Rechercher
Rechercher

Économie - Finances

Salamé : La décision britannique contre le Hezbollah n’affectera pas les banques

Le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, lors du World Exchange Forum à Beyrouth, hier. Photo ANI

Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a affirmé hier, lors d’un entretien avec la chaîne LBCI à Beyrouth, que la décision du gouvernement britannique de désigner l’ensemble du Hezbollah – branches politique et armée – comme « terroriste » n’affecterait pas le secteur bancaire libanais. Le gouverneur s’exprimait en marge de la 14e édition du World Exchange Congress, organisée au Phoenicia et qui doit se poursuivre aujourd’hui.

Les déclarations de M. Salamé interviennent dans un contexte d’inquiétudes liées à la décision, en début de semaine, des autorités britanniques de « ne plus faire la distinction » entre l’aile militaire du Hezbollah, considérée par la communauté internationale comme terroriste, et son aile politique, invoquant « ses tentatives de déstabiliser la situation fragile au Proche-Orient ». En réaction, le président français Emmanuel Macron s’était empressé d’affirmer lundi que la France faisait toujours la distinction entre les deux branches du Hezbollah, considérant qu’il pouvait « échanger » avec la branche politique.


(Lire aussi : La décision de Londres serait l’un des fruits du sommet de Varsovie, selon le Hezbollah)

Appel d’offres en cours

La position de Londres vis-à-vis du Hezbollah rejoint celle d’Israël – avec qui le Liban est en guerre – et des États-Unis, qui ont adopté ces dernières années plusieurs mesures pour tenter de tarir les sources de financement du parti chiite, qu’ils qualifient d’organisation terroriste. En octobre dernier, le président américain Donald Trump a signé le Hezbollah International Financing Prevention Amendments Act of 2018 (Hifpaa 2018), un texte voté un an plus tôt par le Sénat américain pour renforcer les sanctions déjà en place. Interrogé par L’Orient-Le Jour, le gouverneur avait alors assuré que ces nouvelles mesures – qui ne visent pas directement le secteur bancaire – n’allaient pas affecter le pays qui est « en conformité ».

Sur un autre sujet, le gouverneur de la BDL a également indiqué dans son discours en inauguration du World Exchange Congress que l’appel d’offres lancé fin 2018 par l’Autorité des marchés de capitaux (AMC) pour sélectionner l’opérateur qui sera chargé de créer la nouvelle Bourse électronique « suit son cours », sans plus de détails. Contacté par L’Orient-Le Jour, Salim Saliba, membre du conseil d’AMC, a précisé que le délai pour le dépôt des dossiers avait été repoussé « de mars à avril » à la demande des candidats. « La Bourse pourrait être en principe opérationnelle six mois après la fin de l’appel d’offres », a-t-il ajouté.

L’AMC est une autorité indépendante créée par la loi n° 161 du 17 août 2011 afin de réguler et développer les marchés financiers au Liban. Le projet de Bourse électronique devait initialement accompagner le processus de privatisation de la Bourse de Beyrouth (BSE) – un autre chantier sans cesse reporté et qui reste suspendu à une décision du Conseil des ministres, comme l’a rappelé M. Salamé dans son discours. Imaginée à l’origine comme une plate-forme secondaire, il était prévu qu’elle fusionne avec la BSE, une fois que cette dernière sera privatisée. Face au retard dans la mise en œuvre de ce processus, l’AMC a finalement décidé de prendre les devants, la loi n° 161 lui accordant la compétence nécessaire pour le faire.




Lire aussi

Macron : La France fait "le distinguo" entre les branches politique et militaire du Hezbollah

Influence interne du Hezbollah : deux facteurs suscitent des inquiétudes, le décryptage de Scarlett Haddad

Le Hezbollah se pose en champion... mais sans embarrasser ses alliés

Nasrallah : Nous voulons plus que jamais trouver des solutions aux problèmes des Libanais

Le Hezbollah reste attaché à sa liberté d’action hors du giron de la légalité

Quelle politique de distanciation après les propos de Nasrallah ?


Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a affirmé hier, lors d’un entretien avec la chaîne LBCI à Beyrouth, que la décision du gouvernement britannique de désigner l’ensemble du Hezbollah – branches politique et armée – comme « terroriste » n’affecterait pas le secteur bancaire libanais. Le gouverneur s’exprimait en marge de la 14e édition du World...

commentaires (2)

En vérité, ça n'affectera rien du tout . Le j(avide) ( anglais) lol, a reçu son enveloppe , pour le job qu'il lui a été demandé de faire . Sinon "on" l'aurait " demissionné" .

FRIK-A-FRAK

09 h 48, le 27 février 2019

Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • En vérité, ça n'affectera rien du tout . Le j(avide) ( anglais) lol, a reçu son enveloppe , pour le job qu'il lui a été demandé de faire . Sinon "on" l'aurait " demissionné" .

    FRIK-A-FRAK

    09 h 48, le 27 février 2019

  • IL NOUS DIT TOUJOURS QUE RIEN N,AFFECTERA ET QUE TOUT EST DANS L,ORDRE. LA FOI Y MANQUE !

    LA LIBRE EXPRESSION. VERITES ! EQUITE !

    08 h 15, le 27 février 2019

Retour en haut