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À l’Université antonine, les étudiants se mettent au service de la société

ENTREPRENEURIAT

Jouets recyclés, mégots verts, dispositif de localisation des blessés de la route : le concours étudiant d’entrepreneuriat a récompensé quatre projets créatifs et innovants.

23/02/2019

Pour la 7e année consécutive, la faculté de gestion d’entreprise de l’Université antonine a organisé avec le soutien de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) son concours étudiant d’entrepreneuriat qui portait cette année sur le social. Parmi une soixantaine de projets, 13 ont été choisis afin de concourir face à un jury. Après un pitch de leurs plans d’affaires et la présentation de leurs prototypes, quatre équipes sont sorties gagnantes de la compétition, dans les catégories d’impact social, de concept innovant, de conscience environnementale et d’idée créative.

(Lire aussi : « Si on ne veut pas quitter le Liban, on ne peut pas rester les bras croisés »)


Des idées innovantes

Anthony Abboud est étudiant en dernière année de finance. Il fait partie de l’équipe gagnante dans la catégorie de l’idée la plus créative. « Il y a trois ans, nous avons perdu un ami dans un accident de voiture sur une route isolée, il n’y avait personne pour appeler les secours », raconte-t-il. D’où l’idée derrière le projet conçu par Anthony et ses coéquipiers Martin Mrad, Jean Jack Berberian et Alaa Soleh : Help Chip, un dispositif qui se déclencherait avec le système airbag, envoyant les coordonnées exactes du lieu de l’accident à la Croix-Rouge. « La créativité dans notre projet réside dans le fait qu’il est unique. Nous espérons présenter l’idée aux compagnies d’assurances ainsi qu’aux concessionnaires de voitures afin d’améliorer l’aide à tout conducteur dans le besoin », continue le jeune entrepreneur.

Charlotte Khawam, Jakalina Bou Delaa, Kevin Mouawad et Tony Iskandar ont, eux, raflé le prix dans le domaine de la conscience environnementale grâce à leur projet TY Toys, un diminutif de « To you toys », c’est à dire « un jouet pour toi ». « Nous vivons dans un environnement de crise, où un grand nombre d’enfants cherchent dans les poubelles des déchets colorés afin d’en faire des jouets. Nous avons donc décidé de collecter les jouets de familles qui n’en veulent plus, et de les revendre aux prix les plus bas », explique Charlotte Khawam, étudiante en banque et finance.

Green Butt a été désigné comme le concept le plus innovant. C’est l’idée de Majd el-Hajj, Ali Housine, Martin Sedrak et Mostafa Sleimen. Voulant trouver une solution aux mégots de cigarettes qui polluent les espaces verts, les quatre jeunes hommes ont créé un prototype de mégot biodégradable contenant des graines qui germent facilement et font pousser des plantes vertes. « Notre projet ne requiert aucun effort de la part du fumeur, ni de coût élevé. Nous proposons un mégot écologique aux compagnies de cigarettes afin de diminuer la pollution et d’augmenter les espaces verts », explique Majd el-Hajj

Le prix du projet à impact social, lui, revient à Lynn al-Akik, Yara Osta, Lea Nasrallah et Karim Maalouf, qui ont développé Re-Joy, une compagnie qui fabriquerait des jouets à base de déchets en plastique, en carton et en tissu. « Notre but est de sauver la nature tout en générant des sourires sur le visage des enfants », déclare Lynn al-Akik qui explique que « la création d’une entreprise commence par se rendre compte d’un problème, afin de réfléchir à des solutions potentielles. »

La création de ces projets a requis beaucoup de recherches. « Un sondage sur 78 personnes nous a permis de découvrir que 77 % d’entre elles seraient prêtes à payer pour un jouet recyclé afin de diminuer la crise des déchets », affirme l’un des membres du projet Re-Joy. Les concepteurs de Green Butt ont dû s’assurer de la sécurité sanitaire des graines utilisées dans leurs mégots. L’équipe de TY Toys a travaillé sur la réduction des coûts de base pour la vente de leurs jouets usés, et le prototype de Help Chip a été programmé avec l’aide d’ingénieurs spécialisés.

Avec 600 dollars gagnés grâce à cette compétition par groupe et des certificats de victoire, les jeunes lauréats se disent motivés pour présenter leurs projets aux grandes compagnies dès l’obtention de leurs diplômes.




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