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Aoun à l'émissaire de l'ONU en Syrie : Le Liban ne peut plus supporter le poids des réfugiés

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Selon la Sûreté générale, 172 046 réfugiés syriens sont rentrés chez eux depuis mai 2018 dans le cadre des opérations de retour volontaire qu'elle organise en coordination avec Damas.

OLJ
20/03/2019

Le président libanais, Michel Aoun, a de nouveau affirmé mercredi, en recevant au palais de Baabda l'émissaire de l'ONU en Syrie Geir Pedersen, que le Liban ne pouvait plus supporter les conséquences de la présence des plus d'un million de réfugiés syriens, appelant à œuvrer "sérieusement" à leur retour dans des zones sûres dans leur pays.

"En tant que responsables, nous sommes inquiets pour notre pays. Nous sommes arrivés au bout de nos capacités à supporter les conséquences de la présence des réfugiés syriens. Il faut sérieusement œuvrer à leur retour dans les zones sûres de Syrie qui sont désormais vastes et capables de les accueillir", a déclaré le chef de l'Etat libanais à M. Pedersen, selon un communiqué de la présidence libanaise.

"Plusieurs pays ont pris part à la guerre en Syrie et ils veulent que nous en assumions les conséquences. Si ces pays avaient consacré 10% des coûts de cette guerre pour régler la tragédie des réfugiés, ils auraient contribué à régler les problèmes de ces derniers et éviter au monde plus de crises", a ajouté le chef de l'Etat, rappelant que "le Liban n'a jamais refusé d'accueillir les réfugiés syriens durant toutes ces années de guerre pour des raisons humanitaires". "Aujourd'hui, cela n'est plus nécessaire car la Syrie commence à retrouver sa sécurité et sa stabilité, hormis des petites poches", a affirmé le président Aoun. 

Le Liban accueille près d’un million de réfugiés syriens, et la question de leur retour fait polémique sur la scène politique libanaise. Certains responsables, et notamment Michel Aoun, appellent à organiser le retour de ces réfugiés vers la Syrie, estimant que le pays quasi-entièrement reconquis par les forces du régime est désormais "sûr". D'autres calquent leur point de vue sur celui de la communauté internationale et appellent à un règlement politique du conflit avant d'assurer ce retour.

Le chef de l'Etat a de nouveau appelé les Nations unies et les grandes puissances à proposer leur aide aux Syriens revenant chez eux, "d'autant que plusieurs régions n'ont pas subi de destructions".

Dans la journée, la Sûreté générale libanaise a indiqué que 172 046 réfugiés syriens étaient rentrés chez eux depuis mai 2018 dans le cadre des opérations de retour volontaire qu'elle organise en coordination avec les autorités syriennes. Ces retours se font sur la base de listes nominatives transmises par la SG aux autorités syriennes qui acceptent certains noms et en rejettent d'autres.

De son côté, M. Pedersen a salué l'assistance fournie par le Liban aux réfugiés syriens et réitéré le soutien de l'ONU au Liban, rappelant que l'une de ses fonctions principales est d'aboutir à une solution politique au conflit syrien.
L'émissaire norvégien, qui revient de Syrie où il s'est notamment entretenu avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a en outre évoqué avec le président libanais le résultat de ses contacts avec les responsables du régime syrien et les membres de l'opposition syrienne à Riyad.

M. Pedersen s'est ensuite entretenu avec le directeur général de la SG, Abbas Ibrahim.

La semaine dernière, le Premier ministre Saad Hariri avait appelé lors de la conférence de "Soutien à l’avenir de la Syrie et de la région", organisée conjointement par l'UE et l'ONU à Bruxelles, la communauté internationale à faire pression sur le régime du président syrien Bachar el-Assad pour faciliter le retour des réfugiés de son pays, demandant aux pays donateurs d'accroître leur aide au Liban.



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L’azuréen

Mais c’est humain que voulez vous que les syriens aillent faire en Syrie ? Plus de maison ( occupées par des membres d’une autre communauté ou des profiteurs de guerre ou exproprié sans indemnité) , plus de travail , pas d’argent , le service militaire pour devenir de la chair a canon . un régime qui ne fait absolument rien pour leur retour car sincèrement , ce n’est pas vraiment sa tasse de thé ....l’humanitaire .

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

YARET DEMAIN MATIN TOUS D,UN SEUL COUP ! MAIS IL SEMBLE QUE DE NOUVEAUX ROUNDS SE PREPARENT POUR LE MATCH SYRIEN...

Sarkis Serge Tateossian

Dans ce sens le président Aoun à parfaitement raison.

Sarkis Serge Tateossian

C'est toujours très difficile de parler des réfugiés, des humains comme si on parlait d'un simple problème administratif ou d'un objet que nous n'en voulons pas.

Je compatie et je suis attristé pour toutes ces populations malheureuses car le il ne peuvent pas être vraiment heureux loin de chez soi, vivotant dans le provisoire...

Mais hélas le Liban se trouve dans une situation très particuliere, dangereuse et unique au monde !

Supporter le poids d'un millions et demi de réfugiés par un pays qui compte 3 millions d'habitants (beaucoup sont partis hélas) équivaut à 30 millions de réfugiés pour la France ou 40 millions de réfugiés si on prend l'exemple de la Turquie pays qui a contribué au développement de cette guerre en Syrie en soutenant les djihadistes et terriristes de toutes sortes.

Vous imaginez la réelle situation du Liban ?

L'occident et surtout l'ONU doit comprendre ce fait.

BOSS QUI BOSSE

L'onu machin est tout simplement un instrument nuisible, au service de qui on sait tous.

Donnons nous les chances de régler ce problème entre nous, libano syriens, solidaires dans ce qui a fait notre malheur cad cet odieux COMPLOT occidentalo wahabite parti en lambeaux.

Et préparons ensemble l'après usa et consorts, avec nos propres moyens.

Des moyens certes limités MAIS qui ont fait LEURS preuves en tordant le cou à ces comploteurs .

Irene Said

Pourquoi répéter sans cesse dans toutes les directions que "...le Liban ne peut plus supporter le poids des réfugiés..." ?

L'ONU et surtout les pays concernés font tout ce qu'ils peuvent pour les garder chez nous...afin d'éviter de les voir débarquer chez eux !

Tous les sourires ONUsiens hypocrites et les visites multiples n'y changeront rien...pour le moment !

Nos responsables (qui après tout les ont laissés dès le début entrer sur notre territoire sans aucun contrôle ),
n'ont qu'à trouver d'autres solutions, en premier avec les dirigeants héroïques, leurs chers frères syriens...quitte à taper du poing sur la table !
Irène Saïd

Jack Gardner

C'est le but de Assad, les laisser au Liban, pour le détruire et semer encore la discorde.
Aoun and co. pensent qu'ils vont réussir a négocier avec le régime syrien pour le retour ! wake up

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