Le ministre des Travaux publics, Fayez Rassamny, en train de signer les documents relatifs à un premier appel d'offres lancé dans le cadre du projet de réhabilitation de la ligne de chemin de fer entre Tripoli et la Syrie, à Tripoli, le 15 mai 2026. Photo Ani
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Fayez Rassamny, a entériné vendredi, lors d'une visite au port de Tripoli, au Liban-Nord, une modeste, mais néanmoins officielle première étape vers la possible réhabilitation de la quarantaine de kilomètres de chemin de fer reliant le second port du pays au poste-frontière de Abboudiyé, en Syrie.
« Le ministre a notamment signé le cahier des charges pour un appel d'offres à travers lequel l'Office des chemins de fer et des transports en commun (OCFTC) va sélectionner un cabinet qui réalisera une étude de faisabilité du projet. En plus de le chiffrer, l'étude doit en mesurer l'impact économique, social et environnemental. Le tracé doit en plus tenir compte de l'aéroport de Qleyaate, actuellement utilisé par l'armée, mais qui doit être transformé pour accueillir des vols civils », selon Ziad Chaya, directeur général de l'OCFTC, que nous avons contacté. L'étude sera financée par le port de Tripoli, qui coopère avec l'Office sur ce projet depuis un protocole d'accord signé en début d'année.
Selon ses promoteurs, le projet fait partie des dossiers réactivés la semaine dernière au cours de la visite du Premier ministre Nawaf Salam à Damas. Il vise à renforcer la position du port de Tripoli en tant que hub de transport régional et à « offrir une alternative logistique compétitive », selon le communiqué du ministère qui a couvert la réunion au cours de laquelle le ministre a paraphé les « documents relatifs à l'appel d'offres pour le projet de modernisation et de conception » de cette ligne de chemin de fer, abandonnée depuis le début de la guerre civile (1975-1990).
Lors d'une conférence de presse suivant la signature, le ministre a ajouté que le Liban cherche, à travers ce projet, « à s'intégrer aux grands projets ferroviaires régionaux reliant la Syrie, la Turquie, la Jordanie et l'Arabie saoudite ». Il a également insisté sur le fait que « la sécurité est le pilier de tout investissement » et a souligné « les efforts de la présidence et du gouvernement pour stabiliser le pays et résoudre la crise des déplacés afin de favoriser le climat des affaires », au moment où Israël et le Liban entament des négociations directes pour instaurer un cessez-le-feu durable, mettant fin à la guerre intermittente qui fait rage entre l'armée israélienne et le Hezbollah depuis plusieurs années.
Selon Ziad Chaya, l'étude de faisabilité devrait être confiée à un prestataire d'ici un mois. Celui-ci aura six mois pour la finaliser et devra aussi rendre un cahier des charges prêt à être utilisé dans une seconde procédure qui visera à confier l'exécution des travaux. Pendant ce temps, une commission conjointe, notamment composée de M. Chaya et de son homologue syrien, préparera le lancement des travaux des deux côtés de la frontière, la Syrie devant également se préparer à réhabiliter le chemin de fer de son côté.
Dans son discours, le ministre a privilégié la piste du partenariat public-privé pour l'exécution du projet.
Les premiers rails au Liban ont été posés il ya plus de 130 ans avec l'inauguration, le 3 août 1895, d'une ligne entre Beyrouth et Damas. Pendant la guerre civile, l'essentiel du réseau libanais a progressivement disparu sous les constructions illégales qui ont été érigées sur ses voies.



LES RAILS ONT ETE VENDUS- A LA CASSE- depuis tres , tres , tres longtemps.Pourquoi ne pas construite des chateaux - comme en Espagne ?....Proposition :remettre en marche les locomatives se trouvant a la gare terminus Tripoli Imaginez quelle economie !
16 h 30, le 15 mai 2026