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Diplomatie

Le soutien de l'UE face aux sanctions américaines, une "victoire" pour l'Iran selon Rohani

Le président iranien a assuré que son pays avait des réserves suffisantes en biens de première nécessité et en devises pour affronter la tempête.

Le président iranien Hassan Rouhani, au Parlement iranien à Téhéran, le 27 octobre 2018. Photo AFP

Le président iranien Hassan Rohani a affirmé samedi que les divisions entre Américains et Européens au sujet des nouvelles sanctions imposées par Washington à son pays étaient une "rare victoire historique" pour la République islamique. M. Rohani a tenu ces propos au Parlement quelques heures avant un vote de confiance qui a été accordé à quatre nouveaux ministres qu'il avait récemment nommés.

Les États-Unis se sont retirés en mai de l'accord international sur le nucléaire iranien et ont rétabli une première série de sanctions contre Téhéran en août. Une deuxième vague doit suivre le 5 novembre. Les pays de l'Union européenne, ainsi que les Chinois et les Russes, ont dit vouloir préserver l'accord de Vienne conclu en 2015 et travailler avec l'Iran pour lui permettre de bénéficier de ses retombées économiques.

"Si, il y a un an, nous avions parié que (...) l'Europe se tiendrait aux côtés de l'Iran contre les États-Unis, la grande majorité d'entre nous (...) aurait considéré cela comme de l'optimisme pur", a indiqué M. Rohani devant le Parlement iranien. "La victoire politique de l'Iran au cours des derniers mois est une rare victoire historique", a-t-il ajouté, dans un discours retransmis à la télévision.

M. Rohani et son cabinet font l'objet d'une pression accrue de députés leur reprochant leur gestion de la crise économique que traverse la République islamique. "Nous sommes tous conscients que le peuple souffre et est sous pression. La vie des gens (...) est très difficile", a-t-il déclaré.

M. Rohani a toutefois assuré que l'Iran avait des réserves suffisantes en biens de première nécessité et en devises pour affronter la tempête, après que le rial iranien s'est effondré face au dollar et à l'approche des nouvelles sanctions touchant le secteur pétrolier.

"Nous ne pouvons pas dire à notre peuple qu'à cause de la pression américaine nous ne pouvons rien faire. Cette réponse est inacceptable. Nous ne pouvons pas (lui) dire que parce que nous rencontrons des difficultés à vendre notre pétrole, nous sommes incapables de gérer le pays", a-t-il dit.

Après l'allocution du président, les députés ont auditionné en séance plénière quatre nouveaux ministres: Farhad Dejpassand, nommé au portefeuille de l'Économie, Mohammad Eslami, aux Transports, Réza Rahmani à l'Industrie, et Mohammad Chariatmadari au Travail. Les précédents ministres de l'Economie et du Travail avaient été limogés en août après un vote de défiance des députés. La démission de ceux de l'Industrie et des Transports avait été approuvée le 20 octobre par M. Rohani. M. Chariatmadari, qui était à l'Industrie, avait démissionné en vue de pouvoir être représenté par le président à un nouveau poste.


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commentaires (4)

ce serait vali fakih OU l'UE qui gagnerait , sur qui parierions nous ?

gaby sioufi

13 h 36, le 29 octobre 2018

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Commentaires (4)

  • ce serait vali fakih OU l'UE qui gagnerait , sur qui parierions nous ?

    gaby sioufi

    13 h 36, le 29 octobre 2018

  • Un pshitt ! des sanctions ? lol. Au fait la Corée du Nord a dénucléarisé la peninsule ou pas encore ? hahahahahaha... pourtant les sanctions étaient insurmontables hahahahaha.....

    FRIK-A-FRAK

    12 h 29, le 28 octobre 2018

  • Cette affirmation n'est pas sans rappeler certains qui se sont fait botter le popotin tout en brandissant le "V" de la victoire. Pathétique.

    Remy Martin

    10 h 10, le 28 octobre 2018

  • IL VA ETRE DESILLUSIONNE CAR LES SANCTIONS SERONT SUIVIES A 90 PCT AU MOINS...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    07 h 01, le 28 octobre 2018