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Carlos Ghosn fiévreux, les auditions suspendues

L'équipe de défense du Franco-Libano-Brésilien n'était pas disponible dans l'immédiat pour confirmer l'information.


Le PDG de Renault Carlos Ghosn est en garde à vue au Japon depuis son arrestation le 19 novembre 2018. REUTERS/Regis Duvignau/File Photo

Le Franco-Libano-Brésilien Carlos Ghosn, en garde à vue au Japon depuis son arrestation le 19 novembre, souffre d'une forte fièvre depuis mercredi soir et ses auditions ont dû être suspendues jeudi, ont rapporté des médias japonais, citant ses avocats.

Le médecin a estimé qu'il avait "besoin de repos", selon le quotidien économique Nikkei. Les agences de presse Jiji et Kyodo ont fait état d'informations similaires. "Il n'est pas en mesure d'être interrogé (par les procureurs) ni de rencontrer ses avocats et visiteurs (les représentants du corps diplomatique de France, du Liban et du Brésil, ses trois pays)", a ajouté le Nikkei. Son équipe de défense n'était pas disponible dans l'immédiat pour confirmer l'information.

Le magnat de l'automobile de 64 ans, limogé de Nissan et de Mitsubishi Motors mais officiellement toujours à la tête de Renault, a fait sa première comparution devant la justice mardi, plaidant fermement son innocence au cours d'une audience exceptionnelle destinée à clarifier les motifs de sa détention. Il était apparu amaigri et toussait légèrement mais semblait en bonne forme. S'exprimant d'une voix claire et forte, il avait réfuté point par point les accusations du parquet, avant de conclure: "Je suis faussement accusé et détenu de manière injuste".


(Lire aussi : Carlos Ghosn : ce dont il est accusé, ce qu'il répond)


Ses avocats avaient déposé dans la foulée une requête pour suspendre sa garde à vue avant l'échéance, mais elle a été rejetée mercredi par le tribunal de Tokyo. La veille, le juge présidant la séance avait invoqué le risque de fuite et d'altération des preuves. L'équipe de défense de Carlos Ghosn a fait appel, mais a là encore essuyé un revers jeudi.

Le PDG de Renault a été mis en examen le 10 décembre pour dissimulation de revenus aux autorités boursières. Il est en outre accusé d'abus de confiance, et pourrait être inculpé pour ce motif vendredi, date à laquelle prend fin sa garde à vue.

Le dirigeant, qui a déjà passé plus de 50 jours en prison à Tokyo, ne sera pas libéré automatiquement à l'issue de sa garde à vue. Il est en effet sous le coup d'une détention provisoire liée à sa mise en examen du 10 décembre. De l'avis même de son avocat Motonari Otsuru, il risque de rester enfermé jusqu'à la tenue de son procès qui ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois.



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Le Franco-Libano-Brésilien Carlos Ghosn, en garde à vue au Japon depuis son arrestation le 19 novembre, souffre d'une forte fièvre depuis mercredi soir et ses auditions ont dû être suspendues jeudi, ont rapporté des médias japonais, citant ses avocats.

Le médecin a estimé qu'il avait "besoin de repos", selon le quotidien économique Nikkei. Les agences de presse Jiji et...

commentaires (7)

Un cosmopolite dont personne veut prendre le parti, même s'il a été un brillant capitaine qui sauva ce navire international.

DAMMOUS Hanna

20 h 17, le 10 janvier 2019

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Commentaires (7)

  • Un cosmopolite dont personne veut prendre le parti, même s'il a été un brillant capitaine qui sauva ce navire international.

    DAMMOUS Hanna

    20 h 17, le 10 janvier 2019

  • Acharnement? Le coût "d'avoir blessé la fierté des japonais" ...en portant secours à leurs constructeurs? Se méfier des "amis susceptibles"!!!

    Chammas frederico

    17 h 24, le 10 janvier 2019

  • Je suis révolté comme tout bon libanais qui ne peut pas accepter de voir brûler une de ces icônes , exemple à suivre pour toute les générations à venir , sans toutefois en faire un saint idéal, homme parfait et sans reproche . Ce qui m'interpelle surtout , c'est comment peut on condamner cette action barbare des japonais , qui sont pris en exemple par les occidentaux , et qui le sont à bien des égards , et ne pas manifester une méfiance quant à leur probité intellectuelle et morale quand il s'agit de descendre un Homme à qui ils doivent tout , de cette façon aussi révoltante . Allons au fond des choses les gars , l'occident et ses appendices ne nous feront et de toute façon ne nous ont jamais fait de cadeaux quand il s'agissait de considérer ses intérêts en priorité . HKS , Hassan Kamal Sabbagh , vous connaissez ? Assassiné aux usa alors qu'il avait fait des travaux sur lesquels les américains profitent jusqu'aujourd'hui . Nous somme frappés d'un angélisme incroyable à croire que se soumettre aux occidentaux ne pourrait être que bénéfique pour nous . FAISONS VALOIR DIGNEMENT CE QU'ON VAUT , AVANT TOUT PAR NOS PROPRES MOYENS . ELOIGNONS NOUS DU CHANT DES SIRENES .

    FRIK-A-FRAK

    16 h 33, le 10 janvier 2019

  • PAUVRE TYPE VICTIME DE LA REVANCHE DE L,ECHEC CONTRE LE SUCCES...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 17, le 10 janvier 2019

  • Depuis qu'il était ministre de l'économie, Le Président Macron n'aime pas trop M. Ghosn, qui ne voulait pas que l’Etat français ait plus de pouvoir dans l'alliance. Justement pour ne pas défavoriser Nissan. Et voilà le résultat. La France ne bougera pas le petit doigt pour le libérer, voire même, elle encouragerait le Japon pour le garder à l'ombre.

    MGMTR

    12 h 12, le 10 janvier 2019

  • Le traitement barbare et d'un autre siècle auquel est soumis Monsieur Carlos Ghosn est intolérable. Non seulement la France, mais tous les pays dits civilisés devraient unanimement dénoncer très fermement cette attitude revancharde, haineuse et indigne des autorités Nippones et marteler qu'on est innocent tant que la culpabilité n'est pas établie.

    Paul-René Safa

    12 h 04, le 10 janvier 2019

  • L’inertie de la diplomatie francaise pour defendre un de ses plus valeureux resortissants devant ce coup monte juridico politique est deplorable. Carlos Ghosn serait il devenu soudain uniquement libanais aux yeux de Ceux pour qui il avait sauve de la debacle economique le fleuron de leur industrie automobile ?

    Cadige William

    10 h 49, le 10 janvier 2019