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Le quotidien al-Moustakbal ne paraîtra plus en papier à partir de février

Presse libanaise

Le journaliste Georges Bkassini sera en charge de la transition totale vers le numérique, a indiqué le journal, qui évoque les "bouleversements que connaît la presse libanaise et internationale".

OLJ
10/01/2019

Le quotidien libanais al-Moustakbal, organe de presse du Courant du Futur du Premier ministre désigné, Saad Hariri, a annoncé jeudi qu'il cessera de paraître en version papier à partir du mois de février.

Dans un communiqué publié sur son site web, le journal explique que "face aux bouleversements que connaît la presse libanaise et internationale, et le recul constant des recettes publicitaires et de ventes au niveau du marché local, la direction d'al-Moustakbal a décidé de cesser la publication du journal en version papier à partir du 1er février 2019 et d'effectuer une transition totale vers un quotidien numérique". Le journaliste Georges Bkassini sera en charge de cette transition, a souligné le journal.

Al-Moustakbal, qui rappelle qu'il imprimait son journal papier depuis 20 ans, "promet d'offrir à ses lecteurs sur le site web le meilleur service journalistique, dans l'esprit national et arabe qui le marque depuis sa création, et d'accompagner les profonds changements qui touchent la presse dans le monde".



(Pour mémoire : Pages blanches d'an-Nahar : un sursaut contre la situation catastrophique du pays, affirme Nayla Tuéni)



La presse libanaise connaît une crise aiguë depuis de nombreux mois. Dernièrement, le prestigieux groupe de presse Dar as-Sayyad a fermé ses portes. Cette cessation d'activités n'est que la dernière d'une longue série de fermetures de quotidiens et de périodiques au cours des dernières années, sur fond de marasme économique. En juin, le prestigieux quotidien panarabe al-Hayat, fondé en 1946, avait fermé son bureau à Beyrouth. Il avait été précédé fin 2016 par le quotidien as-Safir, lancé en 1974 et qui avait accueilli dans ses colonnes les plus grands intellectuels arabes. D'autres quotidiens de renom, comme an-Nahar, ont procédé à des licenciements de masse ou à une suspension du paiement des salaires pour éviter le même sort.

Le 10 janvier 2018, d'anciens employés licenciés de la Future TV (qui est également affiliée au Premier ministre Saad Hariri) avaient d'ailleurs observé un sit-in devant les locaux de la chaîne pour réclamer le paiement de la somme qui leur est due depuis leur licenciement en avril 2017. La crise financière de la Future TV avait commencé il y a plusieurs années.


Fin 2018, le ministre sortant de l’Information, Melhem Riachi, avait discuté avec le président de la Chambre, Nabih Berry, de la situation des médias et des projets de lois qu’il a présentés à ce sujet. M. Riachi avait fait part à M. Berry de sa décision d’ouvrir la voie à une saisine directe par le Parlement des textes qu’il avait soumis au gouvernement et qui ont été bloqués pour des raisons inconnues. Selon M. Riachi, deux propositions de lois doivent être transmises à la Chambre des députés sous le chapitre de la législation de nécessité. M. Riachi avait mis en place un comité ad hoc qui doit assurer le suivi nécessaire sur ce plan auprès des trois pôles du pouvoir et des responsables concernés.



Pour mémoire

Crise de la presse : pourquoi Melhem Riachi se tourne vers le Parlement

Fermeture de Dar as-Sayyad : le président de la CGTL dénonce des licenciements abusifs

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Kelotamam

Bien triste nouvelle (encore)pour la presse libanaise ,
Qui sera le suivant ???

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

A CHAQUE FOIS QU,UN JOURNAL PAPIER FERME MON COEUR SE SERRE... LE NUMERIQUE N,EST PAS LA MEME CHOSE. DES MILLIERS DE CANAUX AUX NOMS DIVERS ET DE FAKE NEWS A LA PELLE !

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