Pompeo était déjà en retard de 30 minutes pour son rendez-vous suivant, il a quitté le palais sans avoir signé le registre d'or". 


Visite guidée dans le Vieux Byblos

Parallèlement, Mike Pompeo a effectué samedi une visite guidée dans le Vieux Byblos, au nord de Beyrouth, selon des images publiées par l'AFP. Le chef de la diplomatie américaine a notamment visité la citadelle de Jbeil, ainsi qu'une église de la ville côtière, en compagnie de son épouse, Susan.


Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo (d), lors d'une visite guidée dans la citadelle de Byblos, au nord de Beyrouth, le 23 mars 2019. 

Photo AFP / POOL / JIM YOUNG


Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, et son épouse, Susan, écoute un prêtre lors d'une visite guidée dans une église à Jbeil, le 23 mars 2019. 

Photo AFP / POOL / JIM YOUNG


Mike Pompeo s'est ensuite entretenu avec le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Elias Audi, des derniers développements au Liban et dans la région, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). A l'issue de leur réunion, M. Pompeo a affirmé qu'il s'était agi "d'une très bonne visite à un très bon ami" de longue date.
De son côté, le métropolite a indiqué avoir discuté avec M. Pompeo et son épouse "de sujets relatifs à l'Eglise orthodoxe et à la paroisse orthodoxe de Wichita, au Kansas, à laquelle appartient Mme Pompeo".

Dans l'après-midi, le ministre américain a été reçu par le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, à qui il a assuré "le soutien continu des Etats-Unis à l'armée libanaise, son partenaire stratégique dans la lutte contre le terrorisme". Pour sa part, le général Aoun a remercié M. Pompeo pour "sa confiance en la troupe et pour la solidarité américaine envers le combat contre le terrorisme et la sauvegarde de la stabilité" du Liban. 

Après ces rencontres, qui clôturaient sa visite de deux jours au Liban, le chef de la diplomatie américaine a repris l'avion en direction des Etats-Unis. Sur le chemin du retour vers Washington, M. Pompeo a évoqué, dans un tweet, "une visite très réussie à Beyrouth". "Merci au peuple libanais pour son hospitalité de renommée mondiale. Les Etats-Unis restent engagés à travailler avec vous pour faire progresser encore plus la stabilité, la sécurité et la prospérité du Liban", a-t-il ajouté.

Vendredi, Mike Pompeo avait appelé le Liban à se démarquer des "sombres ambitions" de l'Iran et du Hezbollah. Le président Aoun lui avait fait savoir que le parti chiite faisait partie de la société libanaise et était représenté au sein du gouvernement et au Parlement.

Financé et armé par Téhéran, le Hezbollah est à la tête de trois ministères dans le nouveau gouvernement libanais. Il est considéré par Washington comme une organisation "terroriste".


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Bustros Mitri

On peut dire ce qu’on pour décrire la visite de Pompéo au palais présidentiel , les petits signes ne trompent pas: l’attitude coincée de ceux qui ne savent pas comment prendre leur distance politique avec le visiteur , distribuant des sourires de circonstance qui ne veulent rien dire , tout en envoyant des messages subliminaux , faits de micro-retards , de poignées de main omises, afin de rassurer ceux que l’on considère des alliés, sans toutefois décevoir le puissant visiteur...
La chose et son contraire en somme!
Bonjour le Liban à une roue..

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LA NON SIGNATURE DU LIVRE D,OR PAR POMPEO EST-IL UN SIGNE DE MECONTENTEMENT ?

AIGLEPERçANT

Faut pas trop le promener dans notre beau pays, il risquerai de rester plus longtemps et renvoyer sa femme au pays.

Il n'a pas encore vu nos filles.

Le Faucon Pèlerin

La meilleure réponse et la plus adéquate aux sollicitations qui pleuvent sur le Liban de toutes parts des quatre coins du monde, c'est la Déclaration de Baabda publiée le 11 juin 2012 par le Comité de dialogue national à l'invitation du président de la République Michel Sleiman. Point à la ligne.

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