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Liban - réactions

Vague de condamnations après les propos de président US sur le Golan

Donald Trump. Kevin Lamarque/Reuters

La reconnaissance jeudi de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan par le président des États-Unis Donald Trump a suscité hier des réactions hostiles de la part des milieux politiques libanais, toutes catégories confondues. « Après 52 ans, il est temps pour les États-Unis de reconnaître pleinement la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, qui a une importance stratégique pour l’État hébreu et la stabilité régionale », avait écrit M. Trump sur son compte Twitter, au moment où son chef de la diplomatie Mike Pompeo se trouvait à Jérusalem.

En tournée hier dans sa ville natale de Saïda, l’ancien Premier ministre Fouad Siniora a condamné les propos du président américain. « Il s’agit d’une rupture totale avec la position défendue par les États-Unis durant cinquante ans. Cette position contrevient aux résolutions internationales relatives à cette question, qui considèrent qu’il s’agit d’une terre occupée dont nul ne saurait disposer », a affirmé M. Siniora. « De quel droit le président américain dispose-t-il d’un droit qu’il ne possède pas ? Il ne peut pas décider de transférer ce territoire du statut de territoire occupé à celui de zone sous la tutelle d’Israël », a-t-il ajouté, appelant à des prises de position fortes pour protester contre le comportement Donald Trump. Il a rappelé dans ce contexte son rejet de la décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade des États-Unis « en violation des résolutions internationales et de la position traditionnelle américaine » concernant Jérusalem.

L’ancien Premier ministre a souligné l’importance de mettre en exergue la position libanaise et arabe de condamnation des propos de M. Trump à l’heure de la visite à Beyrouth du secrétaire d’État US, Mike Pompeo.

« La position de M. Trump torpille toutes les initiatives de paix (…) et ouvre grande la voie à la loi de la jungle et au chaos international. Il s’agit d’une invitation à chaque pays gagné par un sentiment de puissance et d’avidité à occuper un autre pays », avait auparavant écrit Fouad Siniora sur son compte Twitter, en appelant à la plus grande solidarité arabe face aux positions du président américain « qui risquent de plonger la région dans une spirale interminable de violence ».

Le mouvement Amal a également condamné les propos de Donald Trump, accusant le président américain de « renouer avec un style colonialiste historique qui a capacité le sionisme à violer la Palestine ». « Cette décision place la région face au défi d’effondrements politiques et sécuritaires dangereux, et légitime une plongée dans l’inconnu d’une situation d’ores et déjà instable », a noté Amal dans un communiqué.

Parmi ceux qui ont également condamné hier la position US, les députés Fouad Makhzoumi et Jamil Sayyed, tandis que le député et ancien Premier ministre Nagib Mikati s’est félicité du communiqué publié hier par le Foreign Office, qui a souligné que Londres ne changerait pas de position concernant le Golan.

La reconnaissance jeudi de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan par le président des États-Unis Donald Trump a suscité hier des réactions hostiles de la part des milieux politiques libanais, toutes catégories confondues. « Après 52 ans, il est temps pour les États-Unis de reconnaître pleinement la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, qui a une...
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